Immeubles effondrés à Marseille : « On n’en a pas assez fait », reconnaît le maire Jean-Claude Gaudin

INSALUBRITE La maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin, a reconnu pour la première fois ce dimanche que la municipalité n’en «avait pas assez fait» contre l’insalubrité…

20 Minutes avec AFP

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Jean-Claude Gaudin et Arlette Fructus lors d'une conférence de presse
Jean-Claude Gaudin et Arlette Fructus lors d'une conférence de presse — Gérard Julien / AFP

Jean-Claude Gaudin (LR), le maire de Marseille, l’a reconnu pour la première fois ce dimanche, « on n’en a pas assez fait » pour éradiquer l’habitat insalubre. Une phrase qui intervient près d’une semaine après l' effondrement de deux immeubles qui ont fait huit morts dans le quartier de Noailles.

« On n’en a pas assez fait parce que c’est compliqué, parce qu’on ne nous laisse pas manœuvrer, et donc il est clair que l’insalubrité existe encore », a développé l’élu, aux manettes de la ville depuis 22 ans, lors d’une conférence de presse à l’hôtel de ville. « Il faut qu’on s’attache à faire des efforts sérieux de ce côté-là », a-t-il ajouté.

Démission écartée

Une note confidentielle de l'Agence régionale de santé révélée par Le Monde étrille le service communal d’hygiène et de santé (SCHS) de la ville de Marseille, jugeant que ses agents ont tendance à « sous-évaluer » les dysfonctionnements dans les immeubles et à « minimiser » leur impact sur la santé des habitants. Jean-Claude Gaudin, interrogé par la presse sur cette note, a assuré que la mairie allait « renforcer ce service-là ».

Tout en reconnaissant les failles de la mairie sur l’habitat insalubre (menaçant la santé des occupants), le maire a estimé, concernant les immeubles en péril, que « dès que nous sommes alertés, nous prenons les arrêtés de péril ». Durant la conférence de presse, le maire a une nouvelle fois écarté la possibilité d’une démission, martelant : « Je ne fais pas tout bien, j’en suis sûr mais je suis là et je reste là ! ».