«Gilets jaunes»: Un représentant reçu à Matignon quitte la réunion parce qu'elle n'est pas être filmée

MOBILISATION Il a cependant confirmé qu’un autre « gilet jaune » se trouvait toujours à l’intérieur... 

20 Minutes avec AFP

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Jason Herbert, l'un des représentants du mouvements des
Jason Herbert, l'un des représentants du mouvements des — Philippe LOPEZ / AFP

Il souhaitait que « l’entretien soit filmé et retransmis en direct à la télévision ». Alors qu’une rencontre était organisée entre deux « gilets jaunes » et le Premier ministre, Edouard Philippe, ce vendredi à Matignon, l’un des deux représentants du mouvement a quitté la réunion.

A la veille de « l’acte 3 » de leur mobilisation, Edouard Philippe et François de Rugy, le ministre de la Transition écologique, devaient s’entretenir, ce vendredi, avec deux représentants de la délégation des « gilets jaunes » qui dénonce la hausse des taxes sur le carburant. Mais la réunion a été très vite écourtée : l’un des deux « gilets jaunes » souhaitait que la rencontre soit filmée et diffusée en direct. « Je souhaitais et j’ai demandé à plusieurs reprises à ce que cet entretien soit filmé et retransmis en direct à la télévision, cela a été refusé », a déclaré Jason Herbert. Il a confirmé qu’un autre « gilet jaune » était toujours à l’intérieur.

« Je parle de menaces d’agression, verbales ou physiques, notre vie est en jeu »

Le jeune homme était arrivé à Matignon vers 14h30, une demi-heure après l’horaire prévu. Depuis l’annonce du rendez-vous jeudi matin, le cabinet d’Edouard Philippe n’a jamais été en mesure de dire qui et combien de personnes seraient reçues. « Aujourd’hui nous ne sommes que deux, nous avons tous reçu d’énormes pressions. Je parle de menaces d’agression, verbales ou physiques, notre vie est en jeu », a affirmé Jason Herbert, l’un des meneurs des « gilets jaunes » en Charente.

Le second « gilet jaune » reçu par Edouard Philippe et le ministre de la Transition écologique François de Rugy est arrivé par une porte dérobée, sans passer devant la presse. Ni Matignon ni Jason Herbert n’ont voulu révéler son identité. Les pressions « ont été à 99 % de la part d’autres "gilets jaunes" (…) pas des personnes pacifiques, des personnes radicales », a indiqué Jason Herbert.