«Gilets jaunes»: Un premier représentant reçu par Edouard Philippe à Matignon

MOBILISATION Le Premier ministre, à la veille de son rendez-vous avec une délégation des « gilets jaunes », a reçu l’un d’eux loin des caméras…

20 Minutes avec AFP

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(Photo d'illustration) Les « gilets jaunes », ce mouvement social disparate, mais de plus en plus populaire.
(Photo d'illustration) Les « gilets jaunes », ce mouvement social disparate, mais de plus en plus populaire. — GEORGES GOBET / AFP

Son nom est Patrick de Perglas et c’est le premier « gilet jaune » reçu par Edouard Philippe, himself, sous les ors de Matignon. Ce jeudi, cet homme parti à pied de Chalon-sur-Saône le 21 novembre pour porter ses revendications à Paris, a rencontré le Premier ministre, à la veille de son rendez-vous avec une délégation de ce mouvement social disparate, mais de plus en plus populaire.

Ce premier contact précède donc la rencontre prévue vendredi à 14 heures à Matignon, point d’orgue de deux jours de rencontres commencées jeudi matin à Matignon pour dessiner la « grande concertation » locale de trois mois voulue par Emmanuel Macron. Deux des huit représentants désignés mais contestés au sein du mouvement, Priscillia Ludosky et Éric Drouet, ont déjà été reçus mardi par le ministre de la Transition écologique, François de Rugy. L’un d’entre eux, Eric Drouet, un chauffeur routier de Seine-et-Marne, a déjà signifié son refus de se rendre à Matignon, car « aucune délégation n’a encore le rôle de représenter les "gilets jaunes" », a-t-il écrit sur Facebook.

Rendez-vous samedi sur les Champs

De nombreux députés ont reçu un courriel jeudi issu d’une adresse « giletsjaunes1 », contenant une liste assez large de revendications incluant entre autres, le SMIC à 1.300 euros nets, un plan d’isolation des logements, la fin de la hausse des taxes sur le carburant, la retraite à 1.200 euros minimum. Sur le terrain, les « gilets jaunes » se donnent rendez-vous samedi, notamment sur les Champs-Élysées, pour l’acte 3 de leur mobilisation contre les taxes sur le carburant et pour la hausse pouvoir d’achat.

Jeudi soir, le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a annoncé que la grande artère parisienne serait fermée à la circulation mais ouverte « aux piétons », avec « des contrôles d’identité systématiques », au moyen d’un « dispositif très resserré, très hermétique ».

De source policière, un peu plus de 3.500 « gilets jaunes » ont participé jeudi matin à plus de 280 « actions de voie publique », notamment des blocages de plateformes logistiques et de dépôts de carburant. Symbole du ras-le-bol fiscal, les accès à quelques perceptions ont été bloqués. À Montargis (Loiret), onze « gilets jaunes » sont en garde à vue pour avoir commencé à murer le centre des impôts. Sur internet, une pétition « pour une baisse des prix du carburant à la pompe », lancée par l’une des figures du mouvement, a dépassé jeudi le million de signatures.