«Gilets jaunes» EN DIRECT: «Il y aura un impact sur le déficit 2019», admet Edouard Philippe.

LIVE Suivez en direct les événements de la journée après les annonces d'Emmanuel Macron...

V.V.

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Les "gilets jaunes" manifestent le 8 décembre à Marseille
Les "gilets jaunes" manifestent le 8 décembre à Marseille — BORIS HORVAT / AFP

L'ESSENTIEL

  • Emmanuel Macron a annoncé des mesures pour le pouvoir d'achat.
  • Coup de pouce au SMIC, suppression de la CSG pour certains retraités... Les mesures pourraient coûter entre 8 et 10 milliards d'euros, selon les estimations.
  • Le Premier ministre doit les détailler ce mardi devant les Parlementaires.
  • Les «gilets jaunes» sont partagés sur la suite du mouvement.

 

A LIRE AUSSI

21h00: C'est la fin de ce live. 

Merci de l'avoir suivi avec nous. 

20h30: Laurent Wauquiez appelle à ne pas manifester samedi 

Plus d'information ici : 

 

19h15 : Marine Le Pen rappelle le droit constitutionnel à manifester

Marine Le Pen s’est exprimé ce mardi. Elle n’a pas donné de consigne pour samedi aux « gilets jaunes », expliquant qu’elle n’était pas décideur mais que c’était « le peuple français qui s’exprimait ». Elle en a profité pour rappeler le droit constitutionnel à « manifester ».

18h45 : Pas d’augmentation bancaire en 2019

Les mesures et les promesses continuent à tomber, après l’allocution d’Emmanuel Macron. Les patrons des plus grandes banques françaises se sont engagés à ne pas accroître les frais bancaires en 2019, a annoncé l’Elysée mardi, « alors que des augmentations étaient prévues », selon un conseiller élyséen.

 

L’ensemble des banques françaises ont également promis de plafonner les frais d’incidents bancaires à 25 euros mensuels, les deux mesures représentant, selon la Banque de France, « 500 à 600 millions d’euros de pouvoir d’achat redistribué aux Français ».

17h19 : Feu vert du Sénat pour la hausse de la prime d'activité.

Le Sénat a donné mardi son feu vert au dispositif proposé par le gouvernement pour accélérer la hausse de la prime d'activité, un des leviers pour augmenter de 100 euros par mois les salariés au Smic, comme promis par Emmanuel Macron.

Le Sénat, à majorité de droite, a voté un amendement du gouvernement visant à avancer du 1er avril au 1er janvier 2019, la bonification à 30 euros de la prime d'activité et à permettre la création d'une seconde « bonification individuelle ».

Un second amendement ouvre 600 millions d'euros de crédits. « Ce montant permet à peu près une augmentation de la prime d'activité de 70 euros », a indiqué Gérald Darmanin, ministre des Comptes publics.

16h46 : Les heures supplémentaires défiscalisées dès janvier, selon Pénicaud.

Les heures supplémentaires seront défiscalisées et exonérées de cotisations sociales « dès janvier 2019 », a précisé la ministre du Travail, Muriel Pénicaud.

« Pas de taxes, pas de charges sur les heures supplémentaires dès janvier 2019 », a déclaré la ministre. « C'est très demandé par les salariés (...) 60% des ouvriers et des employés le feront », a-t-elle ajouté lors des questions au gouvernement.

16h23 : Alors qu'Edouard Philippe a quitté l'Assemblée...

16h21 : Muriel Pénicaud évoque la hausse du SMIC.

Elle a dû mal à se faire entendre mais la ministre du Travail tente bien de faire comprendre que le SMIC va augmenter. Sa réponse au député socialiste : « Il y a bien deux choses qui vont se cumuler. On a compris l’urgence sociale. Ce qui est important, c’est les Français. Pour un couple au SMIC avec deux enfants. Il gagnait 2534 euros. Cela fera 3012 euros en plus dans l’année. Alors comment ? Un effet d’augmentation du SMIC, autour de 1,8 %, la plus forte augmentation depuis 13 ans. Et un effet cumulé des 100 euros qui bénéficieront à toutes les personnes concernées. Aujourd’hui, c’est 2,6 millions qui sont concernés et toutes les personnes au SMIC. »

16h19 : Des « annonces frauduleuses » pour le PS

Joël Aviragnet, député socialiste de Haute Garonne, réclame le rétablissement de l'impôt de solidarité sur la fortune. « Non, Emmanuel Macron ne va pas augmenter le SMIC. Le SMIC sera augmenté à la hauteur de l’inflation. Vous n’avez aucune gloire. Votre seul mérite est de respecter le Code du travail. Faut-il vous en remercier ? » Le député parle « d’annonces frauduleuses ».

 

16h09 : Chamboule-tout et arapède pour Pierre Dharréville.

Le député de gauche des Bouches-du-Rhône offre un joli «kamoulox» en parlant d'un «arapède accroché à son rocher» et d'un jeu de «chamboule-tout». Son but est de comprendre comment les mesures seront financées.

Muriel Pénicaud, la ministre du Travail, lui répond : « La SMIC sera bien revalorisé. Et en plus, l’État investira 100 euros dans la prime d’activité. Un célibataire sans enfant qui gagnait 1300 euros gagnera 1423 euros », assure-t-elle.

16h07 : Et le Premier ministre renvoie vers le Sénat et l'Assemblée nationale...

16h04 : « Il y aura un impact sur le déficit 2019 », admet Edouard Philippe.

« Il y aura un impact sur le déficit 2019. Ce à quoi nous serons attentif, c’est l’évolution de la dépense. Nous devons veiller à ce que la dépense publique soit maîtrisée. »

 

15h59 : Qui va payer ?, demande un député UDI.

Question de Thierry Benoît, député UDI d’Ille-et-Vilaine.

Il commence par remercier les forces de sécurité. « Vous avez fait un certain nombre d’annonces concrètes que toute personne raisonnable qualifiera comme allant dans la bonne direction.

Au nom du groupe UDI, je veux vous poser trois questions :

- Le changement de ton est-il de circonstance ou durable ?

- Êtes-vous vraiment prêt à renouer la confiance en mettant les territoires autour de la table ?

- Enfin, qui va payer ? »

15h54 : Aucune question sur le financement.

Cela fait une heure que les Questions au gouvernement ont débuté et aucune information n'a filtré sur le financement des mesures annoncées par Emmanuel Macron. Il faut dire qu'aucune des neufs questions posées jusqu'ici n'a évoqué ce sujet...

15h50 : Nouvelle question sur le pacte de Marrakech.

Elle émane de Ludovic Pajot, député (RN) du Pas-de-Calais. Il parle d'un réel abandon de la France rurale et de la révolte du peuple. « Le peuple ne pardonnera pas au traître de Marrakech. Le peuple vous conspue. Combien de temps croyez-vous encore tenir ? »

Olivier Dussopt, secrétaire d'Etat, répond qu'il tiendra « le temps qu'il faudra pour réformer le pays ».

15h44 : Questions de la droite sur le pacte de Marrakech.

Claude Goasguen, député (LR) de Paris pose une question sur le pacte mondial pour les migrations dit « pacte de Marrakech ».

« Il est incroyable d’un pacte de ce genre qui émane directement de l’ONU ne puisse être discuté devant l’Assemblée nationale. Ce pacte qui, selon vous, ne sert à rien. Ne serait qu’un ‘Que sais-je ?’ ou ‘Un guide Michelin’ des migrations. Mais non. La migration est un choix universel. Elle est un droit. Quel aveuglement ! Ce pacte n’est pas neutre du tout. »

On lui coupe le micro avant qu’il ne termine sa question.

Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’Etat auprès du ministre des Affaires étrangères, lui répond violemment. « Pourquoi vous vous mettez à la remorque du Rassemblement national ? Vous vous mettez à la remorque du RN parce que vous êtes la ramasse ! »

15h39 : Edouard Philippe parle d'insulte et d'intimidation...

« Madame la députée. Au risque de vous surprendre, je dirais que vous n’êtes pas la première à avoir subi les menaces ou la violence dans le débat public. Depuis de nombreuses années, notre débat public est caractérisé par une très grande facilité à l’insulte. Parfois anonyme. Une très grande facilité à la menace lorsque le désaccord veut s’imposer. Une très grande facilité au rapport de force, à l’intimidation physique.

Je ne voudrais pas que nous nous habituions. La vérité, c’est que notre débat public souffre manifestement des excès et de la volonté, pour certains, de propager de la violence physique. C’est un travers inquiétant. »

 

C'est important mais toujours aucune allusion au financement des mesures annoncées par Emmanuel Macron, lundi soir.

15h34 : La députée (LREM) dont la voiture a brûlé prend la parole.

Jacqueline Dubois, députée (LREM) de la Dordogne, dont le véhicule a brûlé, dans la nuit de samedi à dimanche, est longuement ovationnée par les membres de son groupe. Standing-ovation. Alors qu'elle commence à parler, une de ses collègues lui dit « Attend, attend... » pour laisser à tout le monde le temps de se lever. Elle pose une question à Christophe Castaner, le ministre de l'Intérieur : « Comment comprendre l'attitude de certains hommes politiques qui continuent à répandre de l'huile sur le feu ? » Nouvelle ovation.

15h32 : Les esprits s'échauffent légèrement.

Edouard Philippe répond à Mathilde Panot, députée LFI, du Val-de-Marne. « Madame la députée. Nous serons vous et moi en désaccord. Vous avez commencé en disant que nous mentons. Je n’ai jamais utilisé ce terme avec des acteurs politiques avec lesquels je suis en désaccord. (…) Le débat parlementaire gagne beaucoup, je crois, à ne pas s’insulter. Et pour ma part, je m’y emploie. »

15h29 : « Honte à vous », balance une député Insoumise.

Mathilde Panot prend la parole au nom de la France insoumise.

« Le Président a menti. Vous mentez en prétendant créer des emplois. Ou alors, vous ne savez pas lire les graphiques de l’Insee. Les mesures présentées hier représentent 9 milliards d’euros et vous ne rétablissez même pas l’impôt sur la fortune.

Vous n’avez pas compris. C’est une demande de justice fiscale. Que les plus riches payent pour les autres. Vous n’avez pas compris ce qui vient du pays. C’est une demande de vie digne contre le vie chère. Vous ne faîtes rien pour les précaires. Honte à vous qui continuez à mépriser le peuple ! »

15h26 : Edouard Philippe évoque maintenant le grand débat.

« Ca ne peut pas être un débat uniquement national. Ca ne peut pas être un débat uniquement régional. Ca ne peut pas être organisé par les Préfets. »

« En s’appuyant sur les maires, en faisant en sorte qu’il puisse y avoir des débats organisés ailleurs que dans les mairies. » Il évoque le Conseil économique, social et environnemental, notamment. Et bien sûr l'Assemblée national. « Il n'y a pas besoin de le dire mais ça va mieux en le disant vraisemblablement », sourit-il alors que de nouveaux quolibets fusent des tribunes.

15h24 : Olivier Falorni en a assez de Jupiter.

Le député de Charente-Maritime pose une question au nom du groupe « Libertés et Territoires ». 

« N’allez pas croire que nous vous accordons un blanc-seing. » Il parle de technocratie arrogante et déconnectée des réalités. « Il nous faut retrouver la République que nous aimons. Une République qui croit en ses territoires (…) en donnant une plus grande autonomie aux territoires. »

« Alors allez-vous réellement passé d’une pratique jupiterienne à une méthode tout simplement terrienne ? »

15h21 : Pour l'instant, aucune information sur le financement.

« J'aurais le plaisir d'évoquer le financement », annonce Edouard Philippe. Cela fait trois fois qu'il le dit. Mais pour l'instant, rien à l'horizon.

15h19 : Le calme et la passion, selon Edouard Philippe.

Petit sourire au bord des lèvres quand Edouard Philippe indique qu'il essaye de répondre aux questions avec « calme mais avec passion ». Comme prévu, il s'est lancé dans une opération de service après-vente des mesures annoncées, lundi soir, par Emmanuel Macron.

15h18 : Edouard Philippe rappelle que le CICE a été mis en place ... par Hollande

La réponse à Olivier Faure (qui n'a d'ailleurs posé aucune question) est cinglante « Le CICE n’a pas été inventé par le président de la République. Il a été mis en place par le précédent président de la République [François Hollande]. »

15h17 : La parole au patron des députés PS, Olivier Faure.

« Il y avait un autre choix, celui de la justice fiscale. Un plan à 25 milliards d’euros pour le pouvoir d’achat des Français. 25 milliards mobilisables immédiatement. 5 milliards en rétablissant l’impôt sur la fortune et en annulant la ‘flattax’. 20 milliards en annulant le doublement sur le CICE.

Vous parliez de nouveau monde. Depuis hier soir, on a vu : c’est un retour vers le futur. Vous allez gagner des soutiens à droite. Comment les Républicains ne pourraient pas saluer des mesures made in Nicolas Sarkozy ? Il fallait que tout change pour que rien ne change. Le Cac 40 se porte bien... »

15h14 : Edouard Philippe a la voix un peu cassée.

De deux choses l'une : soit mon casque fonctionne mal, soit le Premier ministre a pris froid ce week-end...

« Les Français veulent participer à ce débat », annonce-t-il.

15h13 : Le Premier ministre parle de l'écologie.

Et il laisse entendre qu'il faudra bien prendre des mesures... « Aucune taxe ne doit remettre en cause l’unité nationale. Très bien. Mais il faut trouver des solutions adaptées » pour l’écologie.

15h13 : Aller vite et aller fort, selon Edouard Philippe.

« Nous voulons aller vite. Nous voulons aller fort. (…) Certaines de ces mesures étaient annoncées dans le programme. Il s’agit donc de les accélérer. Mais il faut également préparer, construire le nouveau contrat social auquel nous a invité le président de la République. Derrière la colère exprimée sur la rémunération, il y a bien autre chose. Il y a la colère sur la relégation, sur l’absence de perspectives, sur le fait d’avoir laissé filer les dépenses publiques, sur le chômage de masse. Tous ces sujets doivent être abordés... »

15h10 : On passe à une question du député Gilles Legendre.

Sans surprise, le patron des députés LREM approuve « sans réserve et sans complexe » les mesures annoncées, lundi.

15h08 : Le président a « entendu la colère » selon Edouard Philippe.

« Beaucoup de mesures qui montrent que le président de la République a entendu la colère qui s’exprimait (…) Notre mission est de mettre en œuvre l’ensemble de ces mesures », finit par répondre le Premier ministre.

15h07 : Mélange d'applaudissements et de huées pour le Premier ministre.

Il est régulièrement pris à partie par les bancs de la droite. « Je suis heureux de constater votre enthousiasme », ironise-t-il, tout en détaillant les mesures annoncées par Emmanuel Macron, lundi soir.

 

15h06 : « Il faut que le travail paye », répond Edouard Philippe.

« Vous avez commencé votre propos en saluant le travail des forces de l’ordre. Nous rendons hommage ici au travail difficile et précieux des forces de l’ordre. Je veux m’associer aux propos tenus à leur endroit. »

« Vous évoquez les annonces du président de la République. Elles sont clef, elles sont massives. Elles reposent sur l’idée que nous partageons tous, je crois. Il faut que le travail paye. Il faut accélérer l’ensemble des mesures. Et singulièrement pour les salariés. »

« L’augmentation du SMIC, non pas à la charge de l’entreprise. C’est une mesure qui sera financée par l’État. » Quelques applaudissements.

15h03 : Première question à l'attention d'Edouard Philippe.

« Pourquoi avoir attendu si longtemps pour apporter ces premiers éléments de réponses dont on sent bien déjà qu’ils n’apaiseront pas toutes les colères ? » Question de Jean-Carles Grelier, député (LR) de la Sarthe, qui ajoute : « Quand c’est flou, c’est qu’il y a un loup ! »

14h39 : Edouard Philippe attendu à l'Assemblée nationale.

Notre journaliste, Laure Cometti, est à l'Assemblée nationale pour la séance de Questions au gouvernement qui doit démarrer à 15h. Elle nous indique d'ores et déjà sur Twitter qu'Edouard Philippe aura la lourde charge de répondre à 12 des 16 questions au programme.

 

14h32 : Christophe Castaner invite les journalistes blessés à déposer plainte.

Dans un communiqué, Christophe Castaner tient à préciser qu'aucune consigne n'a été adressée aux forces de l'ordre dans le but « de limiter l'exercice de la liberté de la presse » lors de « l'acte IV » de la mobilisation des « gilets jaunes », samedi 8 décembre.

« Si des journalistes ont eu à souffrir de l’emploi de la force par des unités de
police ou de gendarmerie », le ministre de l'Intérieur invite ceux-ci à déposer plainte au plus vite ou à procéder à un signalement à l'inspection générale de la police nationale. « Ces plaintes seront traitées avec la plus grande célérité », assure-t-il.

13h42: L'attitude comportementale de Macron analysé par un psychothérapeute 

Et ça donne ça : 

 

13h35: Si vous l'aviez manqué, on vous offre ce clash surréaliste entre Philippe Poutou et Mathieu Kassovitz. A dérouler : 

 

13h25: Juppé assez satisfait des propos de Macron hier soir 
Alain Juppé voit un « changement de cap » dans la politique du président de la République après ses annonces de lundi soir. Pour en savoir plus, c'est par ici : 

13h15 : L’Arc de triomphe rouvira ses portes à partir de demain.

Le célèbre monument, qui avait été dégradé lors que la troisième journée de mobilisation des gilets jaunes, était fermé depuis. Il sera à nouveau disponible à la visite à partir de  ce mercredi 12 décembre. Toutes les pièces ne sont pas encore restaurées.

 

13h10: Le discours d'Emmanuel Macron hier aura été suivi par près de 23 millions de Français selon l'AFP. 
Il y avait donc plus de Français devant leur écran pour le discours d'Emmanuel Macron que pour voir Mbappé, Griezmann et autre Pogba soulever la Coupe du mond en juillet dernier. 

 

13h02 : Les mesures d’Emmanuel Macron jugées « satisfaisantes » par une majorité de Français, mais le président reste « plutôt pas convaincant »

 

Selon un sondage Odoxa pour FranceInfo, les Français sont entre 55 % et 85 % à juger « satisfaisantes » les mesures annoncées par Emmanuel Macron, ce qui ne signifie pas qu’elles sont « suffisantes » aux yeux des sondés. 55 % des Français interrogés sont par exemple satisfaits de la prime de fin d’année défiscalisée. 61 % se disent satisfaits de la hausse de 100 euros net par mois pour les salariés au smic. Les retraités sont quant à eux à 70 % satisfaits de l’annulation de la hausse de la CSG pour ceux d’entre eux qui touchent moins de 2 000 euros par mois.

 

Au total, 59 % l’ont trouvé « plutôt pas convaincant », un chiffre nettement supérieur à ses précédents passages télés (près de 20 points de plus que celle du 27 novembre). Son discours est qualifié de « clair » par 58 % des sondés. La même proportion estime que le président de la République a « reconnu ses erreurs » et surtout qu’il a « pris la mesure de la gravité de la situation » (54 %). Près d’un Français sur deux estime qu’il a « montré qu’il comprenait les préoccupations des Français » (49 %).

 

 

12h46: Les Français partagés sur la poursuite du mouvement

Les Français sont très partagés sur la poursuite du mouvement des « gilets jaunes » après les annonces du président de la République. Selon un sondage Opinionway pour LCI, une petite majorité de sondés (54 %) souhaite après avoir entendu Emmanuel Macron que la mobilisation s’arrête et une grosse minorité (45 %) veut qu’elle se poursuive.

A l’inverse, dans une enquête Odoxa pour franceinfo et Le Figaro, les personnes interrogées sont légèrement majoritaires (54 %) à penser que les actions des « gilets jaunes » doivent se poursuivre, contre 46 % qui veulent qu’elles s’arrêtent.

12h43: Emmanuel Macron a reçu Nicolas Sarkozy vendredi

Emmanuel Macron a reçu vendredi à l’Elysée l’ancien président Nicolas Sarkozy, a-t-on appris mardi auprès de l’entourage de l’ancien chef de l’Etat, confirmant une information de Valeurs Actuelles. C’est à lire juste ici.

12h24: 70 % des retraités ne paieront pas la hausse de la CSG, annonce Benjamin Griveaux

Avec l’exemption de la hausse de la CSG pour les retraités gagnant moins de 2.000 euros mensuels, 70 % des retraités ne seront pas assujettis à la hausse de cet impôt, contre 40 % avant, a souligné le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux.

L’annulation de cette hausse en réponse à la crise des « gilets jaunes » concerne les retraités percevant 2.000 euros « seul » par mois ou 33.000 euros « à deux » par an, a-t-il précisé sur BFMTV. « Avant, 40 % des retraités n’étaient pas concernés par le 1,7 point supplémentaire (de CSG). Avec cette annulation, c’est 70 % des retraités qui ne paient plus l’augmentation de la CSG. (…) Il reste 30 % des retraités qui vont payer la hausse de 1,7 point », a-t-il détaillé.

12h40: Bruxelles « suivra avec attention » l’impact sur le déficit français, annonce Moscovici

La Commission européenne « suivra avec attention l’impact des annonces faites par le président » Macron sur le déficit français et les modalités de financement, a déclaré le Commissaire européen à l’Economie, Pierre Moscovici. « Nous sommes en contact constant avec les autorités françaises », a-t-il ajouté.

12h38: Les députés socialistes, Insoumis et communistes vont déposer d’une motion de censure

Les députés socialistes, Insoumis et communistes vont déposer ce mardi une motion de censure contre le gouvernement pour sa gestion de la crise des « gilets jaunes », les députés PS ayant décidé en réunion de groupe de s’y rallier à l’unanimité, a-t-on appris auprès de plusieurs d’entre eux.

Les députés socialistes, qui avaient décidé d’attendre l’allocution du chef de l’État lundi soir, veulent « faire entendre (leur) voix et (leurs) propositions concrètes », a précisé le groupe. La motion devra être soumise au vote de l’Assemblée au moins 48 heures après son dépôt, en vertu de l’article 49-2 de la Constitution.

12h13 : Le patronat satisfait par les annonces d'Emmanuel Macron.

Plusieurs organisations patronales ont salué mardi les mesures annoncées par Emmanuel Macron pour le pouvoir d'achat, espérant un redémarrage de l'activité économique après plusieurs semaines de blocage des « gilets jaunes » qui ont affecté l'économie.

« Les mesures annoncées en matière de pouvoir d'achat sont de nature à répondre aux attentes exprimées, sans pénaliser la compétitivité des entreprises », a estimé le Medef dans un communiqué.

11h51 : « Il pensait nous calmer et ça nous a mis en rage… »

Notre journaliste Mathilde Ceilles est à Châteauneuf-le-Rouge (Bouches du Rhône). Elle passe la matinée au péage de la barque, occupé par des « gilets jaunes » depuis le 17 novembre. Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’ils n’ont pas été convaincus par les annonces d’Emmanuel Macron. « Marquez bien qu’on lâche rien », dit l’un d’entre eux à notre journaliste.

Je vous propose de suivre son reportage en texte et en photos sur son compte Twitter. C'est par ici.

11h42 : L’Egypte restreint la vente de gilets jaunes par peur d’un embrasement.

Reproduite dans The Guardian, une dépêche de l’agence Associated Press basée au Caire nous apprend, ce matin, que les autorités égyptiennes ont décidé de restreindre la vente de gilets jaunes par crainte de voir apparaître un mouvement comme celui qui a lieu en ce moment en France.

Selon la dépêche, les vendeurs de gilets jaunes ont reçu des instructions strictes de la part des autorités qui redoutent un embrasement alors que le pays commémorera, le 11 février, les sept ans du soulèvement ayant précipité la chute d’Hosni Moubarak en 2011. L’article (en anglais) est à lire par ici.

11h33 : Bayrou salue un « nouvel acte » avec le discours de Macron.

Présenté par beaucoup de médias comme un homme politique ayant beaucoup œuvré en coulisses ces dernières semaines, François Bayrou a salué, ce mardi matin, un « changement d’époque » et un « nouvel acte qui s’ouvre » avec l’allocution d’Emmanuel Macron, dont il est l’un des soutiens.

« Ce que le président de la République a dit est très important, c’est un nouvel acte qui s’ouvre, pas seulement du quinquennat, mais depuis 30 ans que couvent ces problèmes », a estimé sur franceinfo le maire de Pau (Pyrénées-Atlantiques).

 

11h21 : Les comparutions immédiates vont se poursuivre.

Le tribunal correctionnel de Paris a prévu de juger en comparutions immédiates certains des manifestants arrêtés, samedi. Trois chambres correctionnelle sont prévues pour cela. Lundi, 20 Minutes a fait le tour des salles d'audience où un plaquiste, un carrossier et un campagnard ont notamment comparu. Le compte-rendu est à retrouver par ici.

11h02 : Un rappel à la loi pour près de 80% des manifestants arrêtés samedi, à Paris.

Selon les chiffres fournis par le parquet de Paris à 20 Minutes, 820 majeurs ont été placés en garde à vue, samedi, en marge de « l'acte IV » des « gilets jaunes ». D'après nos calculs, plus de 78% d'entre eux ont fait l'objet d'un simple rappel à la loi et vu leurs procédures classées sans suite.

10h54 : Deux ans de prison pour avoir blessé à policier à Bastia.

Un jeune homme de 21 ans a été condamné lundi à deux ans de prison ferme et écroué pour avoir agressé à la barre de fer, en marge d'une manifestation des « gilets jaunes » samedi à Bastia, un policier en civil qui souffre d'une double fracture à la jambe.

Il avait déjà été condamné, en janvier 2018, pour des vols aggravés à 18 mois d'emprisonnement avec sursis avec mise à l'épreuve pendant deux ans.

10h34 : Quelque 170 lycées sont perturbés dans toute la France.

Ils protestent contre la réforme du bac, le système d'accès à l'enseignement supérieur  Parcoursup et le service national universel : des lycéens perturbent l'entrée de 170 établissements dans toute la France, ce mardi matin, dans le sillage du mouvement des « gilets jaunes ». Lundi, 450 lycées étaient perturbés par ce mouvement, selon un décompte effectué en fin de journée. Emmanuel Macron n'a pas fait la moindre allusion à ce mouvement dans son allocution, lundi.

Vous pouvez retrouver notre dossier sur ce sujet par ici.

10h23 : Les « gilets jaunes » partagés sur la suite du mouvement.

Figure des réseaux sociaux, la Bretonne Jacline Mouraud, a appelé à « une trêve » du mouvement car « il y a des avancées, une porte ouverte ». « Maintenant il faut sortir de cette crise car on ne peut pas passer le reste de notre vie sur des ronds points », a ajouté celle qui se dit porte-parole des « gilets jaunes libres », un collectif jugé plus modéré.

Mais, pour d’autres, il n’est pas question de se retirer car « Macron n’a pas pris la mesure de ce qui se passait », selon Pierre-Gaël Laveder, manifestant à Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire). « Chaque annonce a été huée et la première réaction a été : ''On se fout de notre gueule'' », a-t-il témoigné auprès de l’Agence France Presse après avoir regardé l’intervention avec une soixantaine de « gilets jaunes ».

10h19 : Eric Woerth (LR) appelle les «gilets jaunes» à lever le camp.

Le président de la commission des finances de l'Assemblée Eric Woerth (LR) a appelé les « gilets jaunes » à « lever le camp des ronds-points » et « à reprendre la vie » après les mesures annoncées par Emmanuel Macron.

10h06 : Edouard Philippe en mission service après vente à 15h.

Qui est concerné ? A partir de quand ? Avec quels financements ? Edouard Philippe, le Premier ministre, est attendu à 15h devant l’Assemblée nationale pour fixer les contours des principales mesures dévoilées, lundi soir, par Emmanuel Macron.

Richard Ferrand, le président (LREM) de l’Assemblée nationale, a reconnu que la France allait « sans doute devoir creuser le déficit public » de manière « strictement temporaire ». Selon Benjamin Griveaux, le porte-parole du gouvernement, les mesures pourraient coûter entre 8 et 10 milliards d’euros.

9h57 : Plus de 21 millions de Français ont écouté le président de la République.

Plus de 9 millions sur TF1, 8,3 millions sur France 2 et 3,1 sur M6… Plus de 21 millions de téléspectateurs ont regardé l'allocution du chef de l'Etat, lundi soir, selon les données de Médiamétrie. Sans compter les chaînes d’information en continue dont les audiences seront connues en fin de matinée.

Pour donner un point de comparaison, sachez que c'est deux millions de plus que le nombre de téléspectateurs qui ont regardé l'équipe de France de football remporter la Coupe du monde face à la Croatie en juillet.

09h52 : Bienvenue sur notre live consacré aux annonces d'Emmanuel Macron.

Un coup de pouce de 100 euros au SMIC, une annulation de la hausse de la CSG pour une partie des retraités, une défiscalisation des heures supplémentaires... En treize minutes d'allocution, Emmanuel Macron a annoncé, lundi soir, des mesures pour le pouvoir d'achat afin de tenter de calmer la colère des Français cristallisée dans le mouvement des «gilets jaunes».

20 Minutes a choisi d'ouvrir un live pour condenser toutes les informations et les réactions suite à ces annonces.