Brigitte Macron prête à «porter le combat» contre le harcèlement scolaire

EDUCATION Brigitte Macron veut éduquer des enfants à cette problématique dès le plus jeune âge…

20 Minutes avec AFP

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Brigitte Macron, le 24 septembre 2018 à Rouen.
Brigitte Macron, le 24 septembre 2018 à Rouen. — CHARLY TRIBALLEAU / AFP

C’est la journée mondiale de lutte contre le harcèlement. Mercredi soir, Brigitte Macron s’est engagée, aux côtés du chanteur Mika, à « porter le combat » contre le harcèlement scolaire.

« J’ai été professeure, donc j’ai eu affaire très souvent dans ma vie à des élèves qui étaient harcelés, mais aussi à des élèves harceleurs. C’est un problème que je connais », a dit l’épouse du président de la République sur RTL. « Quand le président a été élu, beaucoup de courriers me sont parvenus avec des témoignages d’enfants, d’adolescents, mais aussi énormément de témoignages de parents qui sont très démunis devant cette souffrance, engendrée par la violence du harcèlement. »

Eduquer les enfants à la bienveillance

« C’est la raison pour laquelle j’ai eu envie de m’investir, et Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’Éducation nationale, m’a demandé de porter ce combat avec lui, ce que je fais avec grand plaisir », a-t-elle ajouté. Brigitte Macron, ancienne professeure de français, avait participé en mars à Dijon à un déplacement du ministre de l’Éducation sur ce thème du harcèlement dans les collèges et les lycées. Jean-Michel Blanquer avait à cette occasion annoncé la généralisation d’élèves « ambassadeurs » contre ces dérives.

Brigitte Macron insiste sur l’éducation des enfants à la bienveillance dès le plus jeune âge, sur le modèle danois. « Je voudrais aussi qu’à l’école, il y ait déjà un apprentissage de la bienveillance, parce que chez les petits ce n’est pas sur Internet que ça se passe. Parfois, les harceleurs ne se rendent pas toujours compte qu’ils le sont. On peut l’être à son insu, pour rire… »

Le primaire plus touché que le secondaire

De son côté, Mika a raconté avoir vécu lui-même des situations de harcèlement à l’école. « J’ai survécu. J’avais une très bonne famille, j’avais une mère qui me défendait beaucoup », a raconté le chanteur. « J’en avais presque honte avant, maintenant je réalise maintenant que c’est absurde. C’est un privilège de pouvoir en parler dans des circonstances très différentes aujourd’hui. Je le fais avec mon cœur sans avoir peur de tout dire », affirme Mika.

Selon plusieurs enquêtes, le harcèlement toucherait 10 % des élèves de primaire, 6 % des collégiens et 1,4 % des lycéens.