VIDEO. Affaire Maëlys: « Quand on s’imagine comme elle a souffert, c’est très dur », confient les parents de la fillette

TEMOIGNAGE Les parents de Maëlys de Araujo se sont confiés ce dimanche au «Dauphiné Libéré», quatorze mois après la disparition de leur enfant…

Elisa Frisullo

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Les parents et la sœur de Maëlys, le 27 août 2018, lors d'un rassemblement organisé en mémoire de la fillette, un an après sa disparition.
Les parents et la sœur de Maëlys, le 27 août 2018, lors d'un rassemblement organisé en mémoire de la fillette, un an après sa disparition. — R.Lafabrègue / AFP
  • Jenifer et Joachim de Araujo, les parents de Maëlys, retrouvée morte le 14 février après des mois de recherches, se sont confiés au Dauphiné Libéré.
  • Les parents de la fillette racontent leur vie sans Maëlys et reviennent sur cette terrible nuit d’août 2017 au cours de laquelle leur vie a basculé.

Une grande pudeur et la volonté que personne n’oublie leur enfant. Quatorze mois après la disparition de leur fillette à Pont-de-Beauvoisin (Isère), les parents de Maëlys, retrouvée morte leur 14 février, se sont confiés ce dimanche à nos confrères du Dauphiné Libéré.

Dans un entretien émouvant, Jenifer et Joachim de Araujo dressent le portrait de leur enfant, « une petite fille pleine de vie, câline, qui voulait devenir agricultrice ». « On était tous les quatre unis, on était heureux », explique la maman de l’enfant, avant de revenir sur la nuit au cours de laquelle tout a basculé. Cette nuit du 26 au 27 août 2017 où Maëlys a disparu, alors que toute la famille participait à un mariage à Pont-de-Beauvoisin.

 

« On pensait qu’elle était dans la salle des fêtes en train de jouer avec ses camarades », confie Jenifer de Araujo. Mais Maëlys n’est pas avec les autres enfants. « On l’a cherchée partout. Dans le camion du traiteur, dans les frigos, même dans les poubelles. On s’imaginait tout, sauf ça », se souvient son père.

 

« Le 14 février, tout s’écroule »

Puis les parents de la fillette évoquent le 14 février dernier, lorsqu’après des mois de vaines recherches et de mensonges, le principal suspect Nordahl Lelandais a fini par passer partiellement aux aveux et a indiqué aux magistrats où se trouvait la dépouille de Maëlys. « Le 14 février, tout s’écroule », ajoute Jenifer. « Savoir où elle est, ça nous apporte un apaisement (…) Mais quand on s’imagine comme elle a souffert, c’est très dur. On ne sait pas de quoi elle est décédée au final », ajoute la jeune femme, qui sans jamais citer le nom de l’ancien militaire, décrit son attitude lors de la récente reconstitution du meurtre.

« Il nous regardait dans les yeux, il n’a pas baissé le regard. Il n’y a rien dans son âme. Il est froid, il n’a pas de cœur. C’est un menteur et un manipulateur », lâche la mère de Maëlys, dont l’absence a laissé un vide immense dans la demeure familiale du Jura.

« La maison est beaucoup plus calme. Avant, il y avait de la joie », confie Joachim de Araujo. « Elle nous manque. C’est une vie gâchée tout ça, complète son épouse, soucieuse que Maëlys reste dans toutes les mémoires. Je veux que personne ne l’oublie, qu’elle ait marqué cette vie et que tous les Français se souviennent d’elle. »