«Gilets jaunes»: Il faut «un vote des Français» à l'issue du Grand débat national, estime la présidente d'Occitanie

POULS Carole Delga (PS), la présidente de la Région Occitanie craint que le Grand débat national vire au « simulacre ». Elle propose qu’il soit plus long et fasse l’objet d’un vote…

H.M.

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Carole Delga, la présidente socialiste de la Région Occitanie
Carole Delga, la présidente socialiste de la Région Occitanie — A. Robert - Sipa

A peine esquissés par l’exécutif, les contours du Grand débat national qui s’amorce après la fronde des «gilets jaunes » font craindre le pire à la présidente de la Région Occitanie. Carole Delga redoute qu’il vire au « simple exutoire ».

« Ce serait une faute grave de la part du gouvernement et du Président de la République de mettre en place une organisation qui, au final, laisserait à penser que tout cela était un simulacre de démocratie », tacle l’élue socialiste.

« Mesures concrètes »

Mais elle se veut aussi constructive et distille quelques conseils. En appelant notamment « à une procédure plus longue », placé sous le contrôle « d’une autorité indépendante » qui garantirait « une organisation transparente, avec une première phase permettant (…) l’échange, l’écoute, puis une autre phase de co-élaboration de mesures concrètes ».

En s’appuyant sur l’exemple de la plateforme citoyenne qu’elle a instaurée en Occitanie et des débats menés sur le Rail ou l’Alimentation, l’ancienne ministre préconise aussi et surtout que les mesures finales débouchent « sur un vote des Français ».

De quoi alimenter le débat des prochains jours.