VIDEO. «Arrêtez de mettre la France à feu et à sang»: Une «foulard rouge» exaspérée par les «gilets jaunes»

RIPOSTE Sur les réseaux sociaux, un collectif d’opposants aux « gilets jaunes » s’est créé : les « foulards rouges ». Ces derniers réclament l’arrêt des blocages et des violences…

Manon Aublanc

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La manifestation des «gilets jaunes» à Paris a été marqué par de nombreuses violences
La manifestation des «gilets jaunes» à Paris a été marqué par de nombreuses violences — LAURENT BENHAMOU/SIPA

Depuis le 17 novembre dernier, les week-ends se suivent et se ressemblent pour les «gilets jaunes», mobilisés contre la hausse de la taxe sur le carburant. Après l’acte 3 de leur mobilisation, ce samedi, les «gilets jaunes» envisagent de poursuivre leurs actions ce weekend. Mais le mouvement ne fait pas l’unanimité : les « foulards rouges » réclament l’arrêt des blocages.

Sur les réseaux sociaux, un collectif d’opposants aux « gilets jaunes » s’est créé : les « foulards rouges ». Ces derniers réclament l’arrêt des blocages et des violences, qui ont notamment émaillé des manifestations ce samedi. « Ils mettent à mal l’économie française et les économies personnelles des Français », a expliqué Agnès, l’une des « foulards rouges », ce mardi, au micro de RMC.

« Les gens n’arrivent plus à travailler correctement car ils sont bloqués »

« Arrêtez les blocages ! Arrêtez de mettre la France à feu et à sang, arrêtez de mettre à mal notre économie, on en a marre », a poursuivi cette aide-soignante, mère de quatre enfants. Si elle assure qu’elle comprend le mouvement et les revendications des « gilets jaunes », Agnès conteste la méthode employée par les manifestants.

« On est tous dans la même situation. Mais ils mettent à mal l’économie française et les économies personnelles des Français. Les commerçants, les artisans, les salariés, les ouvriers… Les gens n’arrivent plus à travailler correctement car ils sont bloqués. Ça commence à bien faire. Une majorité de Français en ont marre », a-t-elle expliqué au micro de Jean-Jacques Bourdin.

Le gouvernement entame une sortie de crise

S’ils sont près de 20.000 «foulards rouges» sur Facebook, aucune manifestation n’est prévue, pour éviter d’attiser la violence envers les « gilets jaunes », a conclu Agnès.  Le gouvernement a entamé une sortie de crise, ce mardi, en lançant un moratoire de six mois sur la hausse de la fiscalité sur le carburant.

Edouard Philippe, le Premier ministre, a également annoncé la suspension pendant six mois de trois mesures fiscales devant entrer en vigueur le 1er janvier 2019 : la hausse de la taxe carbone, sur l’essence, le fioul et le diesel, la convergence de la fiscalité du diesel avec celle de l’essence et l’alignement sur la fiscalité des particuliers de la fiscalité du gazole des entrepreneurs non routiers. Il a aussi précisé que les tarifs du gaz et de l’électricité « n’augmenteront pas pendant l’hiver ».