Centrales à charbon: Les salariés de Cordemais se mobilisent pour éviter la fermeture

SOCIAL Une intersyndicale a notamment appelé à une grève de 24h...

J.U. avec AFP

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CORDEMAIS, le 16/09/2010 Centrale electrique et thermique
CORDEMAIS, le 16/09/2010 Centrale electrique et thermique — © Fabrice ELSNER
  • La centrale EDF de Cordemais fait partie des quatre dernières centrales à charbon de France, dont Emmanuel Macron a une nouvelle fois confirmé mardi la fermeture d’ici 2022.
  • Le gouvernement ne s’est pas encore prononcé sur le projet de reconversion à la biomasse, actuellement mené sur le site et qui permettrait de le sauver, selon les salariés.

Ils protestent contre une possible fermeture du site. Une centaine de salariés de la centrale à charbon de Cordemais (Loire-Atlantique) ont manifesté jeudi à l’appel d’une l’intersyndicale. Ils continuent de réclamer la prise en compte de sa reconversion à la biomasse, un projet qui est mené depuis plusieurs années sur le site, mais qui ne semble pas pour le moment susciter l’intérêt du gouvernement. La centrale EDF de Cordemais fait partie des quatre dernières centrales à charbon en France, dont Emmanuel Macron a une nouvelle fois confirmé mardi la fermeture d’ici 2022, les jugeant trop polluantes.

Le président « n’a pas envie de dire qu’on peut convertir des centrales au charbon à un combustible alternatif », a déploré Gwenaël Plagne, délégué syndical CGT. Son syndicat, ainsi que la CFE et FO ont appelé à une grève qui a démarré mercredi à 21h et doit durer 24 heures. Dans ce cadre, les deux groupes charbon sont à l’arrêt et la centrale ne produit plus d’électricité, a assuré Gwenaël Plagne.

Plus d’un millier d’emplois menacés

Les grévistes réclament que soit pris en compte le projet «Ecocombust» qui consiste à convertir leur centrale en passant de la combustion au charbon à la valorisation de déchets de bois locaux, qui sont habituellement jetés en déchetterie mais pourraient servir à produire de l’électricité.

Gwenaël Plagne estime que 1.200 emplois sont menacés par la fermeture de la centrale, dont 400 emplois directs, mais s’inquiète également des répercussions d’une fermeture trop rapide de Cordemais sur les consommateurs, qui pourraient, selon lui, être confrontés à des coupures d’électricité.

C’est notamment pour évoquer ce second volet que les salariés (ils étaient 120 selon la police et 200 selon la CGT) ont choisi de manifester devant les locaux de La Chapelle-sur-Erdre du Réseau de transport d’électricité (RTE), qui gère le réseau public de transport d'électricité. Ils ont également demandé un rendez-vous axé sur les emplois avec le nouveau préfet de Loire-Atlantique, Claude d'Harcourt, le 3 décembre et prévoient un rassemblement devant le ministère de la Transition écologique le 13 décembre à Paris. Ils attendent aussi la visite de François de Rugy sur le site.