«Gilets jaunes»: 93 points de blocage «dégagés» mardi, 170 depuis samedi

MOBILISATION Ces opérations se déroulent « dans le dialogue [...]. Parfois, les forces de l’ordre interviennent quand on n’arrive pas à obtenir un dégagement par la discussion », a dit le secrétaire d’Etat à l’Intérieur Laurent Nuñez...

20 Minutes avec AFP
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Des — THIERRY ZOCCOLAN / AFP

Environ 170 points occupés par des « gilets jaunes » ont été « dégagés » depuis samedi dans toute la France, dont 93 lors de la journée de mardi, a annoncé ce mercredi le secrétaire d’Etat à l’Intérieur Laurent Nuñez, pour qui la mobilisation est « en décroissance ».

« Hier (mardi), c’était 4.000 personnes qui étaient présentes sur les points de blocage, (…) il y a une semaine on avait encore 10.000 personnes, donc le mouvement va en décroissant », a-t-il déclaré sur RMC.

70 points de blocage dégagés depuis samedi

Samedi dernier a été le cinquième samedi consécutif de mobilisation des « gilets jaunes » contre les taxes, pour plus de pouvoir d’achat et pour un référendum d’initiative citoyenne. Cet acte 5 a été marqué par un reflux du nombre de manifestants à Paris et en province.

Selon Laurent Nuñez, « depuis samedi, près de 170 points (de blocage) ont été dégagés et, ne serait-ce que pour la journée d’hier, ce sont 93 points qui ont été dégagés ».

Ces opérations se déroulent « dans le dialogue, la discussion, le plus souvent sans aucun incident. Parfois, les forces de l’ordre interviennent quand on n’arrive pas à obtenir un dégagement par la discussion », a-t-il dit.

Des évacuations qui vont se poursuivre

Le réseau autoroutier a été touché par de nombreuses occupations et dégradations depuis le début du mouvement des « gilets jaunes ».

Lundi, le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner avait affirmé que les évacuations des ronds-points et axes routiers bloqués dans le cadre du mouvement allaient « se poursuivre », ajoutant que cette mobilisation devait désormais cesser.

Depuis le début du mouvement, il y a eu « huit morts », avait-il souligné : « Ca suffit, pour la sécurité des "gilets jaunes", de nos concitoyens, pour la sécurité de nos forces de l’ordre (…). On ne peut pas continuer à paralyser l’économie française, paralyser le commerce dans nos villages, dans nos villes ».