Marlène Schiappa, Secrétaire d'Etat chargée de l'Egalité entre les femmes et les hommes, le 5 octobre 2018 à Paris.
Marlène Schiappa, Secrétaire d'Etat chargée de l'Egalité entre les femmes et les hommes, le 5 octobre 2018 à Paris. — ROMUALD MEIGNEUX/SIPA

AGRESSIONS

Homophobie: Face à l'«augmentation des agressions», un plan annoncé lundi

Les chiffres du ministère de l’Intérieur nous disent qu’il « y a aussi une véritable augmentation de ces agressions », a indiqué Marlène Schiappa…

La secrétaire d’Etat chargée de la Lutte contre les discriminations, Marlène Schiappa, dévoilera lundi en Conseil des ministres un « plan d’action » pour lutter contre les agressions homophobes, en « augmentation », et « rappeler que l’homophobie n’est pas une opinion », a-t-elle annoncé dimanche.

« La ligne d’écoute de l’association SOS Homophobie explose », avec 37 % de témoignages en plus en septembre 2018 par rapport à septembre 2017, a-t-elle dit lors du Grand Rendez-vous Europe 1-CNews-Les Echos.

+ 15% de dépôts de plainte

Les chiffres du ministère de l’Intérieur nous disent qu’il « y a aussi une véritable augmentation de ces agressions », a ajouté Marlène Schiappa.

De janvier à septembre 2018, « les dépôts de plainte où apparaît le caractère homophobe » ont augmenté de 15 % par rapport à la même période, a précisé son cabinet, contacté par l’AFP.

Le président Emmanuel Macron a reçu cette semaine à l’Elysée « les principales associations LGBT » pour « travailler avec elles sur un plan d’action que je vais présenter demain en Conseil des ministres, puisqu’il y a des engagements interministériels », a déclaré Marlène Schiappa.

« L’homophobie n’est pas une opinion »

Ce plan comportera « un volet éducatif » de prévention et de sensibilisation à l’homophobie, mais aussi « un volet évidemment répressif » face aux violences, ainsi que des mesures spécifiques pour « l’outremer », par exemple, « où il y a un travail particulier à mener ».

Plus généralement, « il faut rappeler encore que l’homophobie n’est pas une opinion parce que visiblement certains se servent de l’homophobie comme d’un argument, y compris dans des débats politiques », s’est agacée Marlène Schiappa.

« Je pense à la Manif pour tous, je pense à Sens commun (courant conservateur de LR), je pense à Laurent Wauquiez, je pense à Robert Ménard, je pense à Marine Le Pen et tous leurs amis », a-t-elle ajouté, en référence notamment aux réactions suscitées par l’ouverture de la procréation médicalement assistée ( PMA) à toutes les femmes promise par le gouvernement pour 2019.

Plusieurs agressions à caractère homophobe se sont produites ces dernières semaines à Paris, Rouen ou Toulouse, où elles ont été dénoncées lors de manifestations.