Crèches: Un rapport préconise plus de transparence dans l'attribution des places

PETITE ENFANCE Le rapport entend proposer aux communes qui le souhaiteraient une « charte » de bonnes pratiques, afin d’assurer la « mixité sociale »… 

20 Minutes avec AFP
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Illustration d'une crèche, à Lyon.
Illustration d'une crèche, à Lyon. — E. Frisullo / 20 Minutes

Sur quels critères les places en crèches sont-elles attribuées ? C’est la question que se posent de nombreuses familles et à laquelle veut mettre fin Elisabeth Laithier, adjointe au maire de Nancy et chargée du dossier « petite enfance » au sein de l’Association des maires de France (AMF). Cette dernière a remis au gouvernement, ce mardi, un rapport qui préconise de rendre plus « transparentes » les procédures d'attribution des places et de « panacher » les critères de sélection des familles.

Dans un « contexte d’inadéquation » entre l’offre et la demande de places, il y a « une attente pour plus de clarté et de lisibilité » dans l’attribution des places, explique Elisabeth Laithier. Le rapport, remis à la ministre des Solidarités Agnès Buzyn et à la secrétaire chargée de l'Egalité femmes-hommes Marlène Schiappa, propose aux communes qui le souhaiteraient une « charte » de bonnes pratiques, afin d’assurer la « mixité sociale », tout en permettant aux parents de concilier vie familiale et vie professionnelle.

Un bonus pour les communes qui accueillent plus d’enfants issus de familles pauvres

« Plus les élus communiqueront, plus les soupçons de clientélisme ou de favoritisme disparaîtront », affirme l’adjointe au maire de Nancy​ qui suggère aux municipalités de confier la sélection des dossiers à des instances collégiales et d’informer les familles sur le calendrier de la procédure. L’élue nancéienne a également insisté sur la nécessité de ne pas considérer un seul type de critères - précarité de la famille, parents qui travaillent ou non, lieu de résidence, handicap éventuel de l’enfant - mais de les « panacher ».

Le principe de « non-discrimination » doit prévaloir : « ni la faiblesse des ressources, ni le type d’activité ou de contrat ne peuvent constituer en soi des motifs de refus », a-t-elle rappelé dans son rapport. « Il faut qu’on arrête de considérer que seuls les couples où les deux parents travaillent peuvent avoir une place en crèche pour leur enfant », a-t-elle ajouté. L'Etat a récemment décidé de proposer aux communes un «bonus» financier, pouvant aller jusqu’à 2.100 euros par place et par an, si elles accueillent davantage d’enfants issus de familles pauvres.