Blocage des «gilets jaunes»: Indignation après une agression homophobe présumée

FAITS DIVERS Un conseiller municipal de Bourg-en-Bresse et son compagnon ont été pris à partie à un barrage de « gilets jaunes »…

20 Minutes avec AFP

— 

Un conseiller municipal de Bourg-en-Bresse et son compagnon ont été pris à partie à un barrage de « gilets jaunes ».
Un conseiller municipal de Bourg-en-Bresse et son compagnon ont été pris à partie à un barrage de « gilets jaunes ». — SIPA

L’agression homophobe présumée d’un conseiller municipal de Bourg-en-Bresse par des « gilets jaunes » samedi a suscité l’indignation notamment du ministre de l’Intérieur qui a condamné des « actes odieux ».

« Je le reconnais, c’est un pédé »

Raphaël Duret et son compagnon arrivent sur un barrage de « gilets jaunes ». Ils veulent passer mais les manifestants retiennent leur véhicule. « J’ai entendu certains manifestants dire, "je le reconnais, c’est un pédé". A partir de là, ils nous ont menacés », explique Raphaël Duret à l’hebdomadaire régional La Voix de l'Ain, qui a révélé l’affaire.

Les manifestants s’en prennent alors à leur véhicule, une Twingo, et brisent notamment leur pare-brise arrière, avant que deux policiers présents sur place n’interviennent, rapporte le journal.

« J’ai eu Raphaël Duret au téléphone ce matin qui m’a indiqué son intention de porter plainte et qui m’a dit : "on a été pris à partie comme d’autres mais on a eu un peu plus à partir du moment où ils ont su qu’on était gay" », explique le maire PS de Bourg-en-Bresse Jean-François Debat.

Contactée, la police de l’Ain n’était pas disponible dans l’immédiat.

Une « homophobie ordinaire inadmissible »

Depuis, les réactions indignées se multiplient. D’abord Jean-François Debat qui dénonce des « bavures d’un certain nombre de gilets jaunes ». Selon lui, d’autres véhicules ont été dégradés à ce barrage et des propos racistes auraient été tenus sur un autre.

« Rien. Absolument rien ne saurait justifier ces actes odieux. Chaque insulte, chaque agression homophobe est une injure à notre pacte républicain. Solidarité avec les victimes. Confiance en nos enquêteurs qui feront toute la lumière sur ces faits », a réagi de son côté le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner sur Twitter.

Pour le président de SOS homophobie, Joël Deumier, il s’agit d’un « effet de meute » signe de l'« homophobie ordinaire inadmissible », écrit-il, sur Twitter également.