Réforme du transport sanitaire : Les ambulanciers poursuivront le blocage mercredi

CRISE Quatorze personnes ont été interpellées ce mardi, lors de la deuxième journée de mobilisation des ambulanciers…

20 Minutes avec AFP

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Illustration d'une ambulance de secours du Samu, ici à Rennes.
Illustration d'une ambulance de secours du Samu, ici à Rennes. — C. Allain / 20 Minutes

Une troisième journée de blocage des routes par les ambulanciers est prévue, ce mercredi, a annoncé l’Association pour la défense des transporteurs sanitaires (ADTS), qui se mobilise contre la réforme du financement des transports sanitaires et demande à être reçue par la ministre de la Santé.

Les ambulanciers vont se mobiliser, une nouvelle fois, contre la réforme du financement des transports sanitaires, qui menace les petites et moyennes entreprises, estiment les organisateurs du mouvement. Certains ambulanciers étaient sur place depuis la veille au soir, notamment vers la porte de Bercy, avant l’intervention des CRS mardi matin. Au total, 14 d’entre eux ont été interpellés pour participation délictueuse à un attroupement, entrave à la circulation et obstacle à l’enlèvement, selon la préfecture de police.

L’article 80 du projet de budget de la sécurité sociale 2017 en ligne de mire

De source aéroportuaire, une quinzaine d’ambulanciers ont aussi bloqué en milieu de journée les accès aux terminaux de Roissy. Le mouvement s’est arrêté en début d’après-midi mais les blocages ont continué notamment aux abords des hôpitaux Georges-Pompidou à Paris et Henri-Mondor à Créteil, selon les manifestants.

Dans leur ligne de mire, l’article 80 du projet de budget de la sécurité sociale 2017, entré en vigueur le 1er octobre 2018. Depuis cette date, la prise en charge des transports des patients revient directement aux hôpitaux et cliniques plutôt qu’à l’Assurance maladie, tout comme le choix des ambulances privées, auparavant réservées aux patients.

« L’article 80 du projet de budget de la sécurité sociale 2017 »

« C’est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase », a expliqué Olivier Meraud, directeur des ambulances Brie Comte Robert (Seine-et-Marne), citant pêle-mêle « la hausse des prix du gasoil, la tarification des transports qui n’a pas été revalorisée depuis 2013, les normes ».

Sinan Cakir, gérant des ambulances du Châtelet (Seine-et-Marne), compte poursuivre « jusqu’à ce que l’on soit reçu par la ministre », Agnès Buzyn.