Des primes exceptionnelles pour les 100.000 salariés de la SNCF en décembre

ANNONCE Les primes sont comprises entre 200 et 400 euros, calculées en fonction des revenus du salariés...

20 Minutes avec AFP

— 

Un TGV dans le hall de la gare de Lyon (image d'illustration).
Un TGV dans le hall de la gare de Lyon (image d'illustration). — A. GELEBART / 20 MINUTES

Les 100.000 salariés de la SNCF vont recevoir une prime exceptionnelle « dès le bulletin de paie de décembre », a annoncé ce lundi le PDG de l’entreprise Guillaume Pepy sur Radio Classique.

« On va jouer le jeu de cette mobilisation nationale pour le pouvoir d’achat, puisque dès le bulletin de paie de décembre, les salariés les plus modestes vont recevoir une prime de fin d’année supplémentaire », a affirmé le patron de la SNCF. « Elle est de 400 euros pour tous les salariés qui touchent jusqu’à 1,5 fois le Smic », a-t-il ajouté. Les salariés touchant entre 1,5 et 2 Smic recevront pour leur part 200 euros.

La prime d’activité augmentée

La prime sera « défiscalisée » et concernera « presque 100.000 salariés de la SNCF », d’après Guillaume Pepy. La mesure devrait coûter « 30 millions d’euros pour l’année 2018 » à une entreprise qui aura selon son PDG « un résultat positif à la fin de l’année ». Outre cette prime, les salariés bénéficieront d’exonérations de cotisations sociales sur les heures supplémentaires. Les salariés dont la rémunération est proche du Smic verront également leur prime d'activité augmenter.

Lors des dernières négociations annuelles obligatoires au sein de l’entreprise publique, en juillet, aucune augmentation générale des salaires n’était intervenue. Seules certaines hausses de rémunération ciblées avaient été actées en marge de cette quatrième stagnation consécutive des salaires.

Interrogé sur le coût pour la SNCF du mouvement des «gilets jaunes», Guillaume Pepy l’a estimé à « sans doute plusieurs dizaines de millions [d’euros], surtout parce que beaucoup de personnes en région qui viennent d’habitude à Noël à Paris ont renoncé ». « Les quatre samedis (24 novembre, 1er décembre, 8 décembre, 15 décembre), le trafic vers la région capitale a baissé de 7 %, ça va représenter une baisse de chiffre d’affaires importante ». Le PDG de la SNCF a cependant assuré qu’il n’y aurait « aucune augmentation des tarifs du train en France » en 2019.