Lyon: La ville continue d'expérimenter les navettes sans pilote, deux nouveaux modèles bientôt testés au Parc OL

TRANSPORTS Elles seront mises en service à titre expérimental à partir du printemps…

Caroline Girardon

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La navette autonome est commercialisée par la société Navya.
La navette autonome est commercialisée par la société Navya. — M. Bosredon / 20 Minutes
  • La ville de Lyon a été désignée ville pilote pour le projet européen Avenue, qui a pour objectif de préparer l'intégration des navettes sans pilote dans les villes de demain.
  • Deux engins autonomes vont circuler au printemps prochain au Parc OL.

Elle a été la première ville au monde à tester les navettes autonomes. Lyon poursuit l’expérience. Elle vient d’être désignée ville pilotes du projet Avenue, qui a pour but de « préparer l’intégration » de ces véhicules dans les métropoles de demain. Deux nouvelles navettes seront mises en circulation au printemps prochain afin de relier l’arrêt « Décines Grand Large » du tramway T3 au Parc OL. Soit 1,2 kilomètre que les usagers des TCL parcourent souvent à pied, faute d’être déposés au pied du stade.

Utilisées comme « moyen de transport complémentaire aux solutions existantes », ces deux navettes circuleront quotidiennement jusqu’à 20 heures et à 25 kilomètres/heure mais ne seront jamais mises en service les soirs de match. La société Navya qui les déploiera, entend ainsi profiter de l’expérimentation pour améliorer ses véhicules.

Une destination à la demande

Les engins circuleront cette fois sur la voirie aux côtés des voitures, contrairement à la navette de Confluence, testée depuis deux ans le long des docks. Ils franchiront un carrefour à feux tricolores et des ronds-points. « On a encore beaucoup de progrès à faire pour améliorer le confort et la vitesse », précise Jérôme Rigaud, directeur général délégué de Navya. Et d’indiquer que les voyageurs pourront choisir leur destination en demandant de se rendre à l’hôtel ou au Grand Stade.

Trois autres villes : Genève, Luxembourg et Copenhague font partie du projet Avenue. Elles aussi vont tester les navettes autonomes dans des configurations différentes et des distances variées pour mesurer leur réaction. La durée de l’expérimentation n’a pas été arrêtée. « La seule façon de pouvoir avancer le plus vite possible, c’est de faire des tests et faire évoluer le véhicule », précisant toutefois que « la France n’est pas en retard » dans ce domaine-là.

« Dans d’autres pays, le cadre légal permet de déployer des navettes un peu de partout. Ce qui développe la demande. En France, la loi pourrait changer en 2019. Aujourd’hui, il y a beaucoup de villes qui souhaitent tester le système mais qui ne le peuvent pas encore », conclut Jérôme Rigaud.