VIDEO. La présidente des «Policiers en colère» s’est suicidée avec son arme de service

POLICE L'association avait été fondée en 2016, après l’attaque aux cocktails Molotov contre des policiers à Viry-Châtillon...

M.C.

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Guillaume Lebeau, un des leaders du mouvements des policiers en colère et Maggy Biskupski, la présidente de l'association, devant les locaux de l'IGPN, le 3 novembre 2016.
Guillaume Lebeau, un des leaders du mouvements des policiers en colère et Maggy Biskupski, la présidente de l'association, devant les locaux de l'IGPN, le 3 novembre 2016. — PATRICK KOVARIK / AFP

Son nom et son visage étaient associés au malaise des policiers. Maggy Biskupski, la présidente de l’association « Mobilisation des policiers en colère » (MPC), s’est suicidée lundi soir, selon des informations du Parisien et de BFMTV. La gardienne de la paix, âgée de 36 ans, s’est donné la mort avec son arme de service à son domicile de Carrières-sous-Poissy (Yvelines), d’après le Parisien, qui précise qu’une lettre a été retrouvée.

 

L’association MPC avait vu le jour en octobre 2016, après l’attaque de Viry-Châtillon (Essonne), au cours de laquelle des policiers dans leurs véhicules avaient été surpris par 19 assaillants, encagoulés et gantés, qui leur avaient jeté des cocktails Molotov. Deux agents avaient été gravement brûlés, et deux autres plus légèrement.

« Après l’épouvantable attaque de Viry-Chatillon, Maggy Biskupski s’était engagée pour porter la voix des Policiers en colère. (...) L’enquête judiciaire nous éclairera. Ce soir notre tristesse est profonde », a tweeté le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner dans la nuit de lundi à mardi.

Une procédure de l’IGPN pour « manquements » au devoir de réserve

Figure du ras-le-bol policier, Maggy Biskupski avait été convoquée avec trois autres policiers en 2017, un an après l’attaque aux cocktails molotov, par l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), pour des « manquements » au devoir de réserve. « On nous reproche d’avoir parlé dans les médias sans autorisation et d’avoir porté atteinte à l’image de la police nationale », avait-elle expliqué à l’époque.

Maggy Biskupski était présente sur le plateau de l’émission Salut les Terriens, en septembre dernier, quand Yann Moix avait lancé que les policiers « chiaient dans leur froc », incitant un syndicat de police à déposer plainte. Le polémiste avait plus tard regretté ses « mots grossiers ».