Réfugiés: Un programme pilote d'intégration étendu à 3.000 nouvelles personnes d'ici 2020

IMMIGRATION Ce programme de huit mois associant logement, formation linguistique et certification professionnelle dans des secteurs en tension a déjà bénéficié à 1.500 réfugiés... 

Manon Aublanc

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Laurent Nunez, le préfet de police.
Laurent Nunez, le préfet de police. — BERTRAND LANGLOIS

Près de 3.000 nouveaux réfugiés pourront bénéficier, d’ici 2020, du programme-pilote « Hope », associant formation professionnelle et logement, a annoncé  le secrétaire d'Etat à l'Intérieur Laurent Nuñez, ce mardi, ajoutant cette intégration restait une priorité gouvernementale.

En 2019, les budgets consacrés à l'intégration « augmenteront de 46%, avec plus 89 millions d'euros », a indiqué Laurent Nuñez lundi soir, lors d’une cérémonie de remise des diplômes à la première cohorte de réfugiés du programme Hope par le footballeur Alphonse Areola, parrain de la promotion. « Dans le contexte budgétaire contraint que nous connaissons, c’est dire l’effort prioritaire qui est consacré à l’intégration », a-t-il ajouté.

Un taux d’accès à l’emploi de 68 %

Plus de 24 millions d’euros supplémentaires seront notamment consacrés aux actions ciblant les réfugiés du type de Hope (Hébergement, orientation, parcours vers l’emploi). Lancé en 2017, ce programme de huit mois associant logement, formation linguistique et certification professionnelle dans des secteurs en tension a depuis bénéficié à 1.500 réfugiés. Voyant dans ce programme « l’une des actions les plus exemplaires de la politique d’intégration », Laurent Nuñez a indiqué que « 1.500 réfugiés seront intégrés en 2019, puis à nouveau 1.500 en 2020 ».

Ce programme affichant un taux de 68 % d’accès à l’emploi est « gagnant-gagnant » puisqu’il permet aux entreprises de recruter sur des métiers en tension, mais il permet aussi « de parler différemment de l’intégration », a ajouté le ministre. « Ce n’est pas une aide qui est apportée, mais plutôt la reconnaissance que les réfugiés ont des compétences, qu’ils souhaitent travailler, qu’ils ont des profils qui peuvent intéresser des entreprises », et au bout du compte « que les réfugiés sont un atout pour l’économie de la France et qu’ils ne veulent rien d’autre que s’intégrer durablement », a-t-il assuré.