«Gilets jaunes» à Saint Etienne: Une cinquantaine d'interpellations en marge de la manifestation

MOBILISATION DES GILETS JAUNES Après un défilé dans le calme samedi à Saint-Etienne, des face-à-face avec les forces de l’ordre ont éclaté en fin de manifestation des « gilets jaunes »…

Elisa Frisullo

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La mobilisation des "gilets jaunes"reste importante à Saint-Etienne, dans la Loire. Illustration.
La mobilisation des "gilets jaunes"reste importante à Saint-Etienne, dans la Loire. Illustration. — AFP

Une mobilisation qui ne faiblit pas et de nouvelles scènes d’affrontements. Entre 1.500 et 2.000 personnes ont participé samedi après-midi  à Saint-Etienne, dans la Loire, à la manifestation des «gilets jaunes». Le défilé a traversé les quartiers de la ville dans le calme, réunissant de nombreux protestataires déçus et insatisfaits des annonces faites par Emmanuel Macron.

Très mobilisés depuis le début du mouvement, les Stéphanois, encadrés par de nombreuses forces de l’ordre, ont été stoppés à leur arrivée aux abords de la place Carnot. Pour éviter l’entrée du cortège dans le centre-ville et empêcher que les scènes d’émeutes de la semaine dernière ne se reproduisent, les forces de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogène.

Retrouvez notre dossier sur la mobilisation des «gilets jaunes»

Trente-neuf personnes toujours en garde à vue

Des tensions ont alors éclaté avec certains manifestants, de violents face-à-face les opposant à certains moments avec les policiers, jusqu’à ce que le cortège s’éparpille et que le calme revienne aux environs de 19h30.

Au total, une cinquantaine de personnes ont été interpellées en marge de la manifestation. Alors que samedi soir, le maire LR de Saint-Etienne s’est dit « heureux pour Saint-Etienne, ses habitants, ses commerçants, que l’on n’ait pas connu les violences urbaines des deux samedis précédents », le préfet de la Loire a dressé un bilan nettement différent.

Le préfet a évoqué ce dimanche matin « une violence bien supérieure à la semaine dernière », rapporte Le Progrès. « Ils ne voulaient que casser des policiers », a-t-il ajouté, rappelant que parmi les forces de l’ordre, sept personnes ont été blessées. Trente-neuf personnes sont toujours placées en garde à vue, selon Evence Richard. La moitié des personnes interpellées étaient connues des services de police.