«Gilets jaunes»: Un des deux porte-parole reçus par Rugy appelle à manifester samedi à Paris

MOBILISATION La représentativité des « gilets jaunes » fait pour l'heure débat...

L.Gam. avec AFP

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Deux porte-paroles des «gilets jaunes» reçus par François de Rugy, le ministre de la Transition écologique, le 27 novembre 2018.
Deux porte-paroles des «gilets jaunes» reçus par François de Rugy, le ministre de la Transition écologique, le 27 novembre 2018. — JACQUES DEMARTHON / AFP

« On lâche rien ». Telle semble être la rengaine du moment des « gilets jaunes ». Et ce n’est pas une réunion avec le ministre de la Transition écologique, qui va changer quelque chose. Eric Drouet, l’un des deux porte-parole des « gilets jaunes » reçus ce mardi soir par  François de Rugy, a appelé à une nouvelle manifestation samedi prochain à Paris, sur les Champs-Élysées.

« Les Français n’ont pas du tout été convaincus » par les annonces d’Emmanuel Macron, a-t-il déclaré à l’issue de la réunion de près de deux heures au ministère. « On avait plus de souhaits que ça, on n’était pas que sur la transition écologique, on était sur un débat beaucoup plus grand », a-t-il dit. Reçue avec lui au ministère, une autre porte-parole du mouvement, Priscilla Ludosky, a déclaré avoir réclamé à François de Rugy une nouvelle réunion, en présence cette fois du « porte-parole du gouvernement ou le Premier ministre ».

« Continuer chaque samedi comme ça, aux Champs-Elysées »

La manifestation de samedi prochain à laquelle appellent certains « gilets jaunes » est du coup « maintenue », a soutenu Eric Drouet. « Il y aura le rendez-vous, comme samedi dernier, aux Champs-Elysées. Le souhait de tous les "gilets jaunes" c’est de continuer chaque samedi comme ça, aux Champs-Elysées ».

Eric Drouet et Priscillia Ludosky, tous deux à l’origine du mouvement de contestation, font partie d’une délégation de huit « porte-parole » créée lundi pour engager une « prise de contact sérieuse et nécessaire » avec les autorités et porter une série de revendications. Mais leur représentativité fait débat au sein même de ce mouvement hétéroclite, né sur les réseaux sociaux hors de tout cadre politique ou syndical, certains affirmant qu’ils se sont « autoproclamés ».