Blocage des «gilets jaunes»: Castaner et Philippe en soutien aux forces de l'ordre dans une caserne de police parisienne ce soir...
MOBILISATION Revivez avec « 20 Minutes » « l’acte 3 » de mobilisation des « gilets jaunes » ce samedi 1er décembre à Paris et en régions…
L’ESSENTIEL
- Le mouvement des « gilets jaunes » ne faiblit pas. Il s’agit du troisième week-end de manifestation depuis le 17 novembre.
- Il y a eu de nombreux rassemblements peu partout en France.
- Le dispositif a mobilisé une cinquantaine d’unités de forces mobiles, soit environ 5.000 hommes à Paris. Par rapport à la semaine dernière, cela représente 2.000 hommes de plus.
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Le Premier ministre et le ministre de l’Intérieur sont arrivés vers 22 heures à la caserne de police Bessières (Paris XVIIe) qui abrite notamment une compagnie de sécurisation et d’intervention. Véhicules et restaurants incendiés, magasins saccagés et pillés, forces de l’ordre et de secours prises à partie : du quartier de l’Opéra à la prestigieuse avenue Foch en passant par la rue de Rivoli, les scènes de guérilla urbaine se sont répétées dans plusieurs quartiers huppés de la capitale, éclipsant le message porté ailleurs en France par des dizaines de milliers de « gilets jaunes ».
« Nous étudierons toutes les procédures qui nous permettront de sécuriser plus encore », a souligné le ministre sur BFM-TV. Questionné sur la possibilité d’instaurer l’état d’urgence, Christophe Castaner a répondu : « Tout ce qui permettra de sécuriser plus, moi je n’ai pas de tabou. Je suis prêt à tout regarder ».
Plus de 30 blessés ont été recensés, dont un manifestant qui s'est fait arraché la main, indiquent la préfecture et les pompiers à France 3 Centre-Val de Loire.
Ils ont déclenché des feux dans la préfecture et dans d’autres locaux administratifs voisins, a expliqué une porte parole de la préfecture.
Cette décision fait suite aux graves violences à Paris en marge de la manifestation des « gilets jaunes », a annoncé Matignon. Le Premier ministre, qui devait se rendre en Pologne dimanche après-midi et lundi, « restera en France » et a demandé au ministre de la Transition Ecologique François de Rugy « de mener la délégation française » à la COP, a précisé son entourage.
Elle a été blessée lorsqu'une grille du jardin des Tuileries a été descellée dans l'après-midi
Le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner est sur le plateau du JT de TF1.
A Toulouse, nos journalistes sur place ont constaté de nombreux dégâts sur les boulevards et interrogé un commerçant de la place Jeanne d'Arc.
« Aucune cause ne justifie que les forces de l'ordre soient attaqués, que des commerces soient pillés (...), que des passants et des journalistes soient attaqués, que l'Arc de triomphe soit souillé. », a-t-il encore affirmé.
« Ce qu'il s'est passé aujourd'hui à Paris n'a rien à voir avec l'expression d'une colère légitime ». Le président de la République condamne fermement les actions des casseurs à Paris et annonce qu'il ne répondra à aucune question sur le sujet.
Il débute par un bilan des discussions au G20, notamment sur l'écologie et la Cop 24 à venir
Plusieurs incendies sont en cours dans le centre-ville
« Un petit groupe déterminé à en découdre avec les forces de l’ordre » se trouvait toujours en début de soirée sur la place de la République, en centre-ville, « en train de s’en prendre aux décorations de Noël et au mobilier urbain notamment », selon la préfecture. Deux incendies, allumés à proximité de la préfecture, avaient été éteints, a encore précisé la préfecture, qui ne communiquait toutefois aucun chiffre du nombre de manifestants.
A la suite de plusieurs incidents dans le centre-ville, des personnes ont été blessées et des vitrines de commerces et du mobilier urbain ont été détériorés. Le préfet de la Haute-Garonne « condamne avec la plus grande fermeté ces faits de violence qui menacent la sécurité de nos concitoyens.»
Dans un communiqué, la ville de Toulouse annonce l'annulation du « coup d'envoi traditionnel des festivités de Noël qui devait avoir lieu aujourd’hui, samedi 1er décembre au square de Gaulle, pour des raisons de sécurité. » Le marché de Noël de la place du Capitole est également fermé ce samedi soir, par « mesure de précaution ».
Une grille du jardin des Tuileries, côté rue de Rivoli, a été descellée par des manifestants.
Une personne a été blessée. La brigade de sapeurs-pompiers de Paris est en cours d’intervention. Pour l’heure, on ne connaît pas la nature des blessures de la victime.
Les grands magasins des Galeries Lafayette et du Printemps ont été évacués en raison des violences liées aux « gilets jaunes », ont constaté des journalistes de Reuters.
La première journée nationale d'action le 17 novembre avait rassemblé 282.000 personnes, et la deuxième 106.000, dont 8.000 à Paris, selon les chiffres du ministère de l'Intérieur.
Plusieurs milliers de manifestants ont défilé dans le calme samedi à Paris à l’appel de la CGT, pour réclamer un infléchissement de la politique du gouvernement et soutenir les chômeurs, ont constaté des journalistes de l’AFP.
Les manifestants, 15.000 selon les organisateurs, 2.100 selon la police, ont rallié le siège de l’Unédic, rue Traversière (XIIe) depuis la place de la République, sans incident et entourés d’un imposant service d’ordre de la CGT. Ils étaient en cours de dispersion peu avant 17h00.
La maire de Paris Anne Hidalgo a fait part de sa « profonde indignation » et de sa « grande tristesse » face aux violences dans la capitale en marge de la mobilisation des « gilets jaunes ».
« J’éprouve une profonde indignation et une grande tristesse face à ces violences au cœur de Paris. Elles sont inacceptables », a déclaré la maire socialiste sur Twitter.
« Notre pays est confronté à une crise majeure. Elle ne peut être résolue que par le dialogue. Nous devons au plus vite retrouver ce chemin », a-t-elle poursuivi.
Une centaine de « gilets jaunes » a déambulé ce samedi après-midi sur le marché de Noël de Strasbourg au terme d’une manifestation marquée par de brèves échauffourées en milieu de journée et une interpellation, ont constaté des journalistes de l’AFP.
Criant « Macron démission ! », « Macron t’es foutu, les gilets sont dans la rue » ou entonnant la Marseillaise, les « gilets jaunes » ont traversé dans le calme tout l’hyper-centre de Strasbourg, au milieu d’une foule compacte venue profiter du marché de Noël.
Vers midi, de brèves échauffourées ont eu lieu aux abords de la Grande Ile de la ville lorsque quelques « gilets jaunes » ont tenté de quitter le trajet prévu de la manifestation pour partir en direction du marché de Noël dont les accès sont très sécurisés.
Ils se sont fait refouler par les forces de l’ordre et des gaz lacrymogènes et matraques ont été utilisés pendant quelques minutes, a constaté un photographe de l’AFP.
Une personne a été interpellée pour rébellion, a-t-on appris auprès de la préfecture du Bas-Rhin.
Les forces de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogènes à plusieurs reprises, notamment quand des manifestants, certains équipés de casques, masques et lunettes de plongée, ont tenté de prendre la direction de la gare SNCF.
Repoussés sur le grand boulevard qui enserre le centre historique de la Ville rose, des groupes ont érigé des barrages avec quelques barrières et ont mis le feu à des cartons.
Ils ont là encore été repoussés par des CRS, cibles de projectiles.
Ces gilets jaunes ont alors fait la jonction sur le boulevard, plongé dans l’épaisse fumée des grenades lacrymogènes, avec une autre manifestation organisée par la CGT et regroupant quelques centaines de personnes derrière une banderole proclamant : « Plein emploi, augmentation des salaires, tous ensemble ».
Ouest-France indique que le cortège si dirige finalement vers la préfectrue de la ville après quelques divergences sur le point de chute à trouver.
Les incidents entre « gilets jaunes » et forces de l’ordre en cours depuis ce samedi matin à Paris « discréditent les mouvements sociaux » et vont même à leur encontre car « ça fait peur aux gens de manifester quand on voit de telles violences », a déclaré à l’AFP le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez.
« On sait bien qu’il y a un certain nombre de groupes, qui sont peu nombreux mais qui font beaucoup de dégâts, et qui discréditent les mouvements sociaux », a-t-il relevé en marge d’une manifestation organisée dans la capitale à l’appel de son syndicat.
Les gendarmes estiment le nombre de manifestants à 22.000, comme samedi dernier. 780 actions ont été menées ou sont en cours, notamment sur l’A9, l’A63, la N 10, et à l’aéroport de Nantes-Atlantique, rapporte le Parisien.
Après avoir formé une haie d’honneur place de la mairie, une centaine de « gilets jaunes » ont rejoint dans la matinée le cortège syndical CGT, FO, FSU devant la préfecture de Bretagne avant de marcher dans les rues de la ville, rejoints par d’autres « gilets jaunes » ainsi que des syndicalistes.
« On divague, on est des "gilets jaunes", on n’est pas cadrés mais ça se passe bien », assure Benoît, barbu, la quarantaine. « Nous sommes passés à côté du cortège de la CGT, mais on ne fait pas partie de la CGT », tient-il toutefois à préciser. « Là, ils nous suivent, ils sont derrière nous, et nous on est devant. On est les "gilets jaunes", à aucun moment il n’y a d’affiliation à un syndicat. S’ils veulent se mélanger à nous, ils tombent les drapeaux et mettent un gilet jaune », poursuit-il.
Côté CGT, on met en avant la proximité des revendications. « Nous avons joint à nos revendications initiales contre le chômage et la précarité des revendications de salaire, avec notamment le SMIC à 1800 euros », souligne Hervé Couvert, de la CGT Finances publiques. « Les "gilets jaunes" sont l’expression légitime d’un grand mécontentement, de beaucoup de colère de la population qui en a marre d’être méprisée par un gouvernement complètement hors sol, qui souffre de l’absence de services publics », ajoute le représentant syndical.
Barrages filtrants et fouille des sacs. Les « gilets jaunes » ont dû montrer patte blanche pour accéder aux Champs-Elysées, ce samedi pour l'« acte 3 » de leur mobilisation. Vers 11 heures, il n’y avait pas foule aux différents points de contrôle donnant accès à l’avenue. Et pour cause, l’artère a été désertée par les manifestants – à midi 5.500 avaient été recensés, le ministère de l’Intérieur en annonçait 8.000 samedi dernier – au profit de la place de l’Etoile où il y a des heurts avec les forces de l’ordre.
Le reportage de notre journaliste sur place est à retrouver par ici.
Plus d’un millier de manifestants se sont élancés samedi au son des sifflets peu avant 14h30 de la place de la République, à l’appel de la CGT, pour réclamer un infléchissement de la politique du gouvernement.
La banderole de tête réclamait : « Droit au travail et à un revenu de remplacement pour tous les privés d’emploi ».
Des manifestants arboraient des drapeaux rouges ou blancs avec le logo de la CGT, d’autres ceux de la FSU ou de Lutte ouvrière.
Parmi les manifestants, beaucoup de gilets rouges de la CGT, mais aussi quelques « gilets jaunes », dont la manifestation avait lieu en même temps sur les Champs-Elysées, sur fond de violences et d’affrontements avec les forces de l’ordre autour de l’arc de Triomphe.
Des dégradations « importantes » ont été commises à Charleville-Mézières (Ardennes) en marge d’une manifestation des « gilets jaunes », ce qui a conduit à trois interpellations, a-t-on appris de source préfectorale.
« Depuis ce matin, au plus fort des manifestations, il y 500 à 600 manifestants avec une frange de 40 casseurs qui se sont livrés à des exactions et à des dégradations importantes sur le mobilier urbain, avec des incendies », a déclaré à l’AFP Marie Cornet, sous-préfet des Ardennes, confirmant une information de L’Union.
Des projectiles, notamment des boules de pétanque, ont été lancés, faisant un blessé léger chez les forces de l’ordre, d’après la même source.
Dans l’après-midi, « il y avait encore divers petits groupes se dispersant à droite et à gauche, et commettant des actions de dégradation », a dit Marie Cornet.
Le chef de file de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a dénoncé l'« incroyable acharnement contre les manifestants pacifiques place de l’Etoile » en haut des Champs Elysées où de violents heurts ont éclaté en marge de la mobilisation des « gilets jaunes ».
« Très tôt ce matin, des individus équipés et déterminés (…) ont fait preuve d’une grande violence. Les forces de l’ordre ont fait l’objet d’attaques qu’elles ont qualifiées elles-mêmes d’une violence rarement atteinte. Nous avons procédé, à l’heure à laquelle je parle, à plus de 107 interpellations, ce qui est un nombre considérable », a déclaré le chef de gouvernement depuis la préfecture de police de Paris.
Edouard Philippe, qui avait annulé son déplacement au Conseil national de LREM pour se rendre à la préfecture de police, s’est dit choqué « par la mise en cause de symboles qui sont les symboles de la France, le fait que l’Arc de Triomphe ait été tagué, le fait qu’autour du tombeau du soldat inconnu, une manifestation violente puisse avoir lieu ».
« Nous sommes, a ajouté M. Philippe, déterminés à faire en sorte que rien ne soit excusé à ceux qui ne viennent sur place que dans la seule volonté de casser, de provoquer les forces de l’ordre, de porter soit un discours révolutionnaire soit des préoccupations qui n’ont rien à voir avec les questions qui ont été évoquées par le président de la République et que le gouvernement entend régler. »
Environ 150 « gilets jaunes », selon la police, s’étaient rassemblés dans la matinée sur un rond-point proche de l’aéroport, filtrant les voitures avant de décider de les laisser circuler. Une opération « parking gratuit » a également été organisée.
Une cinquantaine de manifestants, la plupart membres du collectif militant « Nantes révoltée », ont investi une première fois en milieu de matinée le hall 4 de l’aéroport puis ont réussi à forcer une porte et à se rendre sur le bord du tarmac, où ils se sont pris en photo.
Le petit groupe est ensuite ressorti une dizaine de minutes plus tard avant de revenir sur le tarmac peu après 12h00 après avoir arraché une partie du grillage qui entoure le site, a constaté un photographe de l’AFP. Ils se sont alors davantage rapprochés des avions avant de ressortir à nouveau par eux-mêmes.
Battus par l'ASSE (3-0), les Nantais ont été bloqués par des « gilets jaunes » à leur arrivée à l’aéroport d’Andrézieux-Bouthéon, dans la nuit de vendredi à dimanche, où ils devaient s’envoler pour la Loire-Atlantique.
« Nous avons discuté avec le coach nantais qui a accepté de faire descendre les joueurs du bus. Nous avons discuté avec eux et fait quelques photos, avant de les laisser rentrer dans l’aéroport », a déclaré à l’AFP une représentante des « gilets jaunes » ayant participé à l’opération. Aucun incident n’a été à déplorer.
Le Premier ministre a fait le point sur la mobilisation des « gilets jaunes » à midi, ce samedi. 36.000 manifestants ont été recensés dont 5.500 à Paris où des heurts les ont opposés aux forces de l’ordre.
Lors de l'« acte 1 » des « gilets jaunes », le 17 novembre, 282.000 personnes s’étaient rassemblées. Et samedi dernier, on comptait 106.000 manifestants dont 8.000 à Paris, selon le ministère de l’Intérieur.
Le Premier ministre Edouard Philippe vient d’affirmer que 107 manifestants ont été interpellés, ce samedi, après les heurts sur les Champs-Elysées entre les « gilets jaunes » et les forces de l’ordre. A midi, un bilan faisait état également de 10 blessés dont 3 parmi les forces de l’ordre.
Des gaz lacrymogènes ont été lancés et des coups de matraques donnés par les forces de l’ordre, à Strasbourg, à la mi-journée. Ces heurts sont intervenus quand quelques « gilets jaunes » ont tenté de quitter le trajet prévu de la manifestation pour rejoindre le marché de Noël de la capitale alsacienne.
Le cortège strasbourgeois rassemblait environ 500 personnes, selon les organisateurs et la police.
Les CRS ont repris le contrôle du rond-point de l’Étoile. Toutefois, des affrontements ont à présent lieu avenue Marceau entre « gilets jaunes » et force de l’ordre qui utilisent le canon à eau.
Sous l’arc de Triomphe, on entend La Marseillaise chantée par les « gilets jaunes », ce samedi pour l'« acte 3 » de leur mobilisation. On y lit également « Les gilets jaunes triompheront ». En effet, au cours des heurts qui se sont déroulés sur le haut des Champs-Elysées entre manifestants et forces de l’ordre, un « gilet jaune » a tagué le monument.
La Réunion, bloquée depuis 15 jours par un mouvement des « gilets jaunes », « ne peut plus jamais fonctionner de la même manière », a estimé ce samedi la ministre des Outre-mer, Annick Girardin, avant de quitter l’île.
« Le travail ne fait que commencer. Bien sûr que ce n’est pas une visite de trois jours de la ministre qui va régler 40, 50 ans de construction de ce territoire », a-t-elle dit, soulignant une nouvelle fois qu’une partie de la population réunionnaise était « restée sur le bord de la route », lors d’un point-presse à l’aéroport juste avant son départ.
Annick Girardin, qui a multiplié les rencontres avec les « gilets jaunes » sur l’île, a estimé que la situation s’était « apaisée », même si des barrages continuaient samedi matin. La veille, elle avait dû être exfiltrée d’une rencontre tendue avec des manifestants.
Près de 80 « gilets jaunes » ont pris le départ d’une marche citoyenne à République à Rennes, selon nos confrères de Ouest-France.
Ouest-France indique que le rassemblement était prévu sur le parking de Gémo, près du Leclerc, entre 8h et 9h aux Sables-d’Olonne. Il regroupe une centaine de personnes. Une marche aura lieu vers le centre-ville « pour informer et échanger sans violence ni vulgarité ».
Le Premier ministre va se rendre vers midi à la préfecture de police de Paris en raison des violences sur les Champs-Élysées en marge du troisième week-end de mobilisation des « gilets jaunes », a-t-on appris auprès de Matignon.
« Compte tenu des incidents en cours à Paris, le Premier ministre a décidé de se concentrer sur la gestion de la situation et se rendra vers midi à la préfecture de police », a indiqué Matignon, confirmant que le Premier ministre annulait son déplacement prévu à Nogent-sur-Marne (Val-de-Marne) pour l’élection du nouveau patron du parti LREM.
La permanence d’une députée La République en marche ensevelie sous 24 tonnes de terre alliée à du purin et des légumes. C’est l’action menée par des « gilets jaunes », vendredi soir vers 19h30, à Manosque dans les Alpes-de-Haute-Provence, rapporte La Provence.
Le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a prôné le dialogue avec les « gilets jaunes » qui ont entamé leur troisième samedi de mobilisation, tout en rappelant que l’exécutif allait « maintenir le cap » pour « réparer le pays ».
« On sera ouvert au dialogue avec ceux qui, sincèrement, sont prêts à ce dialogue. Ceux qui sont dans la revendication politique, et il y en a une petite minorité, nous les laissons à leurs revendications politiques. Nous ce qui nous intéresse, c’est de trouver des solutions concrètes pour les gens qui sont dans la panade et qui n’arrivent pas à boucler les fins de mois », a-t-il déclaré sur LCI.
« Il s’agit d’abord d’entendre les demandes qui sont très différentes, parfois d’un gilet jaune à un autre (…) on a décidé de les traiter dans le cadre de ces conférences territoriales », a ajouté le porte-parole, en référence à la concertation de trois mois annoncée dans la semaine par Emmanuel Macron.
Les nouveaux incidents entre « gilets jaunes » et forces de l’ordre à Paris ce samedi matin montrent que « certains sont vraiment venus pour en découdre » et cela « discrédite un combat légitime », a déclaré la ministre de la Santé et des Solidarités Agnès Buzyn.
« C’est normal de manifester, c’est un droit absolu, mais rien ne justifie cette violence. On sent bien que certains sont vraiment venus pour en découdre », a-t-elle affirmé sur LCI.
« Il y a une volonté de casse et ça discrédite un combat légitime qu’exprimaient beaucoup de "gilets jaunes" face à leurs fins de mois difficiles », a-t-elle ajouté.
Interrogée sur l’incapacité du gouvernement à établir un dialogue avec les « gilets jaunes », Agnès Buzyn a expliqué qu'« une démocratie fonctionne par des représentants, il faut avoir des interlocuteurs en face et c’est bien la difficulté aujourd’hui ».
C'est à cet endroit, au pied de l'arc de Triomphe, que se fixent les heurts.
A Marseille, 220 personnes se sont réunies sur la place Villeneuve Bargemon, note La Provence. Le cortège est parti en direction de la préfecture en scandant « Macron démission ».
Le sénateur RN des Bouches-du-Rhône et conseiller régional Stéphane Ravier a rejoint les manifestants, vêtu d’un gilet jaune.
Son propriétaire a ét éinterpellé pour port d'arme, selon une source policière.
Le groupe se dirige dans le calme vers l’avenue des Champs-Elysées, apprend 20 Minutes de source policière.
Une équipe de télévision de France 3 Nouvelle Aquitaine a été prise à partie vendredi matin, sur le site d’un rassemblement de « gilets jaunes » à Sarlat (Dordogne), a-t-on appris auprès de la chaîne régionale qui a déposé une plainte.
Les journalistes, deux femmes d’une vingtaine et trentaine d’années, se rendaient sur un sujet sans lien avec les « gilets jaunes » lorsqu’elles sont tombées à un rond-point sur un de leurs rassemblements.
Elles ont donc entrepris de « faire leur travail », c’est-à-dire parler aux manifestants, les interviewer et prendre des images, avec leur accord, a indiqué la rédaction en chef de France 3 Nouvelle Aquitaine.
Prise d’images et interviews se déroulaient « très bien dans un premier temps » jusqu’à ce qu’un petit groupe distinct de « gilets jaunes » s’en prenne à elles, demandant pourquoi elles filmaient, exigeant de récupérer les images, cassant un micro lors de l’incident. Lors de l’échange soudainement devenu tendu, les journalistes ont essuyé des insultes, et des menaces physiques explicites de leur « faire la peau » si elles revenaient à Sarlat, selon la même source.
Le maire LR d’Évreux Guy Lefrand a été auditionné par la police vendredi après des propos apparemment suivis d’effets invitant des « gilets jaunes » à bloquer la préfecture, a annoncé le parquet qui a ouvert une enquête.
« Quand ce type de propos problématiques est suivi le lendemain par une manifestation devant la préfecture, on fait le lien », a indiqué à un correspondant de l’AFP Dominique Puechmaille, procureure de la République d’Evreux qui a « ouvert une enquête de flagrance pour des faits de complicité par instigation d’organisation d’une manifestation non autorisée ».
« M. Lefrand ne reconnaît pas les faits. Il dit que la presse a déformé ses propos », a précisé Dominique Puechmaille, qui attendait la transmission des PV de l’audition pour décider des suites à donner à cette affaire.
La sanction éventuelle peut aller du simple rappel à la loi à six mois de prison et 7.500 euros d’amende, a précisé la magistrate.
Comme l’indique Ouest-France, des manifestants prévoient de bloquer des enseignes dans la zone commerciale.
« Dans une contestation à un moment donné, il faut accepter le dialogue, quelques règles », a affirmé le ministre, venu sur les Champs-Élysées saluer la mobilisation des forces de l’ordre. « Il n’y a pas d’ordre public sans règles » ni « volonté de dialoguer », a-t-il souligné, fustigeant ceux qui « exigent » de rencontrer le gouvernement mais refusent ensuite de négocier.
« C’est ce à quoi le Premier ministre et le président de la République ont invité les manifestants », notamment avec une concertation de trois mois sur le territoire qui doit permettre d'« entendre ces colères », a ajouté Christophe Castaner.
Mais « qu’elles se structurent, s’organisent et qu’on puisse apporter des réponses » a-t-il ajouté, affirmant que « nous en avons déjà apporté, il faut continuer » à le faire.
Pour ce troisième samedi de manifestation « la sérénité est le plus important, que ceux qui veulent manifester puissent manifester », a-t-il affirmé.
Il s’agit aussi d'« empêcher ceux qui sont venus pour casser », et que « ce droit fondamental de manifester ne soit pas un empêchement aux commerçants de Paris de pouvoir exercer leur activité », a-t-il dit.
« Beaucoup de Français qui veulent se déplacer se plaignent aussi de ces blocages et notre responsabilité est de faire en sorte que tout se passe au mieux », a-t-il ajouté, tout en condamnant les violences « inadmissibles » contre les forces de l’ordre depuis le début de la mobilisation il y a deux semaines.
Des tracteurs défilent également devant la sous-préfecture.
Ils sont actuellement une dizaine, note Le Progrès.
Selon nos confrères de la Provence, voici ce à quoi il faut s’attendre dans la région :
Bouches-du-Rhône
- Une « marche jaune » aura lieu à Marseille, avec un départ prévu à 9h30 du côté de l’Hôtel de Ville.
- Du côté de Fuveau, dans le pays d’Aix, opération péage gratuit près du péage de la Barque.
- Du côté de Lançon-Provence, une opération péage gratuit aura lieu en fin de matinée dans le sens Avignon-Marseille.
- À Martigues, une marche aura lieu à 14h, avec d’éventuels barrages filtrants aux ronds-points du Chat Noir, ainsi qu’au carrefour Morales à Port-de-Bouc, à La Bayanne à Istres et au Clésud de Miramas.
- Une marche est prévue à partir de 10h à Arles. De grosses perturbations sont donc à prévoir ce samedi pour les automobilistes qui rouleront entre Nîmes et Salon-de-Provence, dans les deux sens de circulation.
- À Auriol et à Pont-de-l’Étoile, l’opération « autoroutes gratuites » sera reconduite.
Vaucluse
- À Avignon : « gigantesque rassemblement citoyen » à 15h devant la préfecture.
- Une « marche jaune » aura lieu à Bollène, place de la Mairie à 13h30. Même chose à Apt, où une « marche jaune » est prévue.
Alpes-de-Haute-Provence
- Au rond-point de Sisteron-Nord, les gilets jaunes ne bloqueront plus la circulation mais souhaitent tout de même faire ralentir les gens.
- Au rond-point d’entrée et de sortie d’autoroute à Manosque. La CGT À l’appel de la CGT, un rassemblement de soutien sera également organisé à 13h devant le lycée des Iscles.
- A Digne, un rassemblement se tiendra devant la préfecture à 10h30.
« J’ai voulu saluer et dire merci » aux forces de l’ordre « qui sont là pour protéger les manifestants », a déclaré le ministre de l’Intérieur.
Comme le montrent les images de journalistes sur place.
De premiers et brefs incidents ont éclaté ce samedi à Paris sur le haut des Champs-Élysées où des « gilets jaunes » sont rassemblés pour leur troisième journée d’action nationale, ont constaté des journalistes de l’AFP.
Aux alentours de 9h00, des manifestants ont tenté de forcer un point de contrôle sur la place de l’Étoile provoquant une riposte de forces de l’ordre qui ont fait usage de lacrymogènes. Depuis 6h00, l’artère parisienne est interdite à la circulation et soumise à un quadrillage policier serré afin d’éviter tout débordement.
Bienvenue dans ce live. Alors que le mouvement des «gilets jaunes» se poursuit, un gros dispositif de sécurité va être mis en place à Paris pour cette nouvelle journée de manifestation après les incidents de la semaine dernière.