Castres: Pourquoi les pharmacies ne peuvent pas ouvrir le lundi (et pourquoi ça pourrait changer)

EXCEPTION A Castres, dans le Tarn, les pharmacies n’ont pas le droit d’ouvrir le lundi. Une pharmacienne veut mettre fin à cette exception et attaque devant le tribunal administratif…

H.M.

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Une enseigne de pharmacie (illustration).
Une enseigne de pharmacie (illustration). — GILE MICHEL/SIPA

Quand on est malade le lundi à Castres, il ne suffit pas d’aller dans sa pharmacie de quartier. En dehors des trois officines de garde, toutes les autres sont fermées.

Les habitants doivent cet étrange particularisme local à un arrêté préfectoral vieux de 45 ans. Cette décision a été prise en 1973 à la demande du syndicat des pharmaciens pour garantir un jour de congé hebdomadaire en plus du dimanche. L’arrêté était aussi valable pour Albi, la préfecture, avant d’être levé.

« Un enjeu d’accès aux soins »

Mais l’exception castraise vit peut-être ses derniers jours. Car, France Bleu Occitanie indique que Christine Monino-Clot, qui tient La Grande Pharmacie, vient de mandater une avocate marseillaise pour qu’elle saisisse le tribunal administratif de Toulouse et lui demande d’abroger l’arrêté. « C’est un enjeu d’accès aux soins », estime la professionnelle qui aimerait aussi avoir le droit de moduler ses horaires à sa guise au nom de la « liberté d’entreprendre ».

Les petites pharmacies de Castres, qui se sont depuis toujours organisées en fonction de l’arrêté, ne soutiennent pas toutes cette démarche.