Blocages des «gilets jaunes»: «Nous poursuivrons la trajectoire prévue» en matière de fiscalité, déclare Rugy

MOBILISATION « Il faut absolument sortir de ce piège du tout voiture, tout pétrole, tout diesel dans lequel nous nous sommes enfermés si longtemps », déclare le ministre de la Transition écologique...

20 Minutes avec AFP

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François de Rugy.
François de Rugy. — THOMAS SAMSON/AP/SIPA

Le mouvement des « gilets jaunes » traduit « une colère qui vient de loin », reconnaît François de Rugy. Mais le ministre de la Transition écologique annonce que le gouvernement poursuivra « la trajectoire prévue » en matière de fiscalité écologique, dans une interview au Parisien.

Interrogé samedi sur l’augmentation de la taxe carbone prévue le 1er janvier, le ministre a assuré qu'« en matière de fiscalité écologique, nous poursuivrons la trajectoire prévue. Ne pas le faire serait de l’inconscience ».

« Maintenir le cap pour nous libérer de la dépendance au pétrole »

« Nous avons été élus pour régler les problèmes qu’on avait laissés en plan et nous continuerons à le faire sans relâche. Il faut absolument sortir de ce piège du tout voiture, tout pétrole, tout diesel dans lequel nous nous sommes enfermés si longtemps », explique François de Rugy, alors que près de 283.000 « gilets jaunes », selon le ministère de l’Intérieur, se sont mobilisés samedi contre la hausse des taxes sur le carburant.

« Il faut justement maintenir le cap des mesures que nous prenons pour nous libérer de la dépendance au pétrole et donc éviter » qu’une éventuelle flambée du prix du baril de pétrole « ne bouscule un jour notre économie », a ajouté le ministre de la Transition écologique.

Concernant le mouvement des « gilets jaunes », il affirme y avoir « vu avant tout l’expression de l’inquiétude profonde des habitants d’une France périurbaine prisonnière du tout voiture. (…) Cette France-là a le sentiment d’appartenir aux invisibles dans le débat politique ».