«Gilets jaunes» à Toulouse: «Je reviendrai manifester encore dix fois tant que nous ne serons pas entendus»

MANIFESTATION Malgré une baisse de la mobilisation à Toulouse, les «gilets jaunes» restent déterminés à se faire entendre et promettent une mobilisation au-delà des fêtes...

Julie Rimbert

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Les Gilets jaunes se sont retrouvés samedi midi pour l'acte V à Jean-Jaurès.
Les Gilets jaunes se sont retrouvés samedi midi pour l'acte V à Jean-Jaurès. — J. Rimbert

Pour le cinquième samedi consécutif, les « gilets jaunes » se sont mobilisés en nombre à Toulouse. Rassemblées dès 13 h au niveau des allées Jean-Jaurès, près de 4.500 personnes ont défilé dans le centre-ville de la Ville rose.

Si l’ambiance était bon enfant au début de la journée, la situation s’est tendue vers 15h30 près du monument aux morts où s’achevait la manifestation. Pour disperser le cortège, les 500 à 600 membres des forces de l’ordre mobilisées samedi ont fait usage de gaz lacrymogènes. Le canon à eau a également été utilisé pour dissuader les manifestants qui restaient sur les allées François Verdier.

Ras-le-bol irréversible

Malgré l’important dispositif de gendarmerie, Marie, animatrice n’a pas l’intention de mettre son gilet jaune au placard. En tout cas, pas temps que le gouvernement n’aura pas apporté des réponses sérieuses à leur revendication. « Les mesures annoncées par Macron ont été trop tardives et pas suffisantes, plaide cette trentenaire mobilisée depuis le 17 novembre. Il faut augmenter le Smic à 1800 euros brut, baisser le prix des loyers et lutter contre la corruption des élus. J’ai envie d’être encore plus présente qu’au début du mouvement car c’est comme cela qu’ils vont céder ».

Ahmed, 57 ans, travaille comme technicien chez Airbus. « Moi je ne me plains pas car je gagne bien ma vie mais je suis mobilisé pour mes enfants car je m’inquiète pour leur avenir, confie ce quinquagénaire. Je reviendrai manifester encore dix fois tant que nous ne serons pas entendus C’est le système que je dénonce : trop de taxes, des loyers élevés et des salaires qui n’augmentent pas. C’est la première fois de ma vie que je me mobilise mais aujourd’hui on a atteint un ras-le-bol irréversible ».

Pour Marine, assistante maternelle, « Macron a cédé un peu de terrain sur le pouvoir d’achat mais maintenant on réclame plus de représentation citoyenne. C’est pour cela que l’on reste mobilisé, en particulier pour obtenir un référendum d’initiative citoyenne qui permet de donner vraiment la parole au peuple ».