VIDEO. «Gilets jaunes​»: Le milliardaire François-Henri Pinault dit «comprendre» le mouvement

BEST FRIENDS Le PDG du groupe de luxe Kering a précisé que « certains magasins (de son groupe) au début de l’avenue Montaigne et dans l’avenue Montaigne ont été impactés »…

Manon Aublanc

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François-Henri Pinault le 3 mars 2018 à Santa Monica.
François-Henri Pinault le 3 mars 2018 à Santa Monica. — Jordan Strauss/AP/SIPA

S’il estime qu’il ne faut « surtout pas remettre en cause » la transition écologique, le milliardaire François-Henri Pinault a affirmé, ce mercredi matin au micro de RTL, « comprendre » les « gilets jaunes ».

Pour François-Henri Pinault, dont la famille est la troisième fortune de France avec 23 milliards d’euros en 2018, la transition écologique ne peut pas se faire « au détriment du pouvoir d’achat des plus modestes ». Si le milliardaire, à la tête de l’empire de luxe Kering fondé par son père François Pinault, a avoué avoir été « surpris par l’ampleur du mouvement », il a affirmé « comprendre » « les gilets jaunes ».

Ne « surtout pas remettre en cause » la transition écologique

« On est déjà dans un pays où les inégalités sont fortes, si en plus les inégalités augmentent et que vous n’avez pas de perspectives de pouvoir progresser socialement et que votre pouvoir d’achat mécaniquement baisse, c’est insupportable », a ajouté le PDG de Kering.

Le PDG, qui doit bénéficier d’une rémunération exceptionnelle de 5,8 millions d’euros au titre de 2018, dit cependant « faire confiance » au gouvernement et juge qu’il ne faut « surtout pas remettre en cause » la transition écologique.

Des violences qui ne sont pas « le fait des gilets jaunes »

François-Henri Pinault, qui devrait percevoir en 2018 près de 5,8 millions d’euros en tant que PDG du groupe de luxe, a condamné les violences qui ont eu lieu, en marge des manifestations, samedi à Paris, précisant que « certains magasins (de son groupe) au début de l’avenue Montaigne et dans l’avenue Montaigne ont été impactés ».

Mais pour le patron du groupe Kering, qui détient notamment les marques Gucci, Yves Saint Laurent, ou encore Balenciaga, les violences « n’étaient pas le fait des gilets jaunes ».