Fonction publique: Six Français sur dix se disent favorables à la fin de l'emploi à vie des fonctionnaires

REFORME La réforme de la fonction publique, prévue par le gouvernement, entend élargir « largement » le recrutement hors statut, garant de la « sécurité de l’emploi »...

20 Minutes avec AFP

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Manifestation pour la défense de la fonction publique le 22 mai 2018 à Nantes.
Manifestation pour la défense de la fonction publique le 22 mai 2018 à Nantes. — Q.Burban/20Minutes

La « sécurité de l’emploi » des fonctionnaires ne fait pas l’unanimité. Selon un baromètre Odoxa pour BFM Business, Challenges et Aviva Assurances, publié ce jeudi, près de six Français sur dix (59 %) sont favorables à la fin de l’emploi à vie dans la fonction publique.

Un sondage qui intervient alors que le gouvernement veut, dans le cadre de la réforme de la fonction publique, élargir « largement » le recrutement hors statut - garant de la « sécurité de l’emploi » -.

Vers la « fin des régimes spéciaux de retraites » des fonctionnaires

Pour 78 % des sondés, la « mise en place d’un plan de départs volontaires dans la fonction publique » serait une bonne solution. Une expression régulièrement utilisée par le ministre de l’Action et des comptes publics, Gérald Darmanin, même si la réforme à venir prévoit plutôt des dispositifs durables d’aide au départ, sans ouverture de guichet comme dans le privé.

Sur la question des retraites, 73 % des personnes interrogées sont « plutôt favorables » à un « alignement » des régimes et à la « fin des régimes spéciaux de retraites » des fonctionnaires. Une proposition dans la droite ligne du système de retraite universel annoncé par l’exécutif, dans lequel « un euro cotisé vaudra les mêmes droits pour chaque Français ».

Près de 120.000 suppressions de postes d’ici 2022

En matière de rémunération des fonctionnaires, 63 % des sondés se disent en faveur de primes « au mérite », l’un des axes de la réforme de la fonction publique à venir.

Une plus courte majorité (54 %) de sondés se déclare favorable à la « diminution globale du nombre de fonctionnaires », une des promesses de campagne d’Emmanuel Macron qui a fixé un objectif de 120.000 suppressions de postes d’ici 2022.