VIDEO. Nantes: Attelage, ménage, et «amour fou», Emilie partage sa vie avec dix huskies

ANIMAUX A 28 ans, Emilie vient de lancer Ehawee's Dream, son entreprise d’initiation aux sports canins près de Nantes...

Julie Urbach

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Emilie vit à Couëron avec ses 10 chiens
Emilie vit à Couëron avec ses 10 chiens — J. Urbach/ 20 Minutes
  • Emilie habite à Couëron, près de Nantes, avec sa meute d'une dizaine de huskies.
  • Des chiens «qui ont besoin d’être stimulés et de se dépenser pour ne pas s’ennuyer», et qui «apportent beaucoup de joie», selon leur maîtresse.

Il y a Eleven et Naoki sur le canapé, Tekoa qui dort sur le tapis, les deux bébés Boo et Boreale qui jouent dans le jardin… A Couëron près de Nantes, la maison d’Emilie est remplie de huskies. Cette jeune femme de 28 ans, qui vient de lancer Ehawee’s Dream, son entreprise d’initiation aux sports canins, voue une véritable passion pour ces chiens de traîneau. A tel point qu’en trois ans, elle en a déjà adopté une dizaine de types différents (certains à la SPA), et est prête à agrandir encore sa meute.

Mise à part quand elle travaille en tant que serveuse, le soir, Emilie passe un maximum de son temps avec ses chiens. Le matin, tout ce petit monde se dégourdit les pattes dans le (pas si grand) jardin avant de partir en attelage. Pas sur en montagne, évidemment, mais en forêt ou dans les marais, à l’aide d’une trottinette ou d’un quad, à tracter. « Les huskies ont besoin d’être stimulés et de se dépenser pour ne pas s’ennuyer, explique Emilie. On fait une dizaine de kilomètres par jour, à une vitesse de 15 à 25 km/h. Sept jours sur sept, parfois très tôt le matin, mais jamais s’il fait plus de 15 degrés ».

Des chiens très reconnaissants

Car vivre avec des huskies nécessite de bien connaître ces animaux, décrits souvent comme des chiens qui n’en font qu’à leur tête. « Je suis très autoritaire avec eux et je mets des règles, comme le fait de manger doucement, ou de reconnaître le "assis" et le "stop". Mes chiens chefs de meute sont très obéissants, et recadrent eux-mêmes les plus jeunes, indique Emilie qui a eu le déclic après avoir vu le film Antartica. Mes proches me disaient que j’allais me faire déborder, mais en fait c’est l’amour fou lorsqu’on s’y investit à fond. Ce sont des chiens très reconnaissants, qui apportent beaucoup de joie et avec qui on entretient une relation fusionnelle. »

Même si les toutous dorment ensuite une bonne partie de la journée, les avoir sous son toit n’est pas de tout repos. Pour un trimestre, c’est 200kg de croquettes mais aussi un paquet d’heures consacrées au ménage et aux lessives. « Il faut les brosser très régulièrement et surtout quand ils muent, deux fois par an, explique Alison, une amie d’Emilie qui entretient la même passion. Sans compter les massages des pattes et l’application du baume sur les coussinets, pour les protéger du goudron. Ils sont traités comme des sportifs de haut niveau ! »

Emilie habite Couëron, près de Nantes, avec ses 10 chiens
Emilie habite Couëron, près de Nantes, avec ses 10 chiens - J. Urbach/ 20 Minutes

Une nouvelle vie

Il y a trois ans, rien ne prédestinait Emilie qui était banquière à Paris (et pas une grande sportive) à devenir « musher », comme elle se présente aujourd’hui. La jeune femme, qui a décidé de tout plaquer pour rentrer chez elle à Nantes, assure que les chiens ont « changé sa vie ». « J’ai grandi dans une famille bourgeoise et je me retrouve tous les jours dans la boue et j’adore ça, sourit leur maîtresse, qui a d’abord monté une pension canine. Je veux aussi prouver aux gens, et notamment à ceux qui abandonnent leurs animaux, qu’il est possible de vivre normalement, de partir en vacances, même avec autant de chiens. »

Il y a peu de temps, la Couëronnaise s’est rendue en Laponie en camion, avec ses animaux et son traîneau. Si sa « passion dévorante » continue sur cette lancée, elle n’exclut pas de déménager à la neige, pour eux, un jour.