Notre-Dame-des-Landes: Des zadistes occupent les locaux d'une administration, à Nantes

AGRICULTURE Environ 200 manifestants ont rejoint la direction départementale des territoires et de la Mer, jeudi, afin de demander des garanties sur les projets agricoles...

20 Minutes avec AFP

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Un graffiti à la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, le 8 avril 2018.
Un graffiti à la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, le 8 avril 2018. — Fred TANNEAU / AFP

Ils ont fait pour certains le trajet depuis Notre-Dame-des-Landes. Près de deux cents zadistes et leurs soutiens occupaient jeudi les locaux de la direction départementale des territoires et de la Mer (DDTM) à Nantes. Objectif : demander des garanties sur les projets agricoles qu’ils mènent sur la zone.

Les manifestants demandent notamment des baux pour les 15 projets agricoles retenus par la préfecture et qui bénéficient actuellement de conventions d’occupations précaires expirant fin 2018. Entamée dans la matinée, l’occupation se poursuivait jeudi après-midi, selon la police, qui a dénombré 180 manifestants.

« Toujours pas de promesse de baux »

En mai, l’ancien ministre de l’Agriculture Stéphane Travert avait annoncé que ces porteurs de projets, présentés par des zadistes, pourraient acquérir des terres ou bénéficier de baux ruraux (neuf ans renouvelables), « s’ils ont respecté leurs engagements ».

« Aujourd’hui, il n’y a toujours pas de promesse de baux, a souligné Pierre, habitant de la ZAD. On nous promet seulement des conventions précaires qui seront rendues caduques une fois que les terres seront revendues au conseil départemental. » « Or, on n’a aucune garantie sur le fait que le conseil départemental va bien poursuivre les projets agricoles », a-t-il souligné, évoquant l'« extrême précarité » des agriculteurs.

Une délégation a rencontré les services de la DDTM, sans obtenir satisfaction. Les manifestants réclament aussi des garanties environnementales et un diagnostic foncier des terres de la ZAD pour « une répartition équitable des terres », selon le communiqué des zadistes.