«Gilets jaunes»: Les mesures annoncées trop tardives pour huit Français sur dix

SONDAGE Si 79 % des Français interrogés considèrent qu’elles interviennent trop tard, ils sont également 69 % à considérer qu’il s’agit d'« un premier pas dans la bonne direction » mais qu’elles « ne vont pas assez loin »...

20 Minutes avec AFP

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(Photo d'illustration) Les « gilets jaunes », ce mouvement social disparate, mais de plus en plus populaire.
(Photo d'illustration) Les « gilets jaunes », ce mouvement social disparate, mais de plus en plus populaire. — GEORGES GOBET / AFP

Les mesures annoncées mardi par le gouvernement « interviennent trop tard » pour huit Français sur dix, mais sont pour les deux-tiers d’entre eux l’occasion d’ouvrir le dialogue pour les « gilets jaunes », selon un sondage OpinionWay diffusé ce jeudi.

Si 79 % des Français interrogés considèrent qu’elles interviennent trop tard, ils sont également 69 % à considérer qu’il s’agit d'« un premier pas dans la bonne direction » mais qu’elles « ne vont pas assez loin ».

L’occasion d’un dialogue avec le gouvernement

Pour 65 %, les mesures annoncées « sont l’occasion pour les gilets jaunes d’ouvrir le dialogue avec le gouvernement », selon cette enquête pour Public Sénat.

Seuls 38 % des Français considèrent en revanche que ces mesures « rendent injustifié le maintien des manifestations prévues » et 27 % qu’elles sont suffisantes pour répondre aux revendications des « gilets jaunes ».

Le gouvernement a notamment annoncé mardi la suspension pendant six mois de la hausse des taxes sur les carburants, puis mercredi son annulation pour 2019.

La grande concertation ? Une « bonne solution »

Pour plus d’un Français sur deux (55 %), la grande concertation locale voulue par Emmanuel Macron est « une bonne solution pour faire des propositions utiles ».

La capacité du chef de l’État à réformer le pays semble en revanche limitée aux yeux des Français interrogés. Un sur trois estime qu’il peut mener à bien la loi bioéthique (36 %), la réforme de l’assurance chômage (34 %) ou la réforme fiscale (34 %).

Ils ne sont que 29 % à penser qu’il peut mener à terme « une réforme constitutionnelle » et 28 % la réforme des retraites.

Enquête réalisée en ligne les 5 et 6 décembre auprès de 1.002 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d’erreur de 1,4 à 3,1 points.