«Gilets jaunes»: Le forcené armé d'une grenade s'est rendu à la police

ANGERS L’homme de 45 ans, connu des services de police, demandait que les « gilets jaunes » soient reçus à l’Élysée…

N.Sa avec AFP

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L'homme se trouvait dans une station de lavage du centre commercial Espace Anjou, près d'un point de blocage tenu depuis une semaine par les
L'homme se trouvait dans une station de lavage du centre commercial Espace Anjou, près d'un point de blocage tenu depuis une semaine par les — JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP

Un forcené « dangereux », vêtu d’un gilet jaune et muni d’une charge explosive, s’est rendu à la police vendredi soir après plusieurs heures de négociations sur le parking d’un centre commercial d' Angers.

L’homme de 45 ans, connu des services de police et qui demandait que les « gilets jaunes » soient reçus à l’Élysée, s’est rendu vers 22h30 après six heures de négociations avec les policiers du RAID et le préfet de Maine-et-Loire.

L’homme « avait manifestement une expertise en matière d’explosifs »

Appelés en renfort, les hommes du RAID s’étaient entretenus avec lui de vive voix, protégés derrière un bouclier balistique. Au cours de la négociation, l’homme a exhibé un béret rouge de parachutiste et un drapeau tricolore, selon le préfet Bernard Gonzalez. « On s’est retrouvé confronté à un individu qui avait manifestement une expertise en matière d’explosifs », a-t-il précisé, évoquant un homme « déterminé » dont les revendications « assez globales concernaient l’écoute qui doit être accordée aux "gilets jaunes" ».

Après plusieurs heures de négociation avec le RAID, le préfet est allé négocier en personne avec le forcené et a obtenu sa reddition, a-t-il dit. « Nous avons pu le récupérer sain et sauf », a ajouté Bernard Gonzalez.

« Cela aurait pu être très dangereux pour tous les "gilets jaunes" »

« Il y avait un réel risque, un réel danger. Il avait une charge d’explosifs autour du cou et un dispositif de mise à feu. Ce n’était pas factice », a souligné le préfet au cours d’une conférence de presse. « Cela aurait pu être très dangereux pour tous les "gilets jaunes" qui ont passé l’après-midi avec lui », a-t-il pointé, ajoutant que le dispositif explosif était en cours d’expertise par les démineurs nantais.

Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a évoqué sur Twitter des « éléments explosifs non identifiés » et des « grenades trafiquées ». « Merci à nos forces qui nous protègent », a-t-il ajouté. L’enquête judiciaire a été confiée à la police judiciaire d’Angers.

Deux sorties de l’autoroute A87, à proximité du centre commercial, ont été fermées jusqu’à la levée du dispositif.