Bretagne: Deux ans après les attentats de Paris et Nice, la région a vu ses étrangers revenir

TOURISME La saison estivale a été très positive, grâce à la forte progression de la clientèle britannique, allemande ou hollandaise...

Camille Allain

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Le phare de Mean Ruz à Ploumanac'h.
Le phare de Mean Ruz à Ploumanac'h. — C. Allain / APEI / 20 Minutes
  • La Bretagne a connu une bonne saison touristique, notamment en raison du retour de la clientèle étrangère.
  • Les Britanniques, Allemands et Néerlandais ont plébiscité la région cet été.
  • Les touristes allemands ont été nombreux à visiter la côte de granit rose, grâce au succès du livre de l'auteur allemand Jean-Luc Bannalec, alias Jörg Bong.

Le tourisme en Bretagne se porte bien, merci. Cette saison, la région a comptabilisé près de 20 millions de nuitées dans ses hôtels, campings et hébergement de vacances, un chiffre en hausse de 2,6 % sur un an. Si la clientèle française constitue les trois quarts du contingent, la Bretagne a pu compter sur les touristes étrangers pour gonfler la note.

Deux ans après les attentats de Paris et de Nice, les Anglais, Allemands et Néerlandais ont fait leur retour dans l’Hexagone et ont clairement plébiscité la Bretagne. « On a retrouvé le niveau que l’on avait connu avant les attentats », assure Hervé Renault, chargé d’études à l’Insee. La fréquentation des étrangers a ainsi bondi de 12 % cette année. « Il y a un retour à la confiance. La Bretagne est reconnue comme une destination familiale et durable avec de beaux paysages », poursuit Anne Gallo, vice-présidente de la région chargée du tourisme. « C’est une valeur refuge ».

A voir les chiffres de fréquentation « très positifs » de l’été, la péninsule n’a pas été qu’un refuge sécuritaire. Avec les fortes chaleurs qui se sont abattues sur l’Europe, la région et son climat plus tempéré ont également attiré ceux qui craignaient la canicule.

Quand un roman attire les Allemands…

La Bretagne a aussi vu revenir de très nombreux Allemands, dont beaucoup se sont pressés sur la côte de granit rose. « On se demandait pourquoi, reconnaît Jessica Viscart, responsable de l’observatoire du comité régional du tourisme. On a compris que c’était encore un coup du commissaire Dupin ».

Le héros de l’auteur à succès Jean-Luc Bannalec, alias Jörg Bong, a longtemps évolué en Cornouaille et dopé la fréquentation touristique de Concarneau. Sauf que dans le dernier tome du romancier allemand, le commissaire Dupin mène l’enquête sur la côte de granit rose. Bingo. Les voisins d’outre-Rhin ont suivi et ont déferlé sur le littoral des Côtes d’Armor.

La région a également vu plus d’Italiens et d’Espagnols que d’habitude. La conséquence de campagnes de communication menées au-delà des Alpes et des Pyrénées. Et visiblement, ça marche.