VIDEO. Brexit: Le projet accepté par les 27 avant une ultime semaine «pénible» de négociations

DIVORCE Les Européens et les Britanniques doivent encore approuver un projet de « déclaration politique », qui définira les relations post-Brexit…

20 Minutes avec AFP

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Theresa May, le 19 novembre 2018 à Londres.
Theresa May, le 19 novembre 2018 à Londres. — Kirsty Wigglesworth/AP/SIPA

Ca avance côté européen. Les 27 ont donné ce lundi un premier feu vert à l’accord sur le Brexit négocié avec Londres, cible de virulentes critiques au Royaume-Uni, donnant le coup d’envoi d’une ultime semaine de tractations avant un sommet exceptionnel dimanche à Bruxelles.

Les discussions ne sont pas encore closes : les deux parties doivent désormais se mettre d’accord sur la nature des liens qu’elles garderont après le Brexit. Mais les 27 ont apporté ce lundi leur soutien politique à ce texte, qui prévoit notamment le solde de tout compte financier que devra verser le Royaume-Uni à l’Union européenne. Il contient aussi des mesures controversées pour éviter le retour d’une frontière physique entre l’Irlande et la province britannique d’Irlande du Nord.

Une transition plus longue

« La première étape difficile est franchie. Nous avons réussi à préserver l’unité » des 27, s’est réjoui le ministre autrichien des Affaires européennes Gernot Blümel, après une réunion avec ses homologues à Bruxelles. La possibilité d’étendre la période de transition post-Brexit, pendant laquelle le Royaume-Uni restera de fait dans le giron de l’UE, fait partie des seuls points encore ouverts sur la table.

La transition est actuellement prévue jusqu’à fin 2020 dans l’accord provisoire de retrait, mais le négociateur en chef de l’UE, Michel Barnier aurait proposé qu’elle puisse être prolongée de deux ans, selon une source européenne. « Je pense que durant cette semaine nous ferons une proposition définitive pour une date », a-t-il déclaré devant la presse, sans confirmer cette durée.

Quelles relations post-Brexit ?

Ce sera « une semaine intense de négociations », a prédit de son côté Theresa May devant les patrons britanniques. Cette déclaration intervient quelques jours après avoir réussi à faire endosser par son gouvernement l’accord provisoire avec Bruxelles, au prix d’une série de démissions. Appelée par ses détracteurs à améliorer l’accord provisoire conclu avec l’UE, elle a confirmé que les négociations restant à mener concernaient non pas le traité de retrait, mais la future relation entre Londres et l’UE. « Je m’attends à ce que nous élaborions les détails complets et définitifs du cadre qui sous-tendra nos relations futures », a-t-elle estimé.

La Commission européenne a prévu de publier mardi le projet de « déclaration politique » qui définira ce cadre. Il s’agira d’un texte d’une vingtaine de pages, selon une source diplomatique, sans valeur juridique mais à forte portée politique. Londres et Bruxelles doivent y esquisser les contours de leur futur partenariat, qu’ils ne pourront commencer à négocier formellement qu’une fois le Royaume-Uni officiellement parti, à compter du 30 mars 2019.

Les 27 devront approuver dimanche ce texte sur la relation future, tout comme le traité de retrait, mais au niveau cette fois des chefs d’Etat ou de gouvernement, lors d’un sommet convoqué à Bruxelles.