«Gilets jaunes»: La hausse du Smic annoncée par Macron passera par la prime d'activité

LIVE Suivez en direct avec nous les réactions et les évènements après « l’acte 4 » des « gilets jaunes », ce samedi…

Manon Aublanc

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Emmanuel Macron s'exprime après l'acte 4 de mobilisation des « gilets jaunes », lundi 10 décembre 2018.
Emmanuel Macron s'exprime après l'acte 4 de mobilisation des « gilets jaunes », lundi 10 décembre 2018. — Capture d'écran BFM TV

L’ESSENTIEL

  • « L’acte 4 » a réuni 136.000 personnes dans toute la France, dont 10.000 à Paris, soit le même nombre que le 1er décembre, selon le ministère de l’Intérieur. Mais les violences ont été moins importantes que la semaine dernière, un dispositif de sécurité « exceptionnel » ayant été mis en place.
  • Les forces de l’ordre ont annoncé un total de 1.723 interpellations, dont 1.220 gardes à vue à l’échelle nationale. Il y aurait eu 179 blessés, selon le ministère de la Santé.
  • Face à la colère, Emmanuel Macron a débuté, ce lundi, une série de consultations avec les élus et les partenaires sociaux. Il doit également s’exprimer devant les Français à 20 heures, depuis l’Elysée pour présenter « des mesures concrètes et immédiates ».
  • Dimanche, la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a écarté la piste d’une hausse significative du smic, car « ça détruit des emplois donc ça n’est pas la bonne méthode », a-t-elle expliqué.

A LIRE AUSSI

 

23h00: C'est terminé pour ce live

On se retrouve demain matin pour suivre toutes les réactions. Merci d'avoir passé la journée avec nous, bonne nuit à tous.

22h55: Le coût des mesures «entre 8 et 10 milliards» d'euros, selon Dussopt 

Le secrétaire d'Etat à l'Action et aux Comptes publics Olivier Dussopt affirme que toutes les mesures annoncées ce soir par Emmanuel Macron auront un coût compris «entre 8 et 10 milliards» d'euros. 

22h45 : La hausse du Smic de 100 euros est en fait une accélération de la hausse de la prime d’activité

La hausse de 100 euros par mois pour les salariés au Smic annoncée lundi par Emmanuel Macron dès 2019 reposera en grande partie sur une accélération de la hausse prévue de la prime d’activité, portée à 80 euros, a appris lundi l’AFP.

«Les 100 euros de plus (net) pour le Smic correspondent à une prime d’activité de 80 euros et une baisse des charges de 20 euros», a-t-on indiqué à l’Elysée. «Ce sera fait le plus tôt possible, au plus tard en avril», a-t-on précisé. La prime d'activité devait jusqu'alors augmenter de 30 euros en avril 2019, puis être à nouveau revalorisée les années suivantes pour atteindre une revalorisation pouvant aller jusqu'à 80 euros sur le quinquennat.

22h25: «Du Sarkozy», selon Faure

Le patron du PS compare les mesures annoncées par Macron à celles prises par Nicolas Sarkozy. «Le cap n'est pas modifié ! Le nouveau monde, c'est Retour vers le futur. Le nouveau monde c'est du Sarkozy. Les heures supplémentaires défiscalisées seront payées par les chômeurs, les retraités et ceux qui n'en font pas !»

 

22h10: Les mesures annoncées «vont dans le bon sens», selon Estrosi

Le maire de Nice (LR) réagit sur Twitter.

 

22h00: L'Iran appelle ses ressortissants à être «prudents» en France

L'Iran a appelé lundi ses ressortissants à éviter en France les lieux des manifestations des «gilets jaunes», un responsable iranien jugeant la réaction internationale à ce mouvement de contestation émaillé de violences comme une preuve de l'hypocrisie de l'Occident. Le ministère iranien des Affaires étrangères a exhorté les Iraniens vivant ou en visite en France à «être prudents et à ne pas se rendre dans les lieux de manifestations et de violence».

21h50: Le synthèse des mesures annoncées

C'est à lire ici, et récap' vidéo ci-dessous:

 

21h20: Macron «maintient le cap», selon le Rassemblement national

 

21h05: Mais combien ça va coûter?

Selon Daniel Fasquelle (LR), entre "10 et 12 milliards d'euros".

Ce chiffre comprend:

- taxe carburant annulée (4 milliards)

- défiscalisation des heures supplémentaires (4 milliards)

- et la hausse du smic (sans doute pas une hausse de la prime d'activité) et l'annulation de la hausse de la CSG pour les retraités touchant moins de 2.000 euros.

20h50: Macron renonce à ses «errements fiscaux», selon Le Pen

«Face à la contestation, Maron renonce à une partie de ses errements fiscaux et c’est tant mieux, mais il refuse d’admettre que c’est le modèle dont il est le champion qui est contesté», réagit Marine Le Pen

 

20h40: Quelques réactions politiques sur Twitter

 

20h25: «Une distribution de monnaie», selon Mélenchon, qui prédit une «grande mobilisation pour l'acte V»

Le leader de la France insoumise réagit et estime que la «distribution de monnaie» ne suffira pas «à calmer l'insurection citoyenne», et prédit une «grande mobilisation pour l'acte V». «Dans les annonces du président, il n'y a rien qui concerne les chômeurs, il n'y a rien qui concerne les salariés à temps partiel, il n'y a rien qui concerne les retraités».

 

20h15: Macron annonce un grand débat pour renouer le dialogue avec les partenaires sociaux et la démocratie locale

Environnement, immigration, services publics, décentralisation... Le président annonce un grand débat avec les partenaires sociaux et les associations. « Nous sommes à un moment historique pour notre pays. Par le dialogue, le respect et l'engagement, nous réussirons.» C'est terminé.

20h12: Pas de charge pour les primes de fin d'année mais pas de recul sur l'ISF

Pour les entreprises qui en versent. En revanche sur l'ISF, Emmanuel Macron refuse de le rétablir. «Revenir en arrière affaiblirait» le pays.

 

20h10: «Les heures supplémentaires seront versées sans impôts ni charges dès 2019»

Autre mesure annoncée par le président pour calmer la grogne.

20h10: La hausse de la CSG pour les retraités touchant moins de 2.000 euros par mois annulée

«Ce n'était pas juste», selon Macron.

 

20h05: Hausse du smic de 100 euros

«Le SMIC augmentera de 100 euros sans charges supplémentaires pour l'employeur» dès 2019, annonce Emmanuel Macron.

20h05: «Je n'oublie pas qu'il y a une colère, une indignation»

«Je n'oublie pas qu'il y a une colère, une indignation». «La colère contre une taxe, mais qui est plus profonde». Il donne des exemples de couples qui ne s'en sortent pas, après «40 années de malaise».

Il fait son mea culpa:  «Je sais qu'il m'est arrivé de blesser certains d'entre vous par mes propos. Si je me suis battu pour bousculer le système politique en place, c'est parce que je crois plus que tout en notre pays et que je l'aime. Ma légitimité, je ne la tire que de vous.»

20h00: «Un enchaînement de violences inadmissibles»

«Les événements ont profondément troublé la nation». Il dénonce «un enchaînement de violences inadmissible», qui ne bénéficieront d'aucune indulgence. Il accuse certains de chercher le désordre et l'anarchie. «Quand la violence commence, la liberté cesse»

 

19h55: L'allocution va durer 13 minutes

Elle a été enregistrée il y a quelques minutes

19h45: H-15 minutes

La pression monte, et rien n'a vraiment filtré sur cette allocution enregistrée à l'Elysée. Macron joue très gros.

19h30: Plus de 4.500 interpellations depuis le 17 novembre

Une information que l'AFP tient de source policière, avec un chiffre sur l'ensemble de la France.

19h20: Huit mois ferme requis à Paris

Pour un jeune homme en comparution immédiate, interpellé avec deux masques de ski, un masque à gaz, deux lance-pierres, un sac de billes et deux poings américains, selon notre journaliste sur place.

 

19h10: Olivier Faure sur France 2 pour réagir

 

19h00: Mélenchon répondra à l'allocution de Macron 20h30

Il a déjà son YouTube live de prêt.

 

19h00: Richard Ferrand plaide pour «un nouveau modèle français»

On repassera pour du concret.

 

18h50: Hamon dénonce le «mépris» de Macron et veut un «message de justice»

Petit Scud avant l'allocution.

 

18h40: Macron «joue son quinquennat», selon Jordan Bardella

Emmanuel Macron «joue son quinquennat» dans l'allocution qu'il doit prononcer lundi soir, a estimé le porte-parole du Rassemblement national Jordan Bardella. «On nous a dit Emmanuel Macron ou le chaos» entre les deux tours de la présidentielle en 2017 quand le candidat d'En Marche avait pour adversaire la cheffe du RN Marine Le Pen, «et on a maintenant Emmanuel Macron et le chaos», a ajouté devant quelques journalistes M. Bardella, dont le nom circule pour conduire la liste du RN aux élections européennes.

18h30: Report d'une réunion de travail entre le gouvernement et les partenaires sociaux prévue mardi

La réunion prévue mardi entre gouvernement, partenaires sociaux et associations d'élus a été reportée à une date ultérieure, plus tard dans la semaine, a-t-on appris auprès du ministère du Travail lundi soir. Cette date avait été fixée avant l'annonce d'une réunion ce lundi à l'Elysée qui s'est tenue avec les mêmes participants, en amont d'une intervention télévisée du président Emmanuel Macron lundi soir. «Il y aura une autre réunion dans la semaine. La date est en cours de fixation», a-t-on indiqué au ministère sans plus de précisions.

18h30: Macron face aux Français, H-90 minutes

C'est sans doute l'allocution la plus importante de son début de mandat, et l'intervention du président de la République sera scrutée et commentée par tous, notamment sur les plateaux télé toute la soirée.

 

17h26 : La réforme des retraites en suspens jusqu’à janvier

Crise des « gilets jaunes » oblige, les séances de concertation sur la réforme des retraites prévues fin décembre ont été reportées à janvier, sans conséquence à ce stade sur le calendrier ni l’objectif d’un système « universel », a-t-on appris ce lundi. C’est un simple « décalage de quinze jours », certainement « pas une remise en cause de la réforme, ni du calendrier », a assuré à l’AFP l’entourage de Jean-Paul Delevoye.

17h20 : L’ultradroite Yvan Benedetti envisage une liste aux européennes

Yvan Benedetti, porte-parole du Parti nationaliste français et ex-président d’un groupuscule pétainiste, a appelé les « gilets jaunes » à rester mobilisés pour « renverser le système », sans quoi il présentera une liste « nationaliste » aux élections européennes. « Nous ne voulons pas réformer le système mais imposer un ordre nouveau », a précisé lors d’une conférence de presse à Paris Yvan Benedetti. Cet ancien militant FN réclame « la démission » d’Emmanuel Macron pour installer un gouvernement « de salut national » qui entend revenir au franc, « détruire les structures (de) l’État profond » comme l’ENA, et pratiquer la « remigration », c’est-à-dire le retour des immigrés dans leur pays d’origine.

17h08 : 450 lycées perturbés, dont 50 bloqués

Le mouvement de contestation lycéenne contre une série de mesures gouvernementales n’a pas faibli ce lundi, avec 450 lycées perturbés, dont 50 bloqués, selon le ministère de l’Éducation, à la veille d’une nouvelle journée de mobilisation. Dans la matinée, le ministère avait fait état de chiffres bien inférieurs, puisqu’il avait alors recensé 120 lycées perturbés. « On se rapproche en fait des chiffres de jeudi dernier », a précisé le ministère. Un peu plus de 10 % des lycées français sont concernés ce lundi par ces blocages, barrages filtrants ou rassemblements. Divers incidents (feux de poubelles, jets de projectiles…) ont conduit à des dizaines d’interpellations.

16h53 : « Macron doit revenir ce soir sur les 80 km/h » pour 40 millions d’automobilistes

« M. Macron n’a plus le choix : il doit revenir ce soir sur la limitation de la vitesse à 80 km/h » instaurée en juillet dernier, a déclaré à l’AFP Pierre Chasseray, délégué général de 40 millions d’automobilistes, farouchement opposée à cette mesure. « C’est le moment de le faire », car « il est capital pour lui de renouer le lien avec les Français », a-t-il ajouté, en estimant que « la courbe de popularité de M. Macron s’est inversée à la suite de l’abaissement de la limitation de vitesse à 80 km/h », contestée par des associations d’automobilistes et certains élus locaux.

16h23 : Les patrons réunis à l’Élysée appellent à « baisser la pression fiscale »

Les représentants du patronat reçus ce lundi à l’Élysée aux côtés des leaders syndicaux et des responsables des collectivités locales ont appelé le président Emmanuel Macron à « baisser la pression fiscale ». « Nous demandons à ce que le gouvernement tienne bon pour éviter de garder la première place (au classement) des prélèvements obligatoires », a renchéri François Asselin, président de la Confédération des petites et moyennes entreprises.

16h20 : Le syndicat Alternative Police CFDT « tire la sonnette d’alarme »

« Les policiers sont non seulement harassés mais également très partagés sur la situation actuelle. Entre le devoir d’assurer leurs missions de maintien de l’ordre ainsi que de garantir la sécurité de tous et le sentiment d’être concernés par les revendications des gilets jaunes en matière de pouvoir d’achat, les policiers sont au bord de la rupture ! » indique le syndicat dans un communiqué. « Si aucune réponse politique concrète n’est apportée aux gilets jaunes, les policiers ne tiendront pas
encore plusieurs semaines de plus », prévient l’organisation.

15h48: Notre journaliste est au TGI de Paris pour suivre les comparutions immédiates

Après les nombreuses arrestations, samedi, en marge de la manifestation des « gilets jaunes », les comparutions immédiates débutent au tribunal de grande instance (TGI) de Paris.

Suivez vous souhaitez suivre son live-tweet dans sa totalité, c'est par ici.

15h37: Laurent Nunez rend hommage aux forces de l’ordre

Laurent Nunez, secrétaire d’État auprès du ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, a rendu hommage aux forces de l’ordre à Toulouse.

 

15h36: Des « gilets jaunes » bloquent un centre des impôts et une usine L’Oréal dans l’Allier

Des « gilets jaunes » bloquaient, ce lundi après-midi près de Vichy, un centre des finances publiques ainsi que l’accès à une usine du géant de la cosmétique L’Oréal, a-t-on appris auprès de la préfecture de l’Allier.

Une cinquantaine de manifestants ont bloqué en début de matinée l’entrée du centre d’impôts pour les particuliers de Cusset, précise la préfecture, confirmant une information du quotidien régional La Montagne. Des cadenas ont été posés sur les grilles d’entrée du bâtiment. Suite au blocage, la direction de l’administration a décidé de ne pas ouvrir ses portes pour la journée.

15h33: Les députés PS « attendent » l’allocution de Macron avant de déposer une motion de censure

Les députés socialistes vont « attendre » l’allocution publique d’Emmanuel Macron, lundi soir, avant de déposer une motion de censure commune avec les Insoumis et les communistes contre le gouvernement, a-t-on appris auprès du groupe.

« Le groupe socialiste attend de connaître les annonces du président de la République avant de déposer la motion », ont affirmé des sources au sein du groupe PS, en précisant que le texte pourrait être déposé mardi et non lundi comme initialement annoncé.

15h24: Emmaunel Macron « nous a écoutés », estime Yves Veyrier de Force ouvrière

« Emmanuel Macron nous a écoutés, nous verrons si nous avons été entendus », a déclaré Yves Veyrier, le secrétaire général du syndicat Force ouvrière, à la sortie de la réunion.

 

15h13: « Je pense à toutes les entreprises victimes d’une baisse d’activité », déclare François Asselin

« L’urgence vient à tous ceux qui ne vont pas passer de bonnes fêtes de Noël. Je pense à toutes les entreprises victimes d’une baisse d’activité importante et qui dans les semaines à venir risquent de le payer cher », a déclaré François Asselin, le président de la Confédération des petites et moyennes (CPME), sur le perron de l’Elysée.
« Nous ne voudrions pas que les entreprises se retrouvent les victimes collatérales d’une inflation fiscale », a ajouté celui qui plaide pour le retour des « heures supplémentaires nettes de taxes et nettes d’impôts », une mesure à ses yeux « très efficace et immédiate ».

 

14h48: Pour le président du Medef, « il est indispensable de donner des signaux ce soir »

« J’ai rappelé la nécessité impérieuse de baisser la pression fiscale. Il est indispensable de donner des signaux ce soir », a expliqué Geoffroy Roux de Bézieux, le président du Medef, à la sortie de la réunion. «Des positions contradictoires mais pas forcément antagonistes se sont exprimées», a-t-il ajouté.

14h47: « Aucune mesure n’a été annoncée », explique Hervé Morin

« Aucune mesure n’a été annoncée », a expliqué Hervé Morin, le président des régions de France, qui a lui aussi participé à la réunion.

14h45: « Nous n’avons eu aucun élément de réponse sur la réponse qui sera apportée ce soir »

« Nous avons eu cette réunion qui a été un long tour de table. En ce qui nous concerne, j’ai dit que nous vivions une crise sociale très importante (…) Qu’il fallait des réponses de court terme, en matière de pouvoir d’achat, sur l’électricité (…) mais aussi les salaires. Mais aussi l’écologie, qui ne doit pas être perdue de vue », a déclaré Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT.

« Nous n’avons eu aucun élément de réponse sur la réponse qui sera apportée ce soir (…) nous écouterons cela avec beaucoup d’attention mais aussi un peu d’inquiétude, je ne vous le cache pas, au vu de la situation », a-t-il ajouté.

14h44: La réunion à l'Elysée est terminée 

14h36: Erdogan accuse les défenseurs des droits de l’homme de fermer les yeux

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a accusé, ce lundi, les défenseurs des droits de l’homme de fermer les yeux sur les manifestations des « gilets jaunes » en France, soulignant qu’ils étaient en revanche prompts à critiquer Ankara.

Cette nouvelle sortie du président turc survient au lendemain de critiques que lui a adressées la ministre française de la Santé, Agnès Buzyn, qui l’a accusé d'« ingérence » pour avoir déploré samedi la « violence disproportionnée » des forces de l’ordre françaises face aux manifestations de « gilets jaunes » « Ceux qui défendaient les droits de l’homme pendant les manifestations de Gezi à Istanbul (en 2013) sont devenus aveugles, sourds et muets face à ce qui se passe à Paris », a fustigé le chef de l’Etat turc lors d’un discours télévisé.

14h02: Laurent Nuñez défend les interpellations de samedi

Laurent Nuñez a défendu lundi le bien-fondé des interpellations record réalisées samedi, critiquées par les défenseurs des libertés publiques, mais il a refusé de les désigner comme « des interpellations préventives ». « Il n’y a pas eu d’interpellations préventives. Il y a eu des contrôles préventifs qui ont été mis en place », a déclaré le secrétaire d’État à l’Intérieur.

« Ce sont des contrôles qui ont été faits sur réquisitions du procureur de la République et qui consistent à faire ouvrir les sacs, et interpeller les individus que l’on trouve en possession d’armes par destination. On constate une infraction et ensuite les individus sont placés en garde à vue, qui est le moment où les investigations se poursuivent. On constate ou pas la réalité de l’infraction, qui est la volonté ou non de participer à un attroupement armé », a-t-il justifié.

13h58: Chez Printemps, la chute des ventes atteint jusqu’à 30 %

« Les pertes de chiffre d’affaires sont colossales et ne seront pas rattrapées », a déclaré Pierre Pelarrey, directeur général du Printemps Haussmann.

Depuis le début du mouvement des «gilets jaunes», la baisse atteint 30 % à Paris, où l’emblématique magasin, boulevard Haussmann, était fermé ce samedi.

La chute des ventes a été de 25 % dans les magasins de province et d’environ 30 % dans certaines villes comme Marseille, Lyon et Bordeaux, a précisé le responsable.

13h40: Mounir Mahjoubi dénonce le « racisme » et « l’homophobie ordinaire » de Christophe Chalençon, l’une des figures des « gilets jaunes »

Mounir Mahjoubi, le secrétaire d’État au Numérique, a dénoncé sur Twitter le « racisme » et « l’homophobie ordinaire » de Christophe Chalençon, l’une des figures des « gilets jaunes ». Ce dernier l’avait qualifié de « ministre musulman et homosexuel ».

 

13h36: La Fondation Jean Jaurès prône une prime de 500 euros

Selon la Fondation Jean Jaurès, les mesures prises depuis l’élection d’Emmanuel Macron ont « dégradé » le pouvoir d’achat des Français. Dans une note publiée ce lundi​, la Fondation propose une « prime de rattrapage » de 500 euros pour l’année prochaine.
« Notre analyse montre qu’il y a bel et bien un sujet de pouvoir d’achat en France, de quelque côté qu’on le regarde », peut-on lire dans cette note, réalisée par l’Observatoire de l’économie.

13h33: Les « gilets jaunes » ont « peu d’espoir » de voir Macron annoncer « des mesures fortes »

Les « gilets jaunes » ont « peu d’espoir » de voir Emmanuel Macron annoncer des « mesures fortes et concrètes » lors de son allocution publique prévue ce soir, et se préparent déjà à un « acte V », a expliqué une des figures du mouvement protestataire. « Il va falloir des mesures fortes et concrètes tout de suite, mais on a peu d’espoir », a déclaré Laetitia Dewalle, figure de la contestation dans le Val-d’Oise.

« Ce qui est incontournable pour nous satisfaire, c’est le RIC, le référendum d’initiative citoyenne, remettre en place l’ISF, augmenter le Smic et les bas salaires par une baisse de cotisations sociales », a-t-elle détaillé. « Et s’il pouvait parler de la réduction des salaires des députés et des ministres, là on commencerait vraiment à pouvoir parler. »

Si vous ne savez pas ce qu’est le RIC, le référendum d’initiative citoyenne, on vous explique tout par ici​.

13h06 : Le Medef plaide pour une « issue » à la crise

Sur Twitter, l’organisation patronale s’est alarmée après la parution d’un article du Point affirmant que 863 entreprises ont mis leurs employés au chômage partiel.

 

12h51 : Le pouvoir d’achat dégradé depuis l’élection de Macron

Les mesures adoptées depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron à l’Elysée ont « dégradé » le pouvoir d’achat des « classes modestes et moyennes », selon un rapport de la Fondation Jean Jaurès, positionnée à gauche.

La fondation cible notamment la transformation par le gouvernement de l’impôt sur la fortune (ISF) et du crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE). Les auteurs du rapport proposent une prime de rattrapage « de 500 euros pour l’année prochaine. Une prime qui prendrait la forme d’un crédit d’impôt et qui » serait financée « en décalant à 2020 la baisse pérenne de charges pour les employeurs ».

12h18: La fréquentation des centres commerciaux a chuté de 17 % samedi

Les centres commerciaux ont connu samedi dernier leur « pire journée » depuis le début du mouvement des « gilets jaunes », avec un recul de 17 % de leur fréquentation, annonce lundi le Conseil national des centres commerciaux (CNCC) dans un communiqué.

La fréquentation avait reculé de 14,3 % le samedi 24 novembre et de 12,7 % le 1er décembre, comparé aux mêmes dates un an plus tôt, selon l’indice Quantaflow, basé sur un comptage automatique réalisé dans 280 centres commerciaux, sur les 800 que compte le pays, a indiqué Gontran Thüring, délégué général du CNCC. Ce recul est principalement dû aux « blocages complets ou filtrants des ronds-points d’accès aux sites périphériques qui subsistent dans de nombreuses régions ».

12h14: Quand Gérard Collomb s'érige en sauveur de la Fête des lumières de Lyon

« Plutôt que de répondre positivement aux propositions qui m’étaient faites d’interrompre la fête, j’ai pris l’initiative de me rendre au cœur des tensions qui vers 18h se concentraient sur la place Bellecour, pour les apaiser », a expliqué Gérard Collomb, le maire de Lyon, dans un message publié sur sa page Facebook.

L’ancien ministre a raconté la façon dont il aurait pacifié la situation, réussissant à convaincre les casseurs de se calmer et de faire demi-tour. « Je les ai interpellés en leur signifiant qu’ils ne pouvaient pas gâcher la fête des lumières, la fête de tous les Lyonnais, leur fête », a-t-il déclaré. C'est à lire par ici​.

12h11: « Nous ne pouvons pas accepter les arrestations préventives », tonne l’avocat Henri Leclerc

Ancien président de la Ligue des droits de l’homme et avocat depuis 60 ans, Henri Leclerc a réagi au sujet des manifestants arrêtés préventivement, samedi, en marge de la mobilisation des « gilets jaunes ». C'est à lire juste ici​.

11h56: Le Kremlin dément vouloir amplifier la révolte des « gilets jaunes » sur les réseaux sociaux

Le Kremlin a démenti lundi toute implication dans le mouvement des « gilets jaunes » et assuré que toute allégation sur un rôle joué par la Russie dans la contestation, notamment sur Internet, serait « de la diffamation ».

« Nous n’avons pas interféré et n’allons pas interférer dans les affaires internes d’aucun pays, y compris la France », a déclaré aux journalistes le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, qualifiant les événements d'« affaire exclusivement interne à la France ». Il répondait à une question sur les vérifications lancées par la France après la multiplication de faux comptes destinés à amplifier, sur les réseaux sociaux, la contestation des « gilets jaunes ».

11h48: 100 à 120 lycées perturbés

Selon le ministère de l’Education nationale, contacté par 20 Minutes, 100 à 120 lycées sont toujours perturbés, ce lundi. Près de 40 d’entre eux sont bloqués partiellement ou totalement. Un chiffre inférieur à ceux de la semaine dernière.

11h33: La contestation des « gilets jaunes » n’est pas une excuse pour freiner les ambitions climat, plaide la France à la COP24

La crise des « gilets jaunes » en France n’est pas seulement liée à la transition écologique, a estimé la France à la COP24, craignant que certains pays ne s’en servent pour « freiner » leurs ambitions en matière de lutte contre le réchauffement.

« Ce serait dangereux de mettre cette crise entièrement sur le dos de l’écologie, il s’agit d’un problème politique, économique et social plus large », a déclaré la secrétaire d’Etat française à la Transition écologique Brune Poirson, en marge de la 24e conférence de l’ONU sur le climat (COP24) en Pologne, précisant être à Katowice notamment pour « aider les pays à décoder » la situation française.

10h45: Les cheminots allemands portent, eux aussi, les gilets jaunes

L’ensemble des trains sur les grandes lignes en Allemagne sont à l’arrêt ce lundi matin en raison d’une grève des cheminots destinée à peser sur les négociations salariales.

A Nuremberg, en Bavière, une cinquantaine de manifestants vêtus de gilets jaunes étaient rassemblés, ce lundi matin à la gare, pour manifester. 

 

10h35 : Julien Coupat va faire l’objet d’un rappel à la loi

Julien Coupat, longtemps présenté comme le leader d’un groupe d’ultragauche qui avait été relaxé au printemps lors du procès dit de Tarnac, a été interpellé samedi matin à Paris. Il avait été placé en garde à vue pour « participation à un groupement formé en vue de commettre des violences ou des dégradations ». Selon nos informations, il va faire l’objet d’un rappel à la loi.

 

10h29: Emmanuel Macron a débuté la réunion avec les élus et partenaires sociaux

La réunion à l’Elysée entre le chef de l’Etat et les syndicats, les organisations patronales et les présidents d’associations d’élus, du Sénat, de l’Assemblée nationale et du Conseil économique, social et environnemental a débuté.

Près de 37 personnes sont présentes à cette réunion, dont le Premier ministre Édouard Philippe et 12 membres du gouvernement, pour tenter de trouver une issue à la crise des « gilets jaunes ».

10h09 : Les lycéens appellent à un mardi noir

L’Union Nationale Lycéenne Syndicale et Démocratique a appelé à un mardi noir ce 11 décembre. « Continuons les blocages et manifestations tout au long de la semaine, particulièrement le Mardi pour la #revanchelycéenne4 », a déclaré le syndicat.

« Nous partageons le constat que la politique du gouvernement est en échec total. Sur la question des suppressions de postes chez les enseignants, sur la question de la suppression des centres d’information, sur la question de la suppression des postes dans le service ferroviaire, ce qui empêche des lycéens de se déplacer à prix bas », a expliqué le secrétaire général Nathan Le Potier, sur Sud Radio.

10h06: Éric Ciotti demande à Emmanuel Macron de « changer radicalement d’attitude »

Le député LR Éric Ciotti a demandé à Emmanuel Macron, qui doit s’exprimer ce lundi soir sur la crise des « gilets jaunes », de « changer radicalement d’attitude », sur le fond comme sur la forme.

« Qu’il arrête avec le baratin, les entourloupes », a critiqué le député des Alpes-Maritimes sur France 2. « Ça fait un mois qu’il a l’attitude de Marie-Antoinette : le peuple réclame du pain, il leur dit : bon, on va leur donner de la brioche. Les mesures sur l’achat des véhicules électriques, tout ça était ridicule ».

10h01: Quatre personnes interpellées après le pillage d’un magasin de motos

 

9h59 : Un homme, soupçonné d’être l’auteur du graffiti sur l’Arc de Triomphe mis en examen

 

9h55: Les chambres de comparutions immédiates tournent à plein régime

On fait le point sur les 1.000 personnes placées en garde à vue à Paris, environ 900 majeurs et 100 mineurs, lors de la quatrième journée de mobilisation des « gilets jaunes », ce samedi. Notre journaliste Vincent Vantighem vous détaille tout juste en dessous.

 

9h51: La moitié des radars automatiques de France seraient hors service

Près de 250 radars auraient été détruits depuis le début du mouvement des « gilets jaunes », le 17 novembre dernier, révèle Europe 1. « Rien que la nuit dernière, il y en a encore eu six détruits dans l’Ain, en Isère et en Martinique (…) Au total, la moitié des radars automatiques du pays a été mis hors service », détaille la radio.

9h49: 67 % des Français font confiance à la presse écrite pour s’informer sur les « gilets jaunes »

D’après un sondage Harris Interactive, 67 % des Français font confiance à la presse écrite pour s’informer sur la mobilisation des « gilets jaunes ». « La presse écrite arrive derrière la radio qui suscite 68 % de confiance. Suivent les chaînes de télévision à 58 % », détaille le sondage.

9h44: Valérie Pécresse veut une augmentation des salaires nets

Valérie Pécresse « souhaite que les salaires nets augmentent », a expliqué la présidente de la région Ile-de-France au micro de Jean-Jacques Bourdin sur RMC. « Je pense qu’aujourd’hui il y a un décalage trop grand entre ce que paie l’entreprise, le salaire brut et ce que touche le salarié », a-t-elle affirmé.
« La situation est très grave, la France est au bord de la rupture et Emmanuel Macron doit en prendre conscience », a-t-elle alerté. Pour la présidente de la région Ile-de-France, « il ne faut plus manifester, parce qu’on risque d’abîmer l’image de la France. Si l’image de la France est abîmée, ce sont les petits et les plus pauvres qui vont en pâtir ».

9h41: Bruno Le Maire favorable à une « accélération » de la baisse des impôts

Le ministre des Finances, Bruno Le Maire, s’est déclaré favorable à une « accélération » de la baisse des impôts en France, mais s’est opposé à la suppression de la hausse de la CSG pour les retraités. « Je suis totalement ouvert à une l’accélération de la baisse des impôts », a affirmé le ministre sur RTL. « Je souhaite que nous accélérions la baisse des impôts et la baisse des taxes », a-t-il ajouté.

9h33: La justice recherche des magistrats pour renforcer les effectifs

Alors que près de 2.000 personnes ont été interpellées, samedi, dans toute la France, la justice manque de mains. Un appel à candidatures a été lancé parmi les magistrats « pour renforcer les effectifs », cette semaine, face à l’augmentation des comparutions immédiates prévues, a annoncé Céline Parisot, la présidente de l’Union syndicale des magistrats, au micro de Franceinfo.

9h28: « La ressource policière n’est pas inépuisable »

Après quatre journées de mobilisation, les forces de l’ordre sont épuisées. « La ressource policière n’est pas inépuisable », a prévenu Rocco Contento, le secrétaire départemental Paris Unité-SGP Police, sur Franceinfo. « Nous, on va les enfiler, les gilets », a-t-il ajouté.

Pour en savoir plus, vous pouvez lire l'article de notre journaliste sur le sujet, juste ici

9h26: La taxe carbone « a toujours du sens », pour la secrétaire d’Etat à l’écologie

La taxe carbone, à l’origine de la contestation des « gilets jaunes », « a toujours du sens » et devrait être rediscutée dans le cadre d’un nouveau pacte fiscal, a estimé Emmanuelle Wargon, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Transition écologique.

« Elle est légitime économiquement, elle a du sens, elle n’était pas acceptable socialement (…). On l’a entendu », a-t-elle déclaré sur France Inter en ajoutant que le gouvernement avait « eu raison à court terme d’annuler » la hausse de cette taxe prévue en 2019.

9h23: Emmanuel Macron face des élus et aux partenaires sociaux

Le chef de l’Etat doit s’entretenir, à partir de 10 heures, avec les présidents des associations d’élus locaux, du Sénat Gérard Larcher, de l’Assemblée Richard Ferrand et du CESE Patrick Bernasconi, en même temps que les cinq syndicats représentatifs (CGT, CFDT, FO, CFE-CGE et CFTC) ainsi que trois organisations patronales (Medef, CPME et U2P).

9h20 : La croissance française en baisse de 0,1 point au 4e trimestre

Les troubles liés aux manifestations des « gilets jaunes » feront perdre 0,1 point de croissance à la France sur le dernier trimestre de cette année, a estimé le ministre des Finances, Bruno Le Maire.

« Je pense que les événements actuels devraient nous faire perdre 0,1 point de croissance de notre richesse nationale au dernier trimestre », a affirmé le ministre sur RTL, refusant néanmoins de revoir pour l’instant à la baisse la croissance pour l’ensemble de l’année, attendue à 1,7 % par le gouvernement.

9h: Bonjour et bienvenue dans ce live

Deux jours après la quatrième journée de mobilisation des « gilets jaunes », suivez en direct avec nous les réactions. Emmanuel Macron devrait s’exprimer, à 20 heures, depuis l’Elysée.