Lors de la manifestation des "Gilets jaunes", à Toulouse, le 24 novembre 2018.
Lors de la manifestation des "Gilets jaunes", à Toulouse, le 24 novembre 2018. — F. Scheiber / SIPA

SECURITE

«Gilets jaunes»: Le gouvernement appelle à ne pas manifester samedi

Les manifestations n’ont toutefois pas été interdites alors que certains « gilets jaunes » appellent à un acte 5…

Le gouvernement n’a « à ce stade pas décidé d’interdire les manifestations » des « gilets jaunes » qui se tiendront samedi, mais les appelle à être « raisonnables » après l’attentat de Strasbourg et à « ne pas manifester », a indiqué jeudi son porte-parole Benjamin Griveaux.

Maintenant que leur colère s’est « exprimée », « a été entendue » par le gouvernement, et qu’il y a « répondu », « ce que nous vous demandons, en responsabilité, c’est d’être raisonnables samedi et de ne pas aller manifester », a déclaré Benjamin Griveaux sur Cnews à l’adresse des « gilets jaunes ».

« Il n’est pas raisonnable de manifester »

« À ce stade, nous n’avons pas décidé d’interdire les manifestations qui se tiennent samedi » dans toute la France, a-t-il dit sur Cnews, jugeant qu’il serait « facile » de le dire mais que cela n’empêcherait pas « les personnes souhaitant casser, piller, de se rendre dans les rues ».

« Il n’est pas raisonnable de manifester », a-t-il insisté, car « nos forces de l’ordre et de sécurité ont été mises à contribution énormément ces dernières semaines », et « au regard » de l’attentat de Strasbourg, « il serait préférable que ce samedi chacun puisse, de manière apaisée, vaquer à des occupations d’un samedi avant les fêtes de famille de fin d’année plutôt que de manifester et mettre à nouveau à contribution nos forces de l’ordre ».

La ministre de la Justice Nicole Belloubet avait estimé mercredi que « le mouvement d(evait) cesser », compte tenu de l'« événement dramatique » de Strasbourg et des « réponses apportées par le président de la République » aux revendications des « gilets jaunes ».

« Ce n’est pas à nous de dire si un mouvement doit cesser ou pas », avait ensuite rappelé Benjamin Griveaux, tout en estimant que l’exécutif avait « mis sur la table de quoi permettre l’ouverture d’un dialogue ».