VIDEO. «Gilets jaunes»: Le mouvement pourrait coûter plus de 13 milliards d'euros à l'agroalimentaire

MOBILISATION L’association nationale des industries alimentaires demande un arrêt des blocages…

20 Minutes avec AFP

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Des gilets jaunes bloquent le péage de Saint-Quentin Fallavier, le 1er décembre 2018.
Des gilets jaunes bloquent le péage de Saint-Quentin Fallavier, le 1er décembre 2018. — SIPA

Le mouvement des « gilets jaunes » perturbe grandement le circuit des produits alimentaires. Entre blocages et gaspillage, la facture pourrait s’élever à 13 milliards d’euros pour les entreprises du secteur, selon l’Association nationale des industries alimentaires (Ania).

A l’approche des fêtes de fin d’année, qui représentent traditionnellement 20 % du chiffre d’affaires annuel de ces entreprises, les blocages créent de « lourdes pertes pour l’ensemble du secteur agroalimentaire ». Elles « pourraient s’élever à 13,5 milliards d’euros, concernant avant tout des PME » a indiqué l’Ania dans son communiqué en s’inquiétant de la mise en péril « de la pérennité des entreprises ».

L’association demande l’arrêt des blocages

Ce mouvement a des conséquences directes sur le commerce des produits alimentaires : circuits de production désorganisés, chômage technique, commandes annulées, ruptures d’approvisionnement ou encore « gaspillage alimentaire » de produits frais dû à une « saturation des entrepôts ».

L’Ania dénonce aussi des conséquences négatives pour l’exportation de certaines denrées alimentaires en raison du « blocage de nombreux ports ». Le secteur est composé de 18.365 entreprises, dont 98 % de petites et moyennes entreprises, réalisant 170,6 milliards d’euros de chiffre d’affaires, dont 22 % est réalisé à l’exportation.

« Notre secteur est en péril, certaines entreprises ne sont plus en capacité de produire et de livrer. Les conséquences sur le chiffre d’affaires et l’emploi sont irréversibles. Nous demandons aux pouvoirs publics que ces blocages cessent au plus vite et soient de toute urgence qualifiés de force majeure pour limiter l’impact des pénalités logistiques de la part de nos clients distributeurs » déclare Richard Girardot, président de l’association, et ancien patron de Nestlé France. Le gouvernement, lui, n’a pas communiqué de chiffre officiel concernant l’impact du mouvement sur la croissance.