«Gilets jaunes»: La moitié des radars auraient été mis hors-service en France

VANDALISME Au plus haut depuis la limitation à 80 km/h sur les routes nationales, les attaques contre les radars automatiques ont battu tous les records ces dernières semaines…

20 Minutes avec agence

— 

Un radar vandalisé (ici à Parempuyre en Gironde) le 29 novembre 2018.
Un radar vandalisé (ici à Parempuyre en Gironde) le 29 novembre 2018. — M.Bosredon/20Minutes

Les temps sont durs pour les radars. Depuis le 17 novembre, premier jour de la mobilisation des « gilets jaunes », la moitié des 3.275 radars automatiques de France auraient été mis hors service, rapporte  Europe 1 ce lundi. Dans certains départements ruraux, seules quelques cabines ont été épargnées.  

Au total, on dénombre au moins 250 radars entièrement détruits et plus de 1.500 actes de vandalisme, comme des cabines recouvertes de peinture ou emballées dans du film plastique. Par conséquent, un radar sur deux est aujourd'hui totalement hors service. 

Plusieurs millions d'euros de dégâts

Depuis longtemps, les services de Sécurité routière rechignent à communiquer les chiffres officiels des dégradations de radars par peur d'un « effet contagion ». Toutefois, selon Europe 1, la facture se chiffre déjà « en millions d'euros ». À cela s'ajoute un important manque à gagner pour l'État, généré par la chute du nombre de flashs.

« Il est toutefois impossible de faire un lien clair et direct entre les manifestants et les attaques contre les radars car on ne peut savoir si les dégradations sont faites par des "gilets jaunes" ou des spécialistes de la destruction de radar qui profitent du contexte actuel pour agir », indique le site Caradisiac.

Un délit sévèrement réprimé 

Comme le rappelle le ministère de l'Intérieur sur le site de la Sécurité routière, vandaliser un radar est considéré comme un délit. Les auteurs de ces dégradations encourent jusqu'à cinq ans d'emprisonnement et 75.000 euros d'amende.

Les sanctions peuvent grimper jusqu'à sept ans de prison et 100.000 euros d'amende, « lorsque l'acte de vandalisme a été commis par plusieurs personnes agissant en qualité d'auteurs ou de complice ou par une personne dissimulant volontairement, en tout ou en partie, son visage afin de ne pas être identifiée ».