Gérard Collomb, ministre de l'Intérieur.
Gérard Collomb, ministre de l'Intérieur. — NICOLAS NICOLAS MESSYASZ/SIPA

FETE DES LUMIERES

VIDEO. Lyon: Quand Gérard Collomb fait la morale aux jeunes casseurs

Le maire de Lyon, qui s’est félicité d’avoir sauvé la Fête des lumières samedi soir, est allé au contact des jeunes comme le montre une vidéo circulant sur les réseaux sociaux…

Gérard Collomb, sauveur de la Fête des lumières ? Le maire de Lyon avait expliqué dimanche soir sur sa page Facebook qu’il s’était rendu place Bellecour la veille pour « apaiser les tensions ». Quels arguments a trouvé l’ancien ministre de l’Intérieur pour dissuader les casseurs de saccager les animations ? Grâce à une vidéo qui circule sur les réseaux sociaux, on en sait un peu plus.

Samedi alors que des jeunes affrontaient les forces de l'ordre place Bellecour, l’ancien ministre de l’Intérieur s’est rendu sur place. Ce que confirme son adjoint Yann Cucherat, présent à ce moment. « Nous partions de l’hôtel de ville et nous étions en voiture lorsque le maire a pris la décision d’aller à Bellecour. Ce qui a surpris tout le monde, y compris les agents chargés de la sécurité », a expliqué le jeune homme lors d’une conférence de presse sur le bilan de la Fête des lumières.

« Vous allez lui niquer son œuvre »

« On a vu quelques individus commencer à brûler des billes, qui faisaient partie du décor. Le maire est parti en trombe au milieu des fumées des bombes lacrymogènes pour s’adresser à eux dans l’idée de défendre la Fête. Et leur dire qu’ils n’avaient pas le droit de la gâcher », enchaîne Yann Cucherat.

Dans la courte vidéo postée sur les réseaux sociaux, Gérard Collomb emmitouflé dans son manteau, désigne avec colère l’installation, située à côté de lui. « Attendez les mecs, vous savez que cette fille qui a réalisé cette œuvre-là a un cancer ? », lâche-t-il visiblement remonté. Et d’ajouter : « Elle a bossé un an dessus pour faire ça. Vous allez lui niquer son œuvre. Ce n’est pas bien ça. Franchement… »

Est-ce cette phrase qui a finalement rappelé à la raison les adolescents ? « Je ne sais pas quel impact cela a eu mais le groupe est reparti. Quinze minutes après, ils avaient quitté les lieux », répond Yann Cucherat, précisant que certains « avaient même demandé à faire des selfies avec le maire ».