Marseille: Une femme blessée par une grenade lacrymogène est décédée, une autopsie demandée

FAITS DIVERS Une femme de 80 ans se trouvait chez elle samedi près de la Canebière, lorsqu’un projectile de grenade lacrymogène l’a heurtée au visage…

20 Minutes avec AFP

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Un manifestant assis devant les CRS, à Marseille.
Un manifestant assis devant les CRS, à Marseille. — Adrien Max / 20 Minutes

Une femme de 80 ans blessée dans son appartement par des éléments d’une grenade lacrymogène tirée lors des incidents qui ont suivi les manifestations organisées samedi à Marseille, est morte dimanche au bloc opératoire. La vieille dame se trouvait chez elle, fermant les volets de son appartement situé au quatrième étage d’un immeuble proche de la Canebière, lorsqu’un projectile l’a heurtée au visage, a-t-on appris lundi de sources concordantes.

Transportée à l’hôpital de la Timone puis à l’hôpital de la Conception, elle y a été opérée mais est décédée « d’un choc opératoire », a déclaré le procureur de la République à Marseille, Xavier Tarabeux. « On a retrouvé chez elle des plots de grenades », a précisé le procureur. Mais « à ce stade, on ne peut pas établir de lien de cause à effet entre la blessure et le décès », a précisé Xavier Tarabeux. Une autopsie doit être pratiquée lundi.

Une personne « à la santé fragile »

« La dame était en train de fermer ses volets pour éviter les fumées de bombes lacrymogènes et en a reçu une en pleine face », a, pour sa part, assuré Salim Moussa, avocat d’une amie de la victime qui habite l’immeuble en face. Et d'affirmer : « Le projectile qui l’a touché est bien une bombe lacrymogène.»

Pour rappel, des incidents violents avaient éclaté samedi en fin de journée sur le Vieux-Port, puis sur la Canebière, après une journée marquée par plusieurs manifestations dans la cité phocéenne, à l’appel des « gilets jaunes », de la CGT mais aussi d’un collectif né après la mort de huit personnes dans l’effondrement de deux immeubles début novembre.