VIDEO. «Gilets jaunes»: «L'image accueillante de Paris et de la France massacrée»

TOURISME « Je considère que les fêtes de Noël sont compromises, voire fichues », Roland Héguy, président de la Confédération des Acteurs du Tourisme...

20 Minutes avec AFP
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Les professionnels du tourisme craignent d'importantes répercussions après la manifestation des «gilets jaunes» le 1er décembre 2018
Les professionnels du tourisme craignent d'importantes répercussions après la manifestation des «gilets jaunes» le 1er décembre 2018 — FRANCOIS GUILLOT / AFP

Les fêtes de Noël sont-elles « fichues » pour les professionnels du secteur ? Roland Héguy, président de la Confédération des Acteurs du Tourisme, s’est inquiété ce dimanche de voir « massacrée l’image accueillante de Paris et de la France » au lendemain des violences et des dégradations commises lors des manifestations des «gilets jaunes».

 

« Cette manifestation hier a massacré l’image accueillante de Paris et de la France. Je considère que les fêtes de Noël sont compromises, voire fichues », a déclaré à l’AFP Roland Héguy, qui préside aussi la principale organisation du secteur hôtelier, l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (Umih).

Des conséquences « dramatiques » pour le commerce

« C’était un samedi, et la semaine prochaine il peut y avoir "bis repetita". Ces images insoutenables de scènes d’émeutes vont décourager non seulement les touristes étrangers bien sûr, parce qu’elles sont choquantes et inquiétantes, mais aussi les Français, qui vont rentrer chez eux », a-t-il estimé.

 

Jeudi dernier déjà, la grande distribution avait averti qu’un nouveau week-end de blocage aurait des conséquences « dramatiques » pour le commerce, dont les ventes ont chuté de 35 % le premier samedi de mobilisation, et de 20 % le suivant, car les clients « ne peuvent plus faire leurs achats à la veille des fêtes ».

« Nous voulons que tout cela cesse le plus rapidement, que le gouvernement et les manifestants se parlent. Il faut qu’on arrête ces manifestations tous les samedis, il faut aller très vite », a jugé Roland Héguy.

« Régler tout cela sans parler d’état d’urgence »

Selon lui, le gouvernement « peut régler tout cela très rapidement sans parler d’état d’urgence ». « Avec toutes les images qui sont allées dans le monde entier, si on met en place l’état d’urgence, il faudra encore des mois et des mois pour gommer cela », s’inquiète-t-il.

« Après les attentats, il a fallu faire un travail de fond avec le Quai d’Orsay, Atout France et les professionnels pour redorer l’image de la France, et au moment où on repartait dans de bonnes conditions, avec ces manifestations et ces images, on repart à zéro ! », a-t-il déploré.

L’Umih réunira lundi un « comité d’action sociale et de soutien » pour venir en aide aux professionnels touchés par les dégradations.