Cinq infos dans le rétro: Acte 6 des «gilets jaunes», tsunami en Indonésie et Lafarge en Syrie...

ACTU Ce qu'il ne fallait pas rater dans l'actualité de ces dernières 48 heures...

L.C. avec AFP

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Un secouriste sur le site de Carita, en Indonésie, frappé le 23 décembre 2018 par un tsunami.
Un secouriste sur le site de Carita, en Indonésie, frappé le 23 décembre 2018 par un tsunami. — Fauzy Chaniago/AP/SIPA

Nous espérons que vous passez un bon week-end avant Noël. Si vous étiez occupés par les préparatifs du réveillon et que vous avez coupé l’actu, voici quelques infos de ces dernières 48 heures.

1. Près de 39.000 manifestants pour l’acte 6 des « gilets jaunes »

Défilés épars, poursuite de barrages routiers et blocages aux frontières… L’acte 6 des « gilets jaunes » a rassemblé samedi plusieurs dizaines de milliers de manifestants à travers le pays. En début de soirée, vers 18 heures, le ministère de l’Intérieur dénombrait 38.600 manifestants à travers le pays, contre 66.000 samedi dernier à la même heure.

20 Minutes fait le point sur cette nouvelle journée de mobilisation, à trois jours de Noël, qui s’est déroulée dans un climat plus ou moins tendu. Éric Drouet, l’un des initiateurs du mouvement, a été interpellé samedi à Paris. Il sera jugé le 5 juin prochain, a-t-on appris ce dimanche de sources concordantes.

Au lendemain de ces manifestations, l’exécutif a affiché sa fermeté, insistant sur les quelques débordements. Emmanuel Macron a appelé au rétablissement de « l’ordre » et son Premier ministre Édouard Philippe a condamné une « violence inouïe » et des « gestes antisémites ».

2. L’Indonésie frappée par un tsunami

Plus de 220 personnes ont été tuées et plusieurs centaines blessées en Indonésie, selon un bilan provisoire. Un tsunami provoqué par une éruption volcanique a déferlé sur les plages du détroit indonésien de la Sonde samedi. Les autorités en disant craindre un bilan encore plus lourd.

Des centaines de bâtiments ont été emportés par les vagues, surgies après l’éruption du volcan connu comme « l’enfant » du légendaire Krakatoa, l’Anak Krakatoa, selon Sutopo Purwo Nugroho, le porte-parole de l’agence nationale de gestion des catastrophes.

La Fédération internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge a estimé que ces « puissantes vagues » avaient atteint entre 30 et 90 centimètres de haut.

3. Les renseignements français et le scandale Lafarge en Syrie

Les services secrets français sont-ils coresponsables du maintien de Lafarge en Syrie au prix du financement de groupes djihadistes jusqu’en 2014 ? Face à la justice, un officier des renseignements a avoué une collecte d’information « opportuniste » et « cynique », mais assuré n’avoir donné « aucune consigne ».

Pour rappel, le cimentier français Lafarge a été mis en examen en juin 2018 pour « financement d’une entreprise terroriste » et « complicité de crimes contre l’humanité », soupçonné d’avoir déboursé près de 13 millions d’euros entre 2011 et 2015 auprès d’intermédiaires et de groupes armés, dont l’organisation terroriste Etat islamique, pour maintenir la production dans son usine de Jalabiya alors que le pays s’enfonçait dans la guerre.

4. Une vidéo d’allégeance au groupe EI retrouvée chez Chérif Chekatt

Une vidéo d’allégeance au groupe djihadiste Etat islamique (EI) a été retrouvée sur une clé USB appartenant à Cherif Chekatt, l’auteur de l’attentat du 11 décembre sur le marché de Noël de Strasbourg, a-t-on appris samedi de source judiciaire, confirmant une information de l’hebdomadaire Marianne.

L’attentat a fait cinq morts et dix blessés. Il avait été revendiqué par l’organe de propagande du groupe djihadiste EI quelques minutes après la mort, sous les tirs de riposte de policiers et après 48h de traque, de ce délinquant multirécidiviste de 29 ans, fiché S pour sa radicalisation islamiste.

Chérif Chekatt a été inhumé tôt samedi matin à Strasbourg, « dans un strict anonymat », a indiqué la mairie sans préciser où le tueur avait été enterré.

5. Aux Etats-Unis, le « shutdown » prolongé au-delà de Noël

Les sénateurs américains ont suspendu samedi les discussions sur un compromis budgétaire qui mettrait fin à la fermeture partielle des administrations fédérales, reconnaissant l’échec des tractations sur le financement d’un mur à la frontière mexicaine voulu par Donald Trump qui sont reportées au-delà de Noël.

Faute de financement du Congrès, de nombreux ministères et agences gouvernementales ont fermé leurs portes samedi matin, laissant environ 800.000 fonctionnaires en congé sans solde ou, pour les services jugés essentiels, forcés de travailler sans être payés alors que la période des fêtes bat son plein. La Chambre des représentants et le Sénat ont tenu des sessions samedi mais ont ajourné leurs débats, en l’absence d’accord. Le chef de la majorité sénatoriale Mitch McConnell, après avoir annoncé que le Sénat se réunirait de nouveau le 27 décembre, s’est dit « heureux que des discussions productives se poursuivent ».