Ile-de-France: Valérie Pécresse accusée par l'opposition de subventionner des associations anti-IVG

POLEMIQUE Les groupes d’opposition accusent la présidente de la région Ile-de-France d’avoir subventionné à hauteur de 250.000 euros des associations anti-IVG…

20 Minutes avec AFP

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Valérie Pécresse à Courbevoie, en septembre 2018.
Valérie Pécresse à Courbevoie, en septembre 2018. — Yann Bohac/SIPA

Les groupes d’opposition ont accusé jeudi la présidente LR de la région Ile-de-France Valérie Pécresse de subventionner à hauteur de 250.000 euros des associations « anti-IVG ». Dans le viseur des élus d’opposition, l’association Marthe et Marie, à qui la région a voté mercredi une subvention de 200.000 euros. Si pour elle, l’organisation accueille « des femmes enceintes dans des appartements en colocation », l’opposition de gauche, elle, voit surtout une structure anti-IVG.

« La région respecte la liberté de décision de chaque femme »

Comme révélé par Le Canard enchaîné mercredi, les élus de la région étaient appelés cette semaine à voter plusieurs centaines de milliers d’euros de subventions à des associations, présumées proches de milieux ultra-catholiques. « La région respecte la liberté de décision de chaque femme de garder son enfant ou d’avoir recours à une IVG », fait-on valoir dans l’entourage de Valérie Pécresse. « Elles ont toutes le droit d’être soutenues quelle que soit leur décision », ajoute-t-on, précisant que la région finance « à la fois le planning familial, des centres IVG (…), mais aussi des maisons de soutien aux femmes enceintes en difficulté et aux jeunes mères avec bébés ».

« L’Etat comme la Ville de Paris participent à son financement également », soutient une source de la région. Des allégations balayées par la mairie de Paris qui a indiqué « ne pas verser un euro à cette association ». « Notre collectivité n’a pas à utiliser l’argent public pour subvenir aux appétits financiers de ces officines », relève Hella Kribi-Romdhane, une des élues du groupe Alternative écologiste et sociale (AES), estimant que « le nombre de centres IVG continue de diminuer en Ile-de-France ».