«Gilets jaunes» à Toulouse: Le mouvement se structure mais se refuse à désigner des représentants

MOUVEMENT Réunis en assemblée générale dimanche après-midi, les « gilets jaunes » de la région toulousaine ont décidé de se structurer tout en refusant de désigner des représentants…

20 Minutes avec AFP

— 

Lors de la manifestation des
Lors de la manifestation des — N. Stival / 20 Minutes

Ils s’étaient donné rendez-vous sur le parking de Sesquières. Près de 500 «gilets jaunes» de l’agglomération toulousaine ont répondu présents dimanche après-midi à l’appel lancé sur les réseaux sociaux il y a quelques jours pour se structurer.

Réunis en assemblée générale, tour à tour, des mères de famille, des étudiants, des chômeurs, des enseignants, des aides soignants, des informaticiens ont pris le micro et expliqué leur point de vue en trois minutes chronométrées. Certains ont proposé qu’un tirage au sort de «gilets jaunes» soit mis en place pour faire en entendre leurs voix auprès du gouvernement, ne se reconnaissant pas dans les «gilets jaunes» invités sur les plateaux télé en leur nom.

D’autres, opposés à toute idée de représentation, ont proposé une plate-forme numérique permettant de voter des revendications, et à laquelle le gouvernement aura directement accès. A l’issue du vote, «une majorité a exprimé son désaccord d’avoir des représentants», a indiqué à l’AFP le «gilet jaune» Olivier Garrigues, un ouvrier agricole de 38 ans.

L’idée d’une plateforme numérique nationale rassemblant les revendications de tous les «gilets jaunes» a par contre été retenue. Ils ont décidé de se réunir à nouveau dans les prochains jours.