Calvados: Deux pétitions réclament le départ du maire de Cabourg, condamné pour violences conjugales

CONDAMNATION En août dernier, Tristan Duval, le maire de Cabourg, a frappé son épouse en pleine rue après une dispute... 

Manon Aublanc

— 

Le maire de Cabourg Tristan Duval, ici en 2015 au Festival du film de Cabourg.
Le maire de Cabourg Tristan Duval, ici en 2015 au Festival du film de Cabourg. — PJB/SIPA

Les signataires estiment qu’il « n’est plus légitime à présider aux destinées de sa commune ». Deux pétitions, mises en ligne ce dimanche, réclament le départ du maire de Cabourg ( Calvados), condamné la semaine dernière pour violences conjugales.

Mercredi 21 novembre, Tristan Duval (divers droite), le maire de Cabourg, a été condamné à trois mois de prison avec sursis pour violences conjugales par le tribunal de Caen. « Nous demandons logiquement la démission du maire de Cabourg. Pas d’impunité pour les violences sexistes et conjugales », réclame l’une des deux pétitions, qui a déjà récolté plus de 770 signatures, adressée directement à la mairie de Cabourg.

« Honte de cette République qui protège les agresseurs et ferme les yeux »

La seconde pétition, mise en ligne ce dimanche, est, elle, à destination d’Emmanuel Macron. « Honte de cette République qui protège les agresseurs et ferme les yeux devant les violences dont sont victimes les femmes. Honte que nous soyons des milliers à manifester (…) alors même que les élus de la République, censés représenter un exemple pour nos concitoyennes et concitoyens, tapent eux-mêmes leur femme sans que personne ne s’insurge », peut-on lire dans cette pétition, signée par plus de 250 personnes, qui exige la « destitution » du maire de Cabourg.

Le 7 août dernier, Tristan Duval a frappé son épouse en pleine rue, à Cabourg, après une dispute. La femme, âgée de 40 ans, s’en est sortie avec une plaie à l’arcade, un hématome à la pommette, une trace à l’omoplate et une côte fracturée. Elle avait reçu 14 jours d’ITT pour ces blessures.

Le tribunal écarte la peine d’inéligibilité

Devant les juges, l’élu de 47 ans a nié les faits, affirmant que c’était son épouse qui l’avait agressé, avait rapporté France 3 Normandie. Une défense qui n’avait pas convaincu le tribunal qui l’a condamné à trois mois de prison avec sursis et à 2.500 euros d’amende, à verser à son épouse au nom du préjudice moral.

En revanche, le tribunal avait écarté la peine d’inéligibilité, considérant que les faits relevaient de la sphère privée, sans lien avec ses fonctions de maire. Tristan Duval avait annoncé son intention de faire appel.