L'Intérieur et les syndicats trouvent un accord sur la revalorisation salariale des policiers

REVENDICATIONS Les policiers percevront une augmentation de 120 à 150 euros sur leur salaire, ont indiqué les syndicats à la sortie de la réunion...

20 Minutes avec AFP

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Christophe Castaner, le 19 décembre 2018 à l'Elysée.
Christophe Castaner, le 19 décembre 2018 à l'Elysée. — LUDOVIC MARIN / AFP

Ils sont tombés d’accord au terme de plusieurs heures de négociations. Le ministre de l’intérieur Christophe Castaner et les trois principaux syndicats de policiers ont conclu un accord de revalorisation salariale, après une journée de contestation au sein des forces de l’ordre.

Les négociations à Beauvau avaient été suspendues mardi et se sont achevées tard dans la soirée de mercredi. « On vient de signer un accord avec le ministre de l’Intérieur, un accord qui porte sur la revalorisation du salaire des gradés et des gardiens de la paix et sur l’ouverture, derrière, d’un protocole de réorganisation de la police nationale », a déclaré le secrétaire général d’Unité-SGP Police, Yves Lefebvre, à l’issue de ce marathon de négociations.

Jusqu’à 150 euros d’augmentation pour les hauts gradés

Selon le syndicat, l’augmentation des salaires sera graduelle à partir de janvier et devrait aboutir au bout d’un an à une hausse en moyenne de 120 euros net par mois pour les gardiens de la paix et pouvant aller jusqu’à 150 euros pour les plus hauts gradés. Cet accord intervient au terme d’une journée de protestation des policiers qui ont mené des actions symboliques dans plusieurs villes pour réclamer plus de moyens après leur mobilisation en masse face aux « gilets jaunes ». Le chantier du paiement des millions d’heures supplémentaires en retard sera quant à lui examiné à partir de janvier.

« C’est ce qu’on voulait, on voulait une amélioration immédiate du pouvoir d’achat », a ajouté Yves Lefebvre. La prime exceptionnelle proposée par le gouvernement voit, elle, son périmètre réduit et ne sera ainsi plus versée qu’aux personnels techniques, scientifiques et administratifs et aux employés de préfecture mobilisés par la crise des « gilets jaunes », a ajouté le syndicaliste. « C’est la reconnaissance de l’Etat, c’est la reconnaissance matérielle que nous avions exigée », a affirmé pour sa part son homologue du syndicat Alliance, Jean-Claude Delage, évoquant une avancée « conséquente ».