VIDEO. Blocage des «gilets jaunes»: 409 personnes blessées, dont 14 gravement selon Castaner

MOBILISATION Selon le ministre de l'Intérieur, 287.710 personnes se sont mobilisées samedi, 282 personnes ont été interpellées et 409 personnes ont été blessées...

20 Minutes avec AFP
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A Paris, place de la Concorde Les Gilets Jaunes - Yellow ont manifesté samedi 17 novembre contre la baisse du pouvoir d'achat.
A Paris, place de la Concorde Les Gilets Jaunes - Yellow ont manifesté samedi 17 novembre contre la baisse du pouvoir d'achat. — SIPA

Plus de 400 personnes ont été blessées, dont 14 gravement, dans les différents blocages organisés depuis samedi matin par les «gilets jaunes», a annoncé dimanche sur RTL le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner. Un nouveau bilan qui prend en compte une nuit « agitée sur certains sites », a-t-il précisé.



3.500 personnes mobilisées cette nuit

L’incident le plus grave était intervenu dès le samedi matin avec la mort d'une femme renversée par une automobiliste en Savoie sur un barrage. Quelque 3.500 personnes sont restées mobilisées cette nuit, « sur 87 lieux différents ».

 

288.00 participants à la mobilisation

Le ministre a par ailleurs revu à la hausse le nombre de participants à ce mouvement de protestation contre les taxes, avec « 287.710 personnes comptabilisées sur 2.034 sites ». Les forces de l’ordre ont interpellé au total 282 personnes dont 73 pendant la nuit, ce qui a donné lieu à 157 gardes à vue.

409 blessés dont 14 graves

Il y a eu, selon Christophe Castaner, 409 blessés, dont 14 graves. « Vingt-huit policiers, gendarmes, motards, pompiers ont été blessés et pour certains de façon grave », a-t-il ajouté.

« Cette nuit a été agitée. (…) Il y a eu des agressions, des bagarres, des coups de couteau », a détaillé le ministre. « Il y a eu des bagarres entre 'gilets jaunes'. Il y a eu beaucoup d’alcool dans certains endroits, et ça a provoqué ces comportements idiots qui peuvent pousser à la violence, et là ça devient inacceptable », a déploré le ministre de l’Intérieur.

Motifs de mobilisation vastes

A l’initiative de cette grogne, des membres de la société civile se sont mobilisés contre la hausse du prix des carburants avant que les motifs de grief ne s’élargissent à une dénonciation plus globale de la politique du gouvernement en matière de taxation et à la baisse du pouvoir d’achat.

Tout le territoire a été touché par leurs actions, dont la plupart n’avaient pas été déclarées, ce qui représente un succès certain pour ce mouvement, parti des réseaux sociaux et organisé en dehors des partis politiques et des syndicats.

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