Blanc-manger Coco ou l’incroyable succès d’un jeu d’apéro devenu culte

HUMOUR Conçu par deux Bretons, le jeu de cartes à l’humour graveleux caracole en tête des ventes...

Jérôme Gicquel

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Illustration du jeu de société Blanc Manger Coco.
Illustration du jeu de société Blanc Manger Coco. — C. Allain / 20 Minutes
  • Depuis près de quatre ans, le jeu Blanc-manger Coco remporte un incroyable succès.
  • Sa recette : des cartes, des combinaisons d’expressions et de mots et un humour totalement trash et déjanté.
  • Derrière ce jeu, deux Bretons qui voulaient à l’origine simplement faire marrer leurs potes.

« Les belles histoires commencent toujours par… ». Réponses au choix : « Le botox », « Etre en galère de PQ », « Un abonnement à Famille Chrétienne »… Si ces combinaisons de mots totalement barrées ne vous sont pas familières, c’est que vous n’êtes pas encore devenu accro à Blanc-manger Coco. Depuis un peu plus de trois ans, ce jeu de cartes affole les compteurs, s’invitant à de nombreux apéros ou soirées entre potes.

Sa première version avoisine désormais les 600.000 ventes tandis que le tome 2, sorti en début d’année, s’est déjà écoulé à plus de 100.000 exemplaires. Derrière ce jeu, qui porte le nom d’un dessert antillais, deux trentenaires bretons installés depuis plusieurs années à Paris, Thibault Lorcy, originaire d’Auray (Morbihan), et Louis Roudaut de Bénodet (Finistère).

« On ne se voit pas comme des humoristes »

C’est à l’occasion de vacances entre potes que ces deux anciens élèves en école de commerce ont eu l’idée de ce jeu, inspiré de Cards against Humanity. Le principe : une phrase à trou (la carte noire) que les joueurs doivent compléter avec un mot ou une expression, souvent salaces, inscrits sur leur carte blanche.

La combinaison des deux offre des instants de franche rigolade, l’humour dépassant souvent les limites du politiquement correct. « Mais on ne se voit pas comme des humoristes, c’est la combinaison des mots et des phrases qui fait tout l’effet de surprise », assure Thibault Lorcy.

Un nouveau jeu pour la Saint-Valentin

Testé sur un bateau pour faire marrer leurs potes en soirées, le jeu, interdit aux moins de 16 ans, a vu le jour de manière artisanale au début de l’année 2015. Une vidéo du Youtubeur Squeezie, vue par près de 10 millions d’internautes, va tout faire décoller au mois d’octobre. « En quelques minutes les ventes ont explosé. C’était du grand délire », se souvient Thibault.

Depuis, le succès ne se dément pas, obligeant les deux trentenaires à sans cesse se renouveler. « Cela nous fait marrer d’écrire des nouvelles cartes. On se retrouve tous les deux pour boire des coups et on les teste entre nous, puis avec des amis », raconte le jeune homme.

En plus des deux jeux, six extensions de Blanc-manger Coco ont vu le jour avec des cartes consacrées au foot, à la vie d’entreprise ou à la culture geek. Une version italienne et allemande ont aussi été lancées et un troisième jeu, consacré à l’amour et au romantisme, est également dans les tuyaux pour la prochaine Saint-Valentin. L’humour trash de Blanc-manger Coco a encore de beaux jours devant lui.