Blocage des «gilets jaunes»: Trois interpellations et quelques incidents dans le Rhône

MOBILISATION Quelques incidents, sans gravité selon les autorités, ont eu lieu dans le Rhône lors de la mobilisation des « gilets jaunes »…

E.F.

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Le 17 novembre 2018, lors de la mobilisation des gilets jaunes
Le 17 novembre 2018, lors de la mobilisation des gilets jaunes — R.Lafabrègue / AFP
  • Le péage de Limas, occupé de nouveau ce dimanche, a été l’un des plus importants lieux de la mobilisation samedi dans le Rhône.
  • Sur cette journée d’action, quatre incidents sans gravité ont eu lieu, selon la préfecture, et trois personnes ont été interpellées.

Givors, Villefranche, Tarare, Saint-Priest ou encore Pierre-Bénite… Près de 4 000 personnes ont répondu, samedi dans le Rhône, à l’appel au blocage des «gilets jaunes» mobilisés contre la hausse du prix du carburant.

Si, dans le centre de Lyon, la place Bellecour n’a accueilli que 400 manifestants au plus fort de la journée, la mobilisation a été beaucoup forte et perturbante en de multiples points du département.

Le péage de Limas occupé samedi et dimanche

Assiégé dès l’aube, le péage de Limas à Villefranche-sur-Saône, point de passage stratégique de l’A6, a été l’un des plus importants lieux de blocage samedi. Entre 500 et 1 000 personnes s’y sont rassemblées pour mener une opération de filtrage qui a entraîné d’importantes perturbations de la circulation tout au long de la journée. Dimanche matin, les « gilets jaunes » sont revenus occuper le péage, aux abords duquel le trafic restait compliqué.

Dans le Rhône, la mobilisation, marquée également par le blocage de l’A47, du périphérique Laurent-Bonnevay et de l’A7, a donné lieu à quatre incidents sans gravité, selon la préfecture. Trois personnes ont été légèrement blessées et trois autres ont été interpellées samedi, dont un automobiliste qui a tenté de forcer le barrage en place au péage de Limas.

Deux autres interpellations ont eu lieu le 17 novembre, selon les services de l’Etat. Un homme et une femme ont été arrêtés aux abords de la place Bellecour, samedi soir, où au moment de la dispersion des manifestants, quelques personnes ont provoqué les forces de l’ordre. La police a fait usage de gaz lacrymogène et est parvenue à ramener le calme rapidement.