Toulouse: Des échauffourées en marge de la manifestation des lycéens, tram et métro perturbés

MOBILISATION Plusieurs lycées de l’agglomération toulousaine et des départements limitrophes étaient bloqués partiellement ce lundi matin pour demander notamment l’abrogation de la réforme du bac. Des échauffourées ont eu lieu en marge des manifestations…

B. C. et N. S.
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Des lycéens face aux policiers sur la place du Capitole, à Toulouse, le 3 décembre 2018.
Des lycéens face aux policiers sur la place du Capitole, à Toulouse, le 3 décembre 2018. — B. Colin / 20 Minutes
  • Près de 700 nombreux lycéens ont manifesté ce lundi à Toulouse et dans sa région pour s’opposer à la réforme du bac et à Parcoursup'.
  • Des échauffourées ont eu lieu dans la Ville rose. Onze interpellations ont eu lieu.

L’appel avait été lancé en fin de semaine dernière à l’appel de l'Union nationale lycéenne, dans le sillage de la mobilisation des « gilets jaunes ». Ce lundi matin, plusieurs centaines de lycéens de l’agglomération toulousaine y ont répondu.

Dans l’après-midi, lors de la manifestation en ville, des échauffourées ont eu lieu. A plusieurs reprises, les forces de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser les lycéens, notamment sur les boulevards et la place du Capitole où le marché de Noël a été fermé en matinée ainsi que de nombreux commerces.

Au cours de l’après-midi, onze personnes avaient été interpellées. Selon un bilan de la préfecture, sept policiers et un sapeur-pompier ont été blessés par des projectiles.

Barrages filtrants devant certains établissements

Plus tôt dans la matinée, des établissements scolaires de la Haute-Garonne ont été touchés par des mobilisations d’élèves, en particulier à Toulouse.

A Raymond-Naves, les entrées ont été obstruées par des poubelles. Des blocages partiels sont aussi recensés à Saint-Sernin, Toulouse-Lautrec, Stéphane-Hessel (Jolimont) ou encore Berthelot. Une manifestation du côté de Déodat perturbait le service de tramway.

C’est aussi le cas à Muret, à Fronton au nord de Toulouse, ou encore à Albi dans le Tarn. « Nous sommes un peu la génération sacrifiée, observe Léa, en Terminale S à Fronton. Avec Parcoursup, il y a des universités qu’on ne pourra pas intégrer. Il faut faire partie des élites et on ne peut pas avoir dix premiers dans la même classe. »

Mobilisation des lycéens à Fronton, le 3 décembre.
Mobilisation des lycéens à Fronton, le 3 décembre. - N. Stival / 20 Minutes

« Je suis en seconde et l’année prochaine il va falloir choisir trois enseignements d’exploration, indique son camarade Lenny. Je sais quel métier je veux faire, mais pas quelle matière prendre pour y aboutir. On est perdus, les profs ne savent pas quoi répondre, ils ne connaissent quasiment rien sur cette réforme. »

Ce lundi matin, le rectorat a mis en place une cellule de veille en coordination avec les proviseurs des établissements concernés pour que les conditions de sécurité soient assurées.

Parmi les revendications des élèves, on note l’abrogation de la réforme du bac, de Parcoursup ou le libre accès à l’enseignement supérieur. Des gilets jaunes présents à proximité de la manifestation au niveau du lycée Berthelot ont indiqué que « c’est Macron qui a mis les jeunes dans la rue » et qu’ils étaient là « pour éviter des violences ».