«Gilets jaunes»: Des citoyens seront tirés au sort pour contribuer au «grand débat», annonce Edouard Philippe

CONCERTATION « L’idée c’est de faire en sorte que les Français qui ne sont pas forcément les plus impliqués dans la vie et le débat public puissent donner leur avis sur le débat et sur les propositions », a-t-il expliqué...

20 Minutes avec AFP

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Le Premier ministre, Edouard Philippe, à l'Assemblée nationale à Paris, le 5 décembre 2018.
Le Premier ministre, Edouard Philippe, à l'Assemblée nationale à Paris, le 5 décembre 2018. — CHAMUSSY/SIPA

Lors du « grand débat » national, organisé en janvier et février prochain, à la suite du mouvement des « gilets jaunes », des « conférences » d’une centaine de citoyens tirés au sort seront associées aux discussions, a confirmé Edouard Philippe, le Premier ministre, ce vendredi.

« Afin d’être innovant, nous avons aussi pensé qu’il était sage de procéder à la désignation de conférences qui, dans chacune des régions, pourront réunir une centaine de citoyens français tirés au sort, tirés au hasard », a expliqué le chef du gouvernement au cours d’une réunion avec des maires ruraux et quelques « gilets jaunes » à Saint-Yrieix-la-Perche (Haute-Vienne).

Des débats ouverts à tous et à de nombreux « gilets jaunes »

Ces conférences de citoyens tirés au sort « seront amenées à discuter des résultats de ce débat et de participer d’une certaine façon à ces débats », a expliqué le chef du gouvernement. « L’idée c’est de faire en sorte que les Français qui ne sont pas forcément les plus impliqués dans la vie et le débat public puissent donner leur avis sur le débat et sur les propositions », a-t-il vanté.

Le « grand débat », dont les formes se veulent multiples et diverses un peu partout sur le territoire, doit formellement débuter mi-janvier jusqu’au 1er mars. Il est ouvert à tous et doit associer de nombreux « gilets jaunes ».

La synthèse des débats transformée en « mesures concrètes »

Les maires volontaires « vont avoir une place éminente » car « ils sont les élus les plus au contact de nos concitoyens », a confirmé Edouard Philippe vendredi, dans ce débat dont l’organisation a été confiée à la Commission nationale du débat public (CNDP), une autorité indépendante présidée par l’ancienne secrétaire d’Etat à l’Écologie Chantal Jouanno.

Les remontées des divers débats doivent ensuite faire l’objet de synthèses. Le gouvernement s’est déjà engagé à ce qu’elles se traduisent par des « mesures concrètes », en plus des mesures d’urgence déjà annoncées par l’exécutif.