Immeubles effondrés à Marseille: Perquisitions chez les experts

ENQUÊTE Les deux immeubles qui se sont effondrés, les numéros 63 et 65, avaient fait l’objet d’expertises répétées depuis des années…

20 Minutes avec AFP

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Les marins-pompiers sur le tas de gravats des immeubles effondrés à Marseille.
Les marins-pompiers sur le tas de gravats des immeubles effondrés à Marseille. — Bataillon Marins-Pompiers de Marseille

Des perquisitions étaient en cours vendredi matin chez les experts ayant visité les immeubles qui se sont effondrés le 5 novembre à Marseille, faisant 8 morts, a annoncé à l’AFP le procureur de la République Xavier Tarabeux.

Onze jours après le drame, la police judiciaire marseillaise a déjà perquisitionné des services de la mairie et de Marseille Habitat, son bailleur social, et les domiciles des propriétaires de l’immeuble numéro 65, rue d’Aubagne.

Le procureur de la République de Marseille n’a pas souhaité donner les noms des experts perquisitionnés vendredi. Les deux immeubles qui se sont effondrés, les numéros 63 et 65, avaient fait l’objet d’expertises répétées depuis des années.

Suite à une de ces expertises, le premier étage du numéro 65 – une copropriété – avait fait l’objet d’un arrêté de péril imminent le 19 octobre, avec interdiction d’y habiter. Pour les autres étages, l’arrêté municipal préconisait une série de travaux d’urgence, à réaliser avant le 9 novembre.

Des experts non inscrits sur la liste officielle, selon La Provence

Le numéro 63, quant à lui, était sous le coup d’un arrêté de péril depuis une dizaine d’années. Il avait été acquis par Marseille Habitat en 2017, et avait été vidé et muré. Il avait également été de nouveau expertisé fin octobre.

De son côté, La Provence révèle que les experts mandatés, qui se sont succédé sur les lieux de la rue d’Aubagne ces dernières années, Reynald Filipputti et Bruno Pluchino, n’étaient pas dûment inscrits sur la liste de la cour d’appel d’Aix-en-Provence.

L’enquête vise à déterminer les causes exactes du drame et à établir d’éventuelles responsabilités dans l’effondrement de ces immeubles vétustes, situés dans un quartier populaire de l’hypercentre.